Pierre De Vuyst

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Article par Pierre De Vuyst

L’Audi du prince Harry vendue 80.000 euros

Un break V8 biturbo avec lequel il s’était rendu au mariage de Pippa en compagnie de Meghan

Prince Harry Audi for sale

 

Rangé des voitures, le prince Harry depuis qu’il est marié ! Il vient en tout cas de vendre son bolide, une Audi RS6 Avant  de 4.0 L moteur V8 biturbo. Un véhicule que le prince âgé de 33 ans a (fort) peu utilisé. Acquis en avril 2017, il a parcouru à peine 7.200 km sous la conduite princière. Harry avait notamment été aperçu à bord de cette Audi en mai 2017. C’est avec elle qu’il s’était rendu au mariage de Pippa Middleton en compagnie de Meghan Markle, qui était encore sa petite amie à l’époque. Ce break est bien plus une bombe sur roues qu’un gentil véhicule familial. Equipé du pack dynamique, sa vitesse maximale a été portée à 280 km/h au lieu de 250 km/h. Et la RS6 peut parcourir le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes.

Le prix catalogue de cette petite merveille est de 104.000 euros, plus 12.360 euros d’options. Mais Harry n’a pas payé ce prix-là, puisqu’il est connu que les membres de la Famille royale britannique reçoivent 60% de réduction chez Audi, comme sans doute d’autres constructeurs de luxe. La voiture a été revendue par un garagiste intermédiaire pour l’équivalent de 80.000 euros. Harry a donc dû se faire un petit bénéf sur l’opération. De quoi repeindre la chambre du prochain petit Wales qui ne saurait tarder…

 

Harry et sa RS6. (Isopix)

Harry et sa RS6. (Isopix)

Meghan qui va dans le coffre de l'Audi du prince Harry. (Isopix)

Meghan qui va dans le coffre de l’Audi du prince Harry. (Isopix)

 

Philippe, le roi artiste, expose au palais royal

 

 

Christophe Licoppe  © Photo News

Les nouveaux portraits officiels du Roi et de la Reine peints par Osvaldo Leite. Christophe Licoppe © Photo News

Ce vendredi 20 juillet, le Roi et la Reine ont inauguré l’exposition organisée cet été au palais royal de Bruxelles, qui sera gratuitement accessible au public du 22 juillet au 2 septembre, de 10 h 30 à 17 h. A découvrir bien sûr l’enfilade de pièces et de salles plus prestigieuses les unes que les autres de ce qui constitue le bureau officiel du 7e roi des Belges, mais cette année le clou de la visite est à n’en pas douter la présentation dans un coin de la salle du Trône de deux tableaux représentant le roi Baudouin et qui ont été réalisés par le roi Philippe lui-même. Ils sont exposés à l’occasion des 25 ans de la disparition du 5e roi des Belges.

C’était d’ailleurs à l’occasion de l’anniversaire de Philippe que le Palais royal avait révélé cette passion de notre Souverain actuel en diffusant une photo de lui en train de s’adonner à ce hobby. Nous vous avions révélé le nom du peintre qui a donné quelques conseils techniques au Souverain, le portraitiste uruguayen Osvaldo Leite, qui expose dans le monde entier. Ce dernier vient, en outre, de réaliser deux portraits officiels, en pied, des Souverains, portraits qui accueillent désormais les visiteurs dans le grand vestibule, juste avant qu’ils empruntent l’escalier d’honneur du palais royal de Bruxelles.

Christophe Licoppe  © Photo News

Baudouin par Philippe. Christophe Licoppe © Photo News

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L’artiste devant ses oeuvres. Christophe Licoppe © Photo News

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L’artiste au travail. Christophe Licoppe © Photo News

Le discours du Roi intégral

L’allocution du 7e roi des Belges à l’occasion de la Fête nationale et de ses cinq ans de règne.

Isopix

Isopix

Discours du Roi à l’occasion de la Fête Nationale, le 21 juillet 2018

Mesdames et Messieurs,

Le superbe parcours de notre équipe nationale à la Coupe du monde de football a fait vibrer tout le pays. Nous avons vécu des moments inoubliables, avec eux et tous ensemble. C’est un de ces moments forts dans la vie du pays qui fait émerger le sentiment existant de fierté et d’appartenance. Mais aussi : nos Diables Rouges ont merveilleusement incarné notre devise : L’union fait la force. Nous sommes forts, ensemble, dans notre diversité, en accordant nos talents et en poursuivant un idéal commun.

Il y a bien entendu le beau résultat lui-même. Mais la beauté du parcours de notre équipe réside aussi dans la manière dont il a été accompli : par la correction de leur jeu, par le respect de l’adversaire et par la façon dont chacun de ces joueurs a mis son talent au service d’une même cause, l’honneur de notre pays.

De même, dans notre vie personnelle et notre vie en société, nous exprimons notre force au travers des résultats atteints, mais aussi par la manière dont nous les obtenons, en poursuivant un même but, en avançant ensemble, en conciliant nos talents et nos fragilités personnelles. Pour être fort, pour réussir, pour finalement être moi-même, je dois pouvoir compter sur les forces des autres, qui me révèlent la mienne. En m’engageant pour et avec eux.

En cherchant ce qui rassemble, nous réussissons à exploiter pleinement toute la richesse de nos différences. Nos fragilités peuvent alors être transformées en force. Un esprit d’unité n’ignore pas les différences, il les accueille. Fonder un résultat sur un tel esprit, le rend encore plus beau.

Mesdames et Messieurs,

Nous vivons un changement profond des mentalités. Le 21e siècle sera celui du citoyen, celui de tous ces citoyens qui veulent apporter leur contribution au bien commun en s’engageant dans des projets qui créent du sens. La recherche de sens donne au bien commun toute sa dimension humaine. La Belgique est une société diverse et vivante. Une myriade d’initiatives y voit le jour avec comme objectif principal, non pas seulement l’efficacité ou le profit, mais la création de valeur ajoutée humaine. Les entreprises sociales en sont une belle illustration. Les secteurs public, privé, marchand et non-marchand se rapprochent de plus en plus.

Cet élan enrichit notre démocratie. Il nourrit notre implication à tous les niveaux, de notre environnement immédiat à notre action dans le monde. Nous nous engageons dans des projets créateurs dans nos communes, où se tiendront des élections en octobre. Notre pays apporte aussi toute sa force constructive à l’ordre international, notamment en siégeant au Conseil de sécurité des Nations Unies à partir de janvier prochain. Ce sera une occasion de promouvoir les idéaux qui nous sont chers, ceux du développement et de la paix.

Partout où nous sommes, chaque fois que nous en avons l’occasion, continuons à faire agir cette force qui nous est propre. C’est la voie que nous a montré le Roi Baudouin, qui nous a quittés il y a 25 ans. Le Roi Baudouin était un homme d’espérance. Il puisait sa force dans une foi profonde en l’être humain. Il était toujours à l’écoute, mettant en valeur la force des autres. Pour nous, c’est une magnifique source d’inspiration.

La Reine et moi vous souhaitons une belle Fête Nationale. Vive la Belgique.

 

Voici la rose Princesse Astrid

Lundi au palais royal de Bruxelles, la soeur du Roi a baptisé de son nom et de sa main une rose à la senteur raffinée.

 

Christophe Licoppe  © Photo News

Christophe Licoppe © Photo News

Une nouvelle rose a été développée par les Pépinières et Roseraies Georges Delbard. Cette nouvelle variété porte le nom « Princesse Astrid de Belgique ». Fondées en 1935 par Georges Delbard, ces pépinières et roseraies sont parmi les plus anciennes et les plus connues de France. Elles créent des roses de jardin et des arbres fruitiers de haute qualité, à Malicorne dans l’Allier.

Lundi, la princesse Astrid recevait les concepteurs de la rose à son nom au palais royal de Bruxelles, afin de baptiser officiellement cette rose dont la particularité est de sentir particulièrement bon. Ce qui n’est malheureusement plus souvent le cas sur le marché des roses devenu industriel.

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Bijoux en folie à Copenhague

Philippe et Mathilde invités de marque aux 50 ans du prince Frederik de Danemark. 

 

belgaimage-136342355-full phil et math redim

Que du beau monde! Rois et princes, reines et princesses, en grands et beaux atours, toutes tiares dehors. Tout le gotha européen s’est donné rendez-vous ce samedi soir, 26 mai 2018, à Copenhague pour un dîner de gala offert par la reine Margrethe en l’honneur des 50 ans de son fils aîné, le prince héritier Frederik. Le Roi et la Reine des Belges étaient parmi les heureux invités. Mathilde portait le diadème offert par l’Association de la noblesse belge à l’occasion de son mariage. Ce diadème, qui peut être porté en collier, provient des ateliers du joaillier Hennel & Sons de Londres et date de 1912. Il se compose de 631 diamants. Elle l’accompagne d’une broche et d’un bracelet en diamants et rubis ayant appartenu à la reine Fabiola.

belgaimage-136342351-full Prince Frederik and Princess Mary ride a horse-drawn carriage from Amalienborg Castle to Christiansborg Castle in Copenhagen, Denmark.

 

Tous les autres invités avaient fait preuve de la même élégance…

La reine Mathilde au côté du jubilaire, le prince Frederik.

La reine Mathilde au côté du jubilaire, le prince Frederik.

La reine Margrethe

La reine Margrethe.

La princesse héritière Victoria de Suède et son époux Daniel.

La princesse héritière Victoria de Suède et son époux Daniel.

Le Roi et la Reine de Suède

Le Roi et la Reine de Suède.

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce.

Le Roi et la Reine des Pays-Bas

Le Roi et la Reine des Pays-Bas.

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce, suivis par leurs enfants la princesse Maria-Olympia et le prince Alexios.

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce, suivis par leurs enfants, la princesse Maria-Olympia et le prince Alexios.

 

 

 

 

 

Comme le veut la tradition, le jubilaire a salué la population, en compagnie de son épouse la princesse Mary, leurs enfants et la Reine, du haut du balcon du palais royal.

 

Royal family on the balcony of Frederik VIII's Palace Amalienborg watching the changing of the guards in Denmark

Le prince Laurent puni: pourquoi c’est injuste

La Chambre a entériné ce jeudi la décision des membres de la commission spéciale statuant sur la sanction disciplinaire du frère du Roi. Le Prince voit sa dotation rabotée de 15% en 2018.

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L’assemblée plénière de la Chambre des représentants a donc entériné ce jeudi 29 mars, par vote secret, la décision de la commission spéciale réunie pour statuer sur le sort du prince Laurent. Pour rappel, ce dernier était sous le coup d’une suppression de 15% de sa dotation annuelle à titre de sanction disciplinaire, soit 46.000 euros d’une dotation élevée à 307.000 euros (devant passer en principe à 314.000 euros cette année avec l’inflation). En effet, le gouvernement fédéral, Premier ministre en tête, estime que le frère du Roi a contrevenu à la loi de 2013 sur les dotations royales et princières en assistant sans autorisation à une réception donnée le 19 juillet 2017 à la mission diplomatique chinoise auprès de l’Union européenne. Pour rappel, le prince Laurent y a été invité à l’occasion du 90e anniversaire de l’armée révolutionnaire chinoise. Il y est apparu en uniforme sans en avoir fait la demande préalable auprès du ministre des Affaires Étrangères. Ce qui n’a pourtant pas fait de vagues, jusqu’à ce que le Prince communique lui-même sur l’événement par le biais de son compte Twitter. L’information repérée par un confrère néerlandophone a fait l’objet d’un entrefilet dans le quotidien De Standaard le 7 août. Aussitôt, l’implacable machine politico-médiatique se mit en branle. Au lendemain de l’article, le cabinet du Premier laisse entendre qu’une sanction va tomber et qu’elle consisterait en une retenue de 10% sur la dotation. Sanction qui monte rapidement à 15% lorsque le gouvernement apprend que le Prince se fera représenter par un avocat. «Avant même que mon client puisse être entendu pour s’expliquer sur sa présence à la fête chinoise», insiste Maître Laurent Arnauts, le conseil du Prince, devant ses treize juges. L’avocat est venu défendre son illustre client devant les parlementaires membres de la Commission spéciale chargée par la Chambre des représentants de statuer sur le sort du Prince, puisque la Chambre est la seule autorité habilitée à le sanctionner, sur proposition du gouvernement, par une éventuelle retenue ou suppression de sa dotation. Depuis le vote de la loi sur les dotations aux membres de la Famille royale en 2013, c’est la première fois que pareille séance est organisée. Pendant quelque trois heures, l’avocat s’échine, dans un hémicycle déserté de la plupart de ses occupants habituels, à démonter point par point, aussi bien sur le fond de l’affaire (les imperfections de la loi sur les dotations) que sur la forme (la manière dont le gouvernement a instruit le dossier), la procédure disciplinaire qui a été lancée contre le prince Laurent. Comme Laurent Arnauts l’explique dans notre interview (voir pages suivantes), finalement si l’on reproche au Prince un petit manquement à la loi sur les dotations, la partie adverse (le gouvernement) a commis de graves entorses au droit le plus élémentaire, à savoir le respect des droits de la défense. Il va même plus loin dans son argumentaire: telle qu’elle est interprétée par le gouvernement, la loi impose aux bénéficiaires de la dotation un régime contraire à la Convention des Droits de l’Homme! Par ses lacunes et ses imprécisions, insiste l’avocat, la loi condamnerait le Prince à un isolement social, puisqu’il fréquente un milieu qui compte beaucoup de responsables politiques et d’autorités étrangères, dont certains font même partie de sa famille (de citer notamment son cousin, le grand-duc Henri de Luxembourg). À mal définir les contacts autorisés au Prince, la loi ferait de lui en permanence un oiseau pour le chat.

La fête chinoise: un mauvais prétexte

Ça, c’est pour le fond de l’affaire. Pour la forme, Me Arnauts a mis en lumière les déclarations hâtives et imprudentes de responsables politiques, les prises de position de membres du gouvernement, puis de la majorité parlementaire, avant que le Prince ne puisse être entendu, tous demandant une sanction pour le Prince, et étant maintenant invités à statuer sur celle-ci! «Le Parlement n’est pas en mesure de juger avec impartialité», martèle-t-il, laissant planer la possibilité qu’il soumette le dossier à la Cour européenne des droits de l’homme! D’autant plus que le SPF Finance a, apparemment d’initiative, amputé anticipativement la dotation du prince de 15% au début de janvier, avant même que le Parlement ne tranche! Quant au prétexte à la procédure, Me Arnauts écarte d’emblée deux griefs avancés par le gouvernement (dont des propos agressifs du Prince à l’attention du monde politique et de famille tenus en marge d’une activité au Sénat en 2016) les jugeant étrangers à la procédure disciplinaire en cours pour se concentrer sur le grief principal reproché au Prince: sa présence en uniforme à la réception donnée par l’ambassade chinoise. Il rappelle que 600 personnes étaient invitées, dont des militaires, tous en uniforme, parmi lesquels le chef de la Marine belge, ainsi que le président du Comité militaire de l’Union européenne, un général quatre étoiles, mais aussi des parlementaires. Pour parler des bonnes relations belgo-chinoises et donc de l’absence de problème diplomatique, il évoque les cinq missions économiques menées en Chine par le prince Philippe, qui, devenu Roi, s’y est aussi rendu en visite d’État, après avoir accueilli le président chinois à Bruxelles. Il a également rappelé qu’il y a peu, le Premier ministre belge s’était réjoui de la signature de nouveaux accords commerciaux avec la Chine. Pour Me Arnauts, le caractère politique de la présence de Laurent – invité par un ami attaché culturel – n’est pas établi. Il avance même, audacieusement, l’idée que refuser l’invitation eût été autrement plus problématique sur le plan diplomatique.

Une sanction disproportionnée

Quoi qu’il en soit, l’avocat dénonce aussi une sanction disproportionnée, car elle correspond de facto à la presque totalité du traitement annuel net de son client, déduction faite des dépenses de personnel et de fonctionnement, qui représentent les deux tiers de la dotation et sont difficilement compressibles. Il propose de son côté une alternative à la sanction, en l’occurrence une correction de la loi de novembre 2013 sur les dotations royale et princières, qu’il juge imprécise. L’exposé de trois heures prend fin. Après le déjeuner, une séance de questions-réponses est prévue entre les membres de la Commission et le conseil du Prince. Une seule question sera posée… Puis la commission se retire pour délibérer. Le résultat ne tarde pas. À douze voix contre une, la commission décide de sanctionner le Prince. Ce vote devait encore être entériné en séance plénière de la Chambre le jeudi 29 mars, après débats publics, ainsi qu’un nouveau vote secret.

Comme le craignait l’avocat, le principe d’une sanction était acquis depuis le début. Les politiques veulent punir, sur un mauvais prétexte, une attitude générale du Prince. Si, dans ces pages, il nous est arrivé souvent de critiquer le comportement du frère du Roi ces dernières années, il semble qu’en matière de droit, cette procédure présente en effet de sérieuses lacunes… L’assemblée n’en a pas tenu compte et la lecture d’une très touchante lettre du prince adressée aux parlementaires n’y a rien changé.