Il raconte sa carrière d’analyste financier à Manhattan

Inédit: à l’occasion de ses 25 ans, le très discret fils d’Astrid et Lorenz, dévoile quelques facettes de sa personnalité. Humour et nostalgie sont de la partie.

 

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Le prince Amedeo de Belgique vient de fêter ses 25 ans. Pour l’occasion, nous dressons le portrait de ce jeune homme bien dans sa peau et dans sa tête, qui fait sa vie pour l’heure de l’autre côté de l’Atlantique, dans la fascinante ambiance de Manhattan, à New York. Pour nous aider à mieux le connaître, le prince Amedeo nous a fait parvenir, par le biais du Palais royal, quelques éléments de réponses à nos interrogations, se livrant parfois à quelques confidences bien empreintes de cet humour à froid caractéristique de la famille.
De fait, s’il vient encore régulièrement rendre visite au pays et à la famille, ce jeune adulte vit depuis près de deux ans loin des tracas qui ont cours dans notre si tourmenté Royaume. À New York, Amedeo peut enfin mener une vie tout ce qu’il y a de privée. Même si la presse belge l’a volontiers épargné de ses assauts, dans la ville la plus célèbre du monde, le jeune Prince goûte aux joies de l’anonymat et du made by own, loin des caméras et des objectifs inquisiteurs. C’est depuis l’été 2009 que le fils aîné de la princesse Astrid et du prince Lorenz a pris ses quartiers à Manhattan. Fer de lance de la nouvelle génération des princes de Belgique, mais septième dans l’ordre de succession au Trône, Amedeo de Belgique a décidé de prendre son destin en main et de travailler. Non pas en qualité de représentant de notre pays. Du moins pas pour l’instant, même si beaucoup le verraient bien à la présidence du commerce extérieur belge le jour où son oncle, le prince Philippe, deviendra le septième roi des Belges. Pour l’heure, Amedeo préfère marcher dans les traces de son père, le prince Lorenz, qui est aussi archiduc d’Autriche-Este et descendant direct des Habsbourg et de l’ex-empire austro-hongrois, mais qui, en dépit de cette prestigieuse et millénaire lignée impériale et royale, a choisi d’exercer dans le secteur bancaire (en Suisse), en plus de quelques mandats d’administrateurs dans des sociétés importantes d’Europe. Lorenz se plie volontiers à quelques apparitions officielles par an en Belgique, souvent aux côtés de la princesse Astrid.
À New York, mon nom n’a pas d’influence
Titulaire d’un bachelor en économie, Amedeo a démarré sa carrière professionnelle en juillet 2009 en qualité de consultant au siège new-yorkais de Deloitte, une société de consultance internationale en juillet 2009. Il travaille en conseil dans la section stratégie et opérations (S&O Consulting) de ce bureau d’audit. Il confie volontiers que la vie professionnelle est essentielle pour lui, rappelant qu’il a passé une partie de ses vacances d’été durant ses études à faire des stages, entre autre dans une grande société métallurgique en Chine. «Ce fut pour moi une expérience fantastique et m’a donné l’envie de mieux comprendre le fonctionnement des entreprises industrielles et leurs opérations.» Mais, ce qu’on sait moins, c’est qu’avant d’entrer officiellement dans le monde du travail, Amedeo a passé cinq mois à travailler pour une asbl qui attribuait des microcrédits aux pauvres, ainsi que dans un centre pour sans-abri à Santiago du Chili. Dans quel état d’esprit s’est-il trouvé en entrant dans le monde du travail? «Comme la plupart des jeunes qui obtiennent leur premier job, j’étais très excité de commencer, mais tout en étant un peu nerveux. Je me souviens d’avoir fêté le jour où j’ai été accepté pour mon premier travail car j’étais si content d’avoir obtenu un job en pleine crise économique!» Tout s’est bien passé pour le nouveau consultant et le travail a répondu à ses attentes. Un travail qui demande beaucoup de concentration, confie-t-il. «C’est intense et les journées de travail se prolongent souvent tard dans la nuit, mais j’ai déjà tellement appris en un an et demi! Et je suis convaincu que c’est un bon départ dans le monde professionnel.»
Amedeo avoue aimer travailler hors de Belgique. «À l’étranger en général, et particulièrement à New York, je ne pense pas que mon nom ait une influence sur mon travail. Il y a des objectifs et des conditions chiffrées qui doivent être remplies et qui permettent de juger et de mesurer la performance de tout un chacun. En tant qu’analyste, je suis soumis aux mêmes règles que n’importe quel collègue de bureau.»
Amedeo ne pense pas qu’il aurait pu se sentir heureux sans activité professionnelle. C’est, pour lui, très épanouissant d’avoir un travail où on a l’impression d’avoir un impact positif. «J’ai d’ailleurs beaucoup d’admiration pour ma mère et pour ce que font les membres de ma famille au service des autres et de mon pays.»
Dans le top 10 des princes les plus sexy de la planète
Aux dernières nouvelles, le Prince habitait à New York avec des colocataires, dont l’un des petit-fils du président français Valéry Giscard d’Estaing. Si la rumeur lui prête une petite amie, il se garde bien de confirmer. Bien de sa personne, ce Prince si discret se retrouve dans les classements people des plus beaux partis de la planète (entre les milliardaires Mark Zuckerberg et Stavros Niarchos notamment) et même dans le top 10 des princes célibataires les plus sexy (au côté des Monac, des Anglais et du frère de la princesse Victoria de Suède. «La presse people me classe régulièrement dans le Top 10 des princes célibataires les plus séduisants, paraît-il. Je lui en suis reconnaissant. Mais j’imagine qu’il n’y pas beaucoup plus que dix célibataires dans le secteur et… c’est sans doute pour cela que j’ai été repris dans ce classement!»
A-t-il déjà rencontré l’âme-sœur? «J’aime rester discret sur ce sujet qui relève de la vie privée. J’espère que vous comprendrez si je ne réponds pas à cette question.»
Fan de ski, de surf et d’alpinisme
S’il n’a pas un physique d’athlète baraqué, Amedeo est en très bonne condition physique et il aime beaucoup le sport en général. En particulier les sports de glisse: le ski, le surf et le ski nautique. Il aime aussi l’alpinisme en été. «À l’école et à l’université, je pratiquais beaucoup de sports d’équipe, tels que le rugby et le football. Depuis que je travaille, j’ai malheureusement moins souvent l’occasion d’y jouer. Pour compenser, la course à pied est une manière de rester en forme car il suffit de mettre des chaussures et c’est parti. Après le marathon de New York en 2008, j’ai participé à celui de Chicago en 2009», précise le Prince, qui confie être, en bon Belge, supporter des Diables rouges et de tous les sportifs qui portent fièrement nos couleurs à l’étranger.
Il adore la cuisine et la pratique… aux risques et périls de ses proches!
À part les sports, Amedeo aime beaucoup aller au cinéma, passer du temps avec ses amis, voir des expositions, lire, écouter de la musique, découvrir de nouveaux restaurants. «Et, depuis que je vis à New York, j’adore explorer cette ville fascinante.»
Son plat préféré tient, comme qui dirait, de famille et est assez simple: des spaghetti avec de la sauce tomate, de l’huile d’olive, du basilic et du parmesan râpé. «C’est vraiment simple, mais toujours bon.» Il aime beaucoup les sushi aussi, mais plutôt occasionnellement. «J’aime cuisiner aussi, je trouve ça relaxant, mais c’est au risque et péril de ceux qui doivent manger. Généralement je fais des plats simples et rapides, ce qui laisse plus de marge à l’erreur.»
«Ce qui me manque le plus quand je suis à l’étranger c’est ma famille et mes amis que j’ai beaucoup moins souvent l’occasion de voir. La communication n’est pas facile à cause des différences horaires.» Le Prince a aussi la nostalgie des flâneries dans Bruxelles, et de certains restaurants qu’il aime. (Mais comment fait-il pour rester aussi mince?) «Heureusement qu’on peut facilement trouver des produits belges à l’étranger: le chocolat, les bières le pain et même les frites comme chez nous!»