Le roi Juan Carlos d’Espagne présente ses excuses pour son voyage polémique au Botswana, au cours duquel il a chassé l’éléphant.

Juan Carlos et sa petite victime. © RE

Pressé par les critiques virulentes et sans précédent de la presse et des associations de défense des animaux, le roi Juan Carlos d’Espagne a présenté ses excuses ce mercredi pour son voyage au Botswana. Séjour privé au cours duquel il s’est brisé la hanche pendant une expédition de chasse à l’éléphant agrémentée de quelques tueries de buffles. Ce qui a déclenché la polémique dans la péninsule au lieu de la traditionnelle compassion d’un peuple plutôt bienveillant à l’égard de son Souverain. “Je regrette beaucoup. Je me suis trompé et cela ne se reproduira pas”, a déclaré le roi à la télévision, lors de sa sortie de l’hôpital. Le fait est que le coûteux voyage (plus de trente mille euros) a déclenché une polémique dans un pays miné par la crise économique et le chômage.

Un nouveau scandale qui touche la famille royale espagnole après les soupçons de corruption qui concernent son gendre, Inaki Urdangarin, mari de l’infante Cristina. Jusqu’alors, le Roi était sorti intact de ces remous médiatiques, mais la partie de chasse au Botswana a cette fois écorné l’image d’un souverain respecté pour avoir conduit l’Espagne vers la démocratie après la dictature franquiste.
Concernant son opération à la hanche, Juan Carlos, opéré samedi à l’hôpital USP San Jose à Madrid, où les médecins lui ont posé une prothèse, a déclaré “Je vais beaucoup mieux, je souhaite reprendre le cours de mes obligations”. Le Souverain, appuyé sur des béquilles, a fait cette brève déclaration à la télévision, avant de quitter l’hôpital en voiture,
baissant brièvement la vitre pour saluer la foule qui l’attendait. Et plus que jamais cette polémique relance la possibilité de transmission accélérée du trône de ce roi veillissant et malade,  au prince héritier, Felipe.