Le Roi a renoué avec la tradition et reçu les autorités du pays à sa réception du Nouvel An. Il a félicité les “bâtisseurs de ponts” comme Elio Di Rupo et a lui-même été très applaudi pour son rôle pendant la crise communautaire. Le gratin des “Corps Constitués” était présent. Regardez notre album-photo de l’événement.

Le discours du Roi pour le Nouvel An. © Reporters

 

La réception a débuté mardi 31 janvier vers 11h30 avec un discours d’Elio Di Rupo, qui s’est exprimé, à la plus grande joie des observateurs néerlandophones, dans une langue de Vondel bien moins hésitante qu’il y a quelques semaines. Le Premier ministre a déclaré que « la grande majorité des Belges veulent stabilité et changement ». Elio Di Rupo souhaitant la création d’« un nouvel art de vivre entre Flamands et francophones ». Un Premier ministre avec un public visiblement conquis et même un hommage royal ! Albert IIa salué « de tout cœur », son courage et sa patience. « Notre pays a besoin de bruggenbouwers (constructeurs de ponts) », a insisté le Souverain en précisant:  « On a failli échouer, parfois, mais heureusement, on a réussi à faire des compromis. (…) Il faut maintenant affronter la suite sans nostalgie ». Albert II s’est aussi félicité que « La Belgique a retrouvé sa crédibilité et peut jouer un rôle au niveau européen ».
Après le temps des discours, celui des petits fours. Le Roi s’est entretenu dans une petite salle annexe avec les ministres-présidents, représentants des différentes entités politiques du pays, bien loin des caméras et de leurs micros intrusifs. Le Palais royal se veut un lieu neutre. Ce qui se dit au Palais reste calfeutré derrière les fenêtres tendues de velours précieux du Palais…