Le Roi a subi ce jeudi matin 17 novembre 2011, sous anesthésie générale, une intervention chirurgicale au niveau du nez pour le traitement d’un epithélioma basocellulaire. Il a quitté l’hôpital en début de soirée pour regagner le Belvédère.

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Un epithélioma basocellulaire est un cancer de la couche superficielle de l’épiderme assez courant qui concerne selon des statistiques françaises quelque 200 personnes sur 100.000. C’est le plus fréquent des cancers de la peau. Dans le cas présent, l’intervention chirurgicale sur ce “petit” cancer a été réalisée aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Bruxelles par le professeur Benoît Lengelé, chirurgien plasticien reconnu (il a notamment participé à la première greffe mondiale de visage sur Isabelle Dinoire, une Française mordue par des chiens il y a quelques années). Pour l’anecdote, le professeur Langelé avait été anobli par le Roi en 2009 au rang de chevalier pour son travail. 

L’opération chirurgicale sur le Souverain, âgé de 77 ans, s’est déroulée sans problème, nous apprend le Palais dans un communiqué officiel. L’on a par ailleurs appris que la tumeur sur le royal nez a été qualifiée de localisée, superficielle et qui ne s’est pas répandue dans l’organisme. Cela dit, elle a nécessité de placer le Roi sous anesthésie générale, ce qui n’est pourtant pas l’habitude dans ce type d’intervention localisée, nous a confié un spécialiste en dermatologie. On ignore pour l’instant pour quelle raison le Souverain a dû être complètement endormi. C’est en tout cas pour cela qu’Albert II n’avait pas encore quitté les lieux en fin d’après-midi. 

L’exposition fréquente au soleil, l’accumulation d’expositions au soleil au cours de la vie et donc l’âge avancé d’une personne sont des facteurs de risques de ce type de maladie. “On ne meurt pas de ce type de cancer, fréquent sur les mains, le visage, surtout le nez et moins fréquemment le haut du tronc, mais la tumeur peut s’étendre localement et provoquer des saignements, des plaies et ne guérit pas, c’est pour cela qu’il faut la traiter…”, nous explique le Dr Marie Baeck, du service de dermatologie des Cliniques universitaires Saint-Luc. Pour la soigner, on peut appliquer une crème, recourir à la photothérapie dynamique ou bien pratiquer une intervention chirugicale, en fonction de sa localisation et de son importance. C’est la troisième option qui a été choisie par les médecins du Souverain. Dans tous les cas, le Roi devra désormais être suivi deux fois par an par un dermatologue et plus que jamais se protéger du soleil.

Le Roi a quitté les Cliniques Saint-Luc en début de soirée pour regagner le château du Belvédère, la résidence privée du Souverain à Laeken. Il reprendra ses activités dans un avenir proche, annonce le Palais.