Au Botswana où il s’est brisé la hanche nécessitant un rapatriement et une opération urgents, le roi d’Espagne était parti chasser l’éléphant… alors qu’il est président du WWF espagnol ! 

Le roi des chasseurs. © DR

Convalescent, certes, mais pas épargné par les critiques, le roi d’Espagne ! Comme nous vous l’expliquions dans un précédent post, Juan Carlos a dû rentrer d’urgence à Madrid ce week-end afin d’être opéré de sa hanche brisée. Il s’est blessé lors d’un séjour au Botswana où il se trouvait… pour chasser l’éléphant. Lors de l’intervention samedi à l’hôpital San José de Madrid, les médecins lui ont posé une prothèse. Depuis lors, le Roi, âgé de 74 ans, connaît “une évolution très positive et a pu se reposer, de nouveau, la nuit dernière.”  ”Il est en pleine forme et sera bientôt en mesure de reprendre son activité habituelle”, a confirmé le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, qui lui a rendu visite dimanche.

Par contre, Juan Carlos doit essuyer un feu de critiques sans précédent, émanant d’associations de défense des animaux et en particulier du World Wildlife Fund (WWF) dont il est président d’honneur de la branche espagnole. La Maison Royale ne fait aucun commentaire sur cette polémique et se retranche sur l’aspect privé de ce voyage royal.  Pour satisfaire son envie d’abattre un pachyderme, le Souverain aurait déboursé jusqu’à 30.000 euros la partie de chasse.  “D’après les éléments en notre connaissance, il s’agit d’un voyage irresponsable, réalisé au moment le plus inopportun”, juge le très influent quotidien “El Mundo”. Circule depuis sur la Toile et en une de la presse hispanique la photo du roi Juan Carlos posant en 2006, fusil à la main, devant un éléphant mort au Botswana.  Une pétition reprend la photo et demandela démission du roi de son poste de président d’honneur de WWF Espagne. elle a déjà recueilli plus de 40.000 signatures.  ”C’est indécent, écoeurant et indigne d’une personne de votre rang. Vous ne valez pas mieux que les braconniers qui pillent et saccagent la nature, vous êtes la honte de l’Espagne”, vitupère l’actrice française Brigitte Bardot dans une lettre rendue publique par sa Fondation. ”Je ne vous souhaite pas un prompt rétablissement si cela vous amène à poursuivre vos séjours meurtriers en Afrique ou ailleurs !” Pas de doute, elle est fâchée !