William et Kate en chemin vers l’autel. Un conte de fées qui est aussi, enfin!, une vraie histoire d’amour.

S’il ne pleut pas "cats and dogs" comme on dit à Londres, les jeunes mariés se rendront de l’abbaye au palais de Buckingham dans ce splendide landau royal, qui a transporté Elizabeth II et Philip mais aussi Diana et Charles le jour de leurs noces. © Photonews

Dans la quiétude de l’île d’Althorp, cœur de verdure au centre d’un lac à l’ovale parfait, le jeune couple s’avance vers la tombe, un bouquet de fleurs à la main. Il est toujours un peu triste. Elle est nerveuse. Il la tient par la main, comme pour mieux la présenter à la regrettée disparue. À son annulaire, elle sent tout le poids de sa bague de fiançailles, alors que l’énorme saphir rivalise de chatoiements avec les diamants qui le cernent. William l’avait expliqué à l’annonce des fiançailles: offrir la bague de sa mère, la princesse Diana, à Kate, sa promise, était sa façon de faire en sorte que sa mère ne rate pas ce jour. Une semaine avant le mariage célébré en grande pompe ce 29 avril, William, le prince orphelin, l’enfant chéri du peuple britannique qui a fait pleurer la planète entière à l’enterrement de Lady Di, et sa fiancée Catherine Middleton, Cendrillon des temps modernes, se sont rendus dans la propriété de la famille Spencer pour se recueillir sur la tombe de la Princesse du peuple. Comme pour obtenir l’assentiment de cette Maman tant aimée, à qui William ressemble si fort; celle dont l’avis comptait tant, qui repose depuis plus de treize ans maintenant dans cet îlot familial isolé du reste du monde.
Car William a franchi tous les autres obstacles pour épouser sa belle et faire triompher l’amour sur la raison d’État. Lui, un prince d’une lignée au lustre millénaire, elle, une roturière certes non pas désargentée, mais dont la fortune familiale sent tout de même fort son nouveau riche… Lady Di aurait aimé cette tourmente sans précédent qui a secoué la famille royale britannique. Mais cette dernière y a également vu la possibilité de rebondir dans ce XXIe siècle et d’y prendre pied fermement, le visage modernisé. il suffit de voir comment la monarchie maîtrise aujourd’hui l’outil internet pour faire sa promotion. C’est sans doute unique au monde…
William a donc décroché l’indispensable yes de sa grand-mère, la reine Elizabeth II, alors que Kate s’est imposée tout naturellement au peuple britannique dont elle est issue. Non pas en portant cette robe transparente qui avait fait tourner la tête de Wills lors d’un défilé caritatif organisé dans leur université de Saint-Andrews en Écosse, mais tout simplement par son style sympathique, élégant mais décontracté, résolument moderne.
Un couple moderne et décontracté
Le 29 juillet 1981, en la cathédrale Saint-Paul de Londres, le prince Charles épousait Diana Spencer, 20 ans, pour le meilleur et… pour le pire. Un conte de fées qui a tourné à la tragédie. Presque trente ans plus tard, leur fils aîné, William, 28 ans, va faire de même avec Kate, 29 ans, en espérant ne pas commettre les mêmes erreurs. À l’époque, un million de personnes s’étaient massées le long du cortège princier et 850 millions de personnes avaient regardé le mariage à la télévision. Ils devraient être un million et demi dans les rues et plus de deux milliards devant leur écran plat à acclamer William et Kate. Ce 29 avril, plus de 5.500 manifestations de rue ont été programmées dans le Royaume, alors que pubs et autres bars prévoient une ambiance royale! Dans les éditions précédentes, nous vous avons longuement parlé des réceptions, des menus, de la sécurité (des milliers d’hommes mobilisés à Londres et douze gardes du corps en permanence autour du couple!) et des autres préparatifs avant le W-Day (Wedding Day). Voici dans ces pages les toutes dernières précisions sur l’événement de l’année, sinon de la décennie. De spectacle, de l’émotion, des beaux sentiments, de l’amour en fait…