Pas de prince Laurent à la Fête du Roi !

Le roi Albert, la reine Paola, la princesse Astrid et le prince Lorenz assisteront au Te Deum et aux festivités organisées au Parlement le 15 novembre prochain. Aux abonnés absents, le prince Laurent et la princesse Claire.

 

 BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

Dans la matinée du mercredi 15 novembre 2017, le roi Albert et la reine Paola, ainsi que leurs fille et gendre, la princesse Astrid et le prince Lorenz assisteront au Te Deum à l’occasion de la Fête du Roi. Le Te Deum sera chanté en la Cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles. En revanche, aucune trace dans le communiqué de presse royal de la présence du prince Laurent et de la princesse Claire.

L’après-midi, rebelote. Ce sont les mêmes qui se rendront au Palais de la Nation (le siège du Parlement fédéral) où ils assisteront à la cérémonie organisée par la Chambre des Représentants, le Sénat et le Gouvernement Fédéral à l’occasion de la Fête du Roi. Là non plus, aucune nouvelle du prince Laurent et de son épouse. La rupture entre Laeken et Tervuren semble plus que jamais d’actualité…

Les plus belles photos d’Elisabeth

A l’occasion des 16 ans de la princesse héritière, le Palais royal a diffusé de très beaux portraits de l’adolescente.

elisabeth 16

 

BELGIUM

 

Elisabeth de Belgique a fêté ses 16 ans le 25 octobre dernier. L’occasion de s’interroger sur la suite de son parcours. Le Roi et la Reine invitent déjà depuis quelques années la jeune Princesse à mener à l’occasion des activités de représentation, une tâche dont elle s’acquitte avec un certain talent. Mais ils veulent encore la préserver d’une exposition médiatique trop soutenue et lui offrir une adolescence la plus tranquille possible. On sait juste de la jeune fille qu’elle est sportive, a beaucoup pratiqué la voile cet été, tout comme elle aime skier en hiver. Elle joue du piano, a chanté dans la chorale de son école et a même participé à une tournée à l’occasion des commémorations de la guerre 14-18, tout comme elle a rédigé des articles dans le Pandora, le journal de l’école. Sur des photos volées prises cet été pendant les vacances de la Famille royale à l’île d’Yeu, en France, on a pu découvrir une ado comme les autres, très accro à son smartphone, probablement concentrée sur les réseaux sociaux. Officiellement, pour des raisons de sécurité, la Princesse n’a pas de comptes Facebook ou Instagram personnels, mais il est plus que probable qu’elle se soit créé un profil anonyme ou accessible de ses seuls et rares amis. Mais quoi qu’il en soit, les choses sérieuses vont bientôt commencer pour elle, car elle doit parfaire sa formation d’héritière du Trône, qui passera par la case universitaire et sans doute aussi par une formation militaire…

Autrefois, des précepteurs

Jusqu’à la génération de Baudouin et Albert II, les prétendants au trône de Belgique n’allaient pas à l’école, mais recevaient l’enseignement de précepteurs à la maison. Leurs professeurs particuliers étaient choisis parmi les plus grandes pointures du corps professoral ou scientifique belge. On leur adjoignait parfois quelques condisciples issus des meilleures familles du pays dans de petites classes créées de toutes pièces à leur intention derrière les hauts murs du domaine royal de Laeken. Avec un inconvénient majeur: dans leur tour d’ivoire, ils n’étaient pas vraiment confrontés à la réalité de la vie et à la fréquentation d’autres enfants. La guerre changera la donne. La Première Guerre mondiale pousse déjà le roi Albert Ier à inscrire le prince Léopold au collège d’Eton, en Angleterre, pendant la durée du conflit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce dernier, devenu le roi Léopold III, est emmené avec ses enfants en Allemagne comme prisonniers. Ensuite, ils restent coincés en exil forcé en Suisse pendant la Question royale. Le Roi y inscrit donc ses fils Baudouin et Albert dans un établissement public (le Collège de Genève) puis dans une école privée (L’institut Le Rosey). C’est la première fois que les petits princes sont confrontés à de véritables petits camarades de classe. Cette expérience les a sans doute inspirés quand il s’est agi de scolariser les enfants des princes de Liège, avec la volonté d’en faire des gamins comme les autres.

Un parcours scolaire compliqué pour Philippe et Laurent

Mais, dans une Belgique engluée dans ses tensions communautaires, le prince Albert et la princesse Paola, sur l’instigation du roi Baudouin et de conseillers, ont façonné pour leurs enfants un parcours scolaire certes équilibré linguistiquement, mais qui s’avérera quelque peu chaotique. Ainsi, le petit prince Philippe accomplit ses primaires et ses trois premières années secondaires en français au collège Saint-Michel d’Etterbeek, puis ses trois dernières années de secondaire en néerlandais en qualité d’interne à l’abbaye de Zevenkerken, près de Bruges. Ballotté entre le français et ce flamand bien plus parlé alors par les domestiques que par les membres de la famille royale, peu soutenu par des parents absents, peu intégré par ses camarades, mal encadré par un corps professoral peu habitué à compter des membres de la famille royale dans ses classes, Philippe accomplit des études secondaires très moyennes (ce sera encore bien plus catastrophique pour son frère Laurent). Ce qui ne l’empêchera pas, par la suite, de devenir le tout premier universitaire de la Famille royale. Ayant perfectionné son apprentissage du néerlandais et de l’allemand, il a aussi étudié en anglais à la Graduate School de l’université de Stanford en Californie et décroché un master of arts en sciences politiques. Ce qui ne l’empêchera pas non plus de devenir pilote de chasse à l’armée, puis pilote d’hélicoptère dans le civil. À force de volonté et de détermination, ce dont il ne manque pas. Son épouse, la reine Mathilde a eu la chance de connaître un parcours scolaire bien plus classique et plutôt brillant, loin de toute médiatisation. Également universitaire, Mathilde a décroché les diplômes de logopède à l’Institut Marie Haps et de psychologue à l’UCL. Tous deux ont donc une idée précise quant à la manière d’élever leurs enfants, leur donner tous les atouts pour leur vie future et surtout les erreurs à ne pas commettre dans leur éducation. En particulier pour la princesse Élisabeth qui sera, bien plus que ses frères et sœur, confrontée à un devoir de représentation très important.

Les sciences politiques et une formation multi-armes

La Famille royale étant considérée au Nord du pays comme plutôt francophone, Philippe et Mathilde ont réglé la question communautaire en inscrivant leurs enfants en néerlandais pour tout leur cursus scolaire, un enseignement par ailleurs des plus qualitatifs. Tout comme la princesse Astrid, Philippe et Mathilde ont choisi l’excellent collège Sint-Jan Berchmans de Bruxelles. Mais Astrid, et son époux le prince Lorenz, ont aussi fait le choix d’envoyer Amedeo, Laura, Joachim, Luisa et Lætitia au collège de Sevenoaks, dans le Kent, à partir de la 4e secondaire (Lætitia y est encore). Le Roi et la Reine n’ont pas retenu cette option pour Élisabeth. Elle va bel et bien terminer ses secondaires à Sint-Jan Berchmans. Ensuite l’attend un parcours universitaire. À l’étranger, c’est plus que probable (aux États-Unis, pour parfaire son anglais?). En Belgique? C’est possible. Mais la question linguistique va ressurgir. Sauf peut-être si la princesse suit les cours de l’École royale militaire, bilingue, et qui dispense d’excellentes formations universitaires scientifiques et polytechniques. L’option latin-grec que suit la princesse Élisabeth actuellement ne serait d’ailleurs pas un frein pour des études scientifiques, vu le niveau d’enseignement de son collège. Et si Élisabeth est plutôt littéraire, comme semble l’indiquer son choix, elle pourrait plutôt se diriger vers les sciences politiques, une voie souvent empruntée par les héritiers de trônes et autres couronnes. C’est la matière qu’a étudiée son père en Californie. Tout comme le prince Frederik de Danemark (diplômé de Harvard) ou le grand-duc héritier de Luxembourg, Guillaume, qui y a ajouté la politique internationale. Mais au Royaume-Uni, le prince William a plutôt choisi, quant à lui, d’étudier l’histoire de l’art et ensuite la géographie, à l’université écossaise de St-Andrews où il a par ailleurs rencontré sa future femme, Kate Middleton. Chacun d’entre eux a aussi complété sa formation par des stages effectués auprès d’institutions internationales. Élisabeth devrait bénéficier du même régime. Enfin, avant ou après cette expérience universitaire, Élisabeth devrait suivre une formation militaire. Du côté du Palais royal, on nous dit que celle-ci n’est plus indispensable ni obligatoire (car le Roi n’est plus qu’un chef symbolique des armées), mais cette formation reste logique vu le lien très fort qui unit la monarchie et l’armée. Et on n’imagine pas la jeune princesse zapper cette option, alors que ses cousins, les princes Amedeo et Joachim, ont endossé l’uniforme… Mais, signe des temps, ce pourrait être une formation accélérée de quelques mois, multi-armes et composantes, lui offrant un aperçu détaillé, mais rapide de l’univers de l’armée. Une formation qu’elle pourrait effectuer entre ses secondaires et l’unif, comme d’autres prennent une année sabbatique par exemple. Ce fut le cas du Roi, mais aussi d’autres princes héritiers en Europe. Le prince William avait effectué sa formation militaire après ses études. On le voit, toutes les options restent ouvertes. Bien sûr, cet avenir que nous traçons pour la Princesse n’est encore que conjectures. Les seules personnes qui savent ce qui attend concrètement Élisabeth dans les prochaines années, ce sont sans doute le Roi et la Reine. Et nous avons la faiblesse de croire qu’ils suivront aussi les goûts et les envies de l’intéressée. Oui, Élisabeth devrait avoir voix au chapitre concernant son avenir! Une fois n’étant pas coutume…

Stéphanie de Monaco à Pairi Daiza !

La Princesse a accepté d’être marraine de Ta Wan, le premier éléphanteau mâle né dans le jardin zoologique du Hainaut ! 

 

Crédit Benoît Bouchez

Crédit Benoît Bouchez

 

Les équipes du Jardin des Mondes de Pairi Daiza ont accueilli ce jeudi 26 octobre la princesse Stéphanie de Monaco. La soeur du Souverain monégasque s’est rendue dans le jardin zoologique de Brugelette (vidéo) pour rendre visite à son filleul, le petit éléphanteau Ta Wan, tout premier mâle né dans le parc.  La Princesse a également rencontré l’équipe de soigneurs et visité le parc en compagnie d’Eric Dombs, le créateur du parc. Après la visite des installations, la Princesse a accompagné la famille au complet à travers la Réserve des Eléphants, jusqu’au Temple d’Ani. Là, de nouveaux jeux et enrichissements attendaient l’ensemble des animaux.

 Ta Wan, 170 kilos sur la balance, est le second éléphanteau mais le premier mâle né à Pairi Daiza. Il rejoint une famille forte de désormais 18 éléphants, faisant de Pairi Daiza le plus grand centre européen d’accueil de pachydermes. Le groupe d’éléphants du Jardin des Mondes est composé de 15 éléphants asiatiques et 3 africains.

“La princesse Stéphanie de Monaco a de longue date montré un amour et une passion sans bornes pour les éléphants. La Princesse a notamment fondé en 2013 l’association Baby & Népal, du nom des deux éléphantes accueillies dans son domaine de Fonbonne, dans le sud de la France. Ces deux éléphantes âgées de 42 et 43 ans, ont été sauvées de la mort par la Princesse, après qu’un test sanguin a conclu (heureusement à tort), à un possible cas de tuberculose chez les deux pachydermes. Depuis leur arrivée au domaine de Fonbonne en juillet 2013, les demoiselles se portent comme un charme”, explique Pairi Daiza dans son communiqué.

Crédit Benoît Bouchez

Crédit Benoît Bouchez

Crédit Benoît Bouchez

Crédit Benoît Bouchez

 

Truffe et homard pour le Roi !

Philippe était en visite au marché matinal de Bruxelles ce jeudi. Le rendez-vous était… à 5 heures du mat!

 

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Les nuits sont courtes pour le Souverain en ce moment. Après s’être rendu à Luingne, près de Mouscron, mercredi en fin d’après-midi pour s’incliner devant la dépouille du bourgmestre assassiné, Alfred Gadenne, et rendre ses respects à la famille de la victime, le Roi avait rendez-vous dès potron minet ce jeudi au marché matinal de Bruxelles. Certes, Mabru se trouve juste en face du domaine royal de Laeken, mais encore faut-il sortir à temps du royal plumard, prendre une royale douche pour être opérationnel de si bonne heure! Pas de petit-déj au château, il était prévu de se sustenter sur place… Le rendez-vous était fixé à 5 heures du mat !

Le Roi a fait une visite complète des lieux, s’est intéressé à tous les métiers et tous les produits du marché dont ce homard toutes pinces dehors s’est avéré  un magnifique représentant. Heureusement, pour se remettre les idées en place et peut-être se réchauffer quelque peu dans l’atmosphère glaçante du petit matin, le Souverain a pu déguster un verre de thé à la menthe en compagnie des commerçants et des acteurs du projet DREAM (Distribution et Récupération d’Excédents Alimentaires à Mabru). Ce projet réunit le CPAS de Bruxelles, Les Restos du Cœur, Les Colis du Cœur et l’épicerie sociale Episol. Le Roi a terminé sa visite en prenant (enfin) son petit-déjeuner avec de jeunes entrepreneurs du Marché Matinal.

Et pendant ce temps-là, la Reine dormait encore du sommeil du juste. Comme la plupart d’entre nous finalement… Qui a dit que la vie de Roi était une sinécure ?

 

 

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Le Roi, la Reine et les pêcheurs de crevettes

Nos Souverains se sont rendus à Oostduinkerke ce lundi pour rencontrer les pêcheurs de crevettes à cheval à l’occasion du 50e anniversaire de leur ordre

 

Reporters / GYS

Petite photo de famille. Tout le monde n’était pas en costume… (Reporters / GYS)

Le Roi et la Reine ont visité l’ordre des Paardevissers (pêcheurs à cheval) à l’occasion du 50e anniversaire de cette organisation. Ils ont pu participer à plusieurs démonstrations dont la pêche aux crevettes et la cuisson des crevettes non moins capitale. Le Roi a remis une distinction royale aux membres de l’Ordre à la fin de la visite. Alors que chacun repartait avec son lot de crevettes… Rien de tel avec une Rodenbach sur votre terrasse à Laeken, Sire !

Reporters / GYS

Regardez la taille de cette crevette, Majesté!  (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

On notera la superbe parka de la Reine. Elle ne passe pas inaperçue sur fond de mer du Nord. (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

Le Roi et un pêcheur sur son fier destrier. (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

Débusquer la crevette au sein de la récolte, un plaisant exercice. (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

Reporters / GYS

Reporters / GYS

“Attention à vos chaussures, Monsieur Gouders”, insiste le Roi auprès de ce membre du service de presse du Palais aux pieds désormais inexorablement humides. (Reporters / GYS)

Les ennemis de la monarchie

Suppression des dotations princières, ouverture au public du parc de Laeken, pression des nationalistes et des partis émergents ouvertement républicains: qui en veut au Palais?

BELGIUM ROYALS NEW YEAR RECEPTION

Fin juillet, alors que le Roi, à l’instar des parlementaires, croyait pouvoir goûter aux premiers jours de ses vacances d’été, la N-VA a profité du vide médiatique estival pour faire connaître une proposition de loi qu’elle compte déposer à la Chambre à la rentrée: retrancher deux tiers des 186 hectares du domaine royal de Laeken (qui entoure la résidence privée du chef de l’État) et les ouvrir au public toute l’année. Le parti nationaliste estime que «la Famille royale s’est approprié des terres dont l’usufruit avait été constitué pour le seul roi Léopold II et non pour ses successeurs». La proposition des séparatistes flamands rejoint et dépasse même celle formulée par les écologistes flamands et francophones, ainsi que par une élue SP.A, qui avait également trouvé écho auprès de l’ancien bourgmestre bruxellois Yvan Mayeur, d’aménager un parc public au sein du domaine royal dans la partie comprise entre les étangs et le canal, soit un tiers de la superficie du domaine. S’attaquer ainsi ouvertement et quasiment en front commun toutes tendances politiques confondues aux prérogatives du chef de l’État, c’est quasiment du jamais vu en Belgique! Dans la foulée, on apprend que, suite à l’affaire de la photo à l’ambassade chinoise, le prince Laurent devrait, pour la première fois, être sanctionné d’une retenue sur sa dotation. Les ennemis de la monarchie sont-ils aux portes du Palais? Philippe et ses proches ont-ils du mouron à se faire? «Ce n’est pas parce qu’une formation ou une personnalité politique propose de moderniser la monarchie qu’elle est forcément l’ennemie de la monarchie. On a vu certaines mouvances proposer des modifications sans être nécessairement opposées à l’idée d’un roi au pouvoir», précise Xavier Miny, assistant et maître de conférences en droit constitutionnel à l’Université de Liège. «Néanmoins, il est indéniable que certaines formations sont en faveur d’une république.» Ces dernières sont clairement affichées. Petit tour d’horizon des ennemis de la monarchie :

La suite >