Exclusif: le fils cadet du Roi et la princesse Claire priés de rester chez eux ce 21 juillet.

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La sanction est publique. L’opprobre général. Même si le Palais royal ne fait aucun commentaire et que ses communiqués officiels restent d’une sobriété de moine bénédictin muet: ce 21 juillet 2011, le prince Laurent et la princesse Claire n’ont été conviés à assister ni au Te Deum, ni au défilé militaire, ni à aucune activité publique officielle de la Famille Royale. En clair: le chef de l’État et le gouvernement fédéral prient le Prince, et dans la foulée son épouse, de rester chez eux en ce jour de Fête nationale!
Cela fait plusieurs mois, depuis l’affaire du Congo, que le fils cadet du Roi a été rayé de l’agenda officiel du Palais. Son nom n’y est même plus mentionné! Laurent n’a plus été convié à la moindre représentation officielle. Mais la punition se poursuit et s’intensifie même: la Fête nationale, c’est sans doute, pour les membres de la famille royale, la représentation publique la plus symbolique, avec la réception du Nouvel An aux corps constitués. Même si, chaque année, Laurent a coutume d’afficher un grand ennui pendant le Défilé militaire (on l’a déjà vu bailler ouvertement et jouer avec son képi, son sabre ou sa fille), ne pas l’inviter le 21 juillet est une punition quasiment historique. Il y a belle lurette qu’un successible au Trône (même s’il est, au fil des naissances princières, retombé en 12e position) n’avait pas été aussi violemment sanctionné au vu et au su de la population.
La relation père-fils n’a jamais été de tout repos entre Albert II et Laurent, mais ces derniers mois, on se retrouve carrément en pleine tempête. Si ses frasques innombrables participent à sa légende, le fait est que l’enfant terrible de la famille a frappé plutôt fort cette année, multipliant les dérapages en tous genres. Le premier est révélé en février. Son comportement sur les avions de la Brussels Airlines: il exige qu’on le fasse passer en business alors qu’il a acheté des billets de classe économique et rechigne à payer ses consommations. Il y aura aussi son retrait de permis pour un excès de vitesse sur l’avenue Louise.
La faute au voyage au Congo
Mais le pire de tous arrive le mois suivant: son voyage au Congo entrepris envers et contre toutes les recommandations du Palais et du gouvernement, à quelques mois des élections présidentielles dans notre ancienne colonie. Il est rappelé à l’ordre publiquement par le Premier ministre. Sa riposte: flinguer publiquement Jacques van Ypersele de Strihou, le chef du cabinet du Roi qu’il accuse de tous les maux à son égard. C’en est trop pour le Palais, qui dément très fermement ses allégations. Le fait est également historique.

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