Suite à la découverte du Fons Pereos, la Fondation privée créée par la Reine pour la transmission de son patrimoine, le Premier ministre a été interpellé à la Chambre en séance pléniaire ce jeudi. Pour lui, il faut désormais accélérer la mise en oeuvre des nouvelles règles en matière de dotations royales prévues dans l’accord institutionnel intervenu entre 8 partis avant la formation du gouvernement


Ils étaient venus, ils étaient tous là ce jeudi après-midi pour la session pléniaire de la Chambre. Le premier sujet abordé était des plus polémiques: il s’agit du Fons Pereos, la fondation privée de la reine Fabiola dont l’existence a été révélée par nos confrères du groupe Sudpresse. Des représentants de tous les groupes politiques  ont manifesté jeudi à la Chambre leur indignation face à la fondation créée par la reine Fabiola, (à l’exception du CD&V et pour cause ce sont les sociaux-chrétiens flamands Dehaene en tête qui avaient fixé à l’époque le montant de la dotation allouée dès 1993 à la veuve du roi Baudouin).

Dans sa réponse, le Premier ministre Elio Di Rupo a indiqué qu’il était d’avis qu’il fallait accélérer la mise en oeuvre des nouvelles règles en matière de dotations royales prévues dans l’accord institutionnel intervenu entre 8 partis avant la formation du gouvernement. Cette réforme prévoit que la dotation du conjoint survivant du chef de l’Etat ne pourra pas dépasser le montant de celle de l’héritier présomptif et que l’usage de la dotation sera contrôlé par le premier président de la Cour des Comptes.L’accord stipule encore que chaque année les montants des principales rubriques des comptes de la dotation devront être publiés et que la part de la dotation consacrée au traitement proprement dit devra être précisée.M. Di Rupo a rappelé que l’accord institutionnel, signé par les présidents des 8 partis et basé sur des propositions du Sénat, prévoit que cette réforme ne s’appliquerait qu’à partir du prochain règne. Mais “il me semble approprié de mettre plus rapidement en oeuvre ces réformes, en particulier pour les dotations”, a-t-il dit jeudi à la Chambre.M. Di Rupo a par ailleurs abondé dans le sens des différents intervenants. “Je comprends votre émotion et je la partage”, a-t-il dit ajoutant que la fondation pose un “problème éthique”.