La fin de règne du Roi évoquée dans un scénario plus que probable selon nos confrères du Soir. Retour sur -presque- 20 ans d’un parcours riche.

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Quel point commun ont le Luxembourg, le Cambodge et la Belgique, entre autres? L’un de leurs monarques a abdiqué dans les 60 dernières années. Après Léopold III, Albert II pourrait même devenir le second roi des Belges à laisser son trône. La fin du règne d’Albert II serait fixée au 21 juillet 2013, selon un scénario publié par nos confrères du Soir. Un scénario crédible, d’ailleurs évoqué depuis des mois par de multiples sources, mais toujours démenti par le palais royal… Outre l’âge et les soucis de santé, on explique l’éventuelle abdication du Roi par son souhait d’une transition du pouvoir en douceur. On parle également d’un sentiment du devoir accompli. L’œil dans le rétroviseur, on peut en effet estimer que le règne d’Albert II, souvent considéré comme seul homme de confiance, est satisfaisant. En fonction depuis le 9 août 1993, il est le sixième roi des Belges, mais le premier d’un État fédéral. Fervent partisan d’une société multiculturelle, son ouverture d’esprit est reconnue. Dans ses discours, il dénonce régulièrement racisme et xénophobie. Albert II, c’est aussi un citoyen européen. Il soutient toutes les étapes de la construction de l’Europe, la plus marquante étant le remplacement du franc belge par l’euro. Durant la crise belge de 2010-2011, le roi multiplie les rendez-vous pour rassembler les chefs des partis et (ré)unir une Belgique que certains voyaient perdue. Est-ce le bon moment pour laisser sa place? Le Palais dément l’information. «La question de la succession n’est clairement pas à l’ordre du jour. Il n’y a pas de scénario à l’étude. Ce sont des rumeurs.» On saura qui dit vrai le 21 juillet 2013.

Quentin Marceron (St.)