Belgique

Les plus belles photos d’Elisabeth

A l’occasion des 16 ans de la princesse héritière, le Palais royal a diffusé de très beaux portraits de l’adolescente.

elisabeth 16

 

BELGIUM

 

Elisabeth de Belgique a fêté ses 16 ans le 25 octobre dernier. L’occasion de s’interroger sur la suite de son parcours. Le Roi et la Reine invitent déjà depuis quelques années la jeune Princesse à mener à l’occasion des activités de représentation, une tâche dont elle s’acquitte avec un certain talent. Mais ils veulent encore la préserver d’une exposition médiatique trop soutenue et lui offrir une adolescence la plus tranquille possible. On sait juste de la jeune fille qu’elle est sportive, a beaucoup pratiqué la voile cet été, tout comme elle aime skier en hiver. Elle joue du piano, a chanté dans la chorale de son école et a même participé à une tournée à l’occasion des commémorations de la guerre 14-18, tout comme elle a rédigé des articles dans le Pandora, le journal de l’école. Sur des photos volées prises cet été pendant les vacances de la Famille royale à l’île d’Yeu, en France, on a pu découvrir une ado comme les autres, très accro à son smartphone, probablement concentrée sur les réseaux sociaux. Officiellement, pour des raisons de sécurité, la Princesse n’a pas de comptes Facebook ou Instagram personnels, mais il est plus que probable qu’elle se soit créé un profil anonyme ou accessible de ses seuls et rares amis. Mais quoi qu’il en soit, les choses sérieuses vont bientôt commencer pour elle, car elle doit parfaire sa formation d’héritière du Trône, qui passera par la case universitaire et sans doute aussi par une formation militaire…

Autrefois, des précepteurs

Jusqu’à la génération de Baudouin et Albert II, les prétendants au trône de Belgique n’allaient pas à l’école, mais recevaient l’enseignement de précepteurs à la maison. Leurs professeurs particuliers étaient choisis parmi les plus grandes pointures du corps professoral ou scientifique belge. On leur adjoignait parfois quelques condisciples issus des meilleures familles du pays dans de petites classes créées de toutes pièces à leur intention derrière les hauts murs du domaine royal de Laeken. Avec un inconvénient majeur: dans leur tour d’ivoire, ils n’étaient pas vraiment confrontés à la réalité de la vie et à la fréquentation d’autres enfants. La guerre changera la donne. La Première Guerre mondiale pousse déjà le roi Albert Ier à inscrire le prince Léopold au collège d’Eton, en Angleterre, pendant la durée du conflit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce dernier, devenu le roi Léopold III, est emmené avec ses enfants en Allemagne comme prisonniers. Ensuite, ils restent coincés en exil forcé en Suisse pendant la Question royale. Le Roi y inscrit donc ses fils Baudouin et Albert dans un établissement public (le Collège de Genève) puis dans une école privée (L’institut Le Rosey). C’est la première fois que les petits princes sont confrontés à de véritables petits camarades de classe. Cette expérience les a sans doute inspirés quand il s’est agi de scolariser les enfants des princes de Liège, avec la volonté d’en faire des gamins comme les autres.

Un parcours scolaire compliqué pour Philippe et Laurent

Mais, dans une Belgique engluée dans ses tensions communautaires, le prince Albert et la princesse Paola, sur l’instigation du roi Baudouin et de conseillers, ont façonné pour leurs enfants un parcours scolaire certes équilibré linguistiquement, mais qui s’avérera quelque peu chaotique. Ainsi, le petit prince Philippe accomplit ses primaires et ses trois premières années secondaires en français au collège Saint-Michel d’Etterbeek, puis ses trois dernières années de secondaire en néerlandais en qualité d’interne à l’abbaye de Zevenkerken, près de Bruges. Ballotté entre le français et ce flamand bien plus parlé alors par les domestiques que par les membres de la famille royale, peu soutenu par des parents absents, peu intégré par ses camarades, mal encadré par un corps professoral peu habitué à compter des membres de la famille royale dans ses classes, Philippe accomplit des études secondaires très moyennes (ce sera encore bien plus catastrophique pour son frère Laurent). Ce qui ne l’empêchera pas, par la suite, de devenir le tout premier universitaire de la Famille royale. Ayant perfectionné son apprentissage du néerlandais et de l’allemand, il a aussi étudié en anglais à la Graduate School de l’université de Stanford en Californie et décroché un master of arts en sciences politiques. Ce qui ne l’empêchera pas non plus de devenir pilote de chasse à l’armée, puis pilote d’hélicoptère dans le civil. À force de volonté et de détermination, ce dont il ne manque pas. Son épouse, la reine Mathilde a eu la chance de connaître un parcours scolaire bien plus classique et plutôt brillant, loin de toute médiatisation. Également universitaire, Mathilde a décroché les diplômes de logopède à l’Institut Marie Haps et de psychologue à l’UCL. Tous deux ont donc une idée précise quant à la manière d’élever leurs enfants, leur donner tous les atouts pour leur vie future et surtout les erreurs à ne pas commettre dans leur éducation. En particulier pour la princesse Élisabeth qui sera, bien plus que ses frères et sœur, confrontée à un devoir de représentation très important.

Les sciences politiques et une formation multi-armes

La Famille royale étant considérée au Nord du pays comme plutôt francophone, Philippe et Mathilde ont réglé la question communautaire en inscrivant leurs enfants en néerlandais pour tout leur cursus scolaire, un enseignement par ailleurs des plus qualitatifs. Tout comme la princesse Astrid, Philippe et Mathilde ont choisi l’excellent collège Sint-Jan Berchmans de Bruxelles. Mais Astrid, et son époux le prince Lorenz, ont aussi fait le choix d’envoyer Amedeo, Laura, Joachim, Luisa et Lætitia au collège de Sevenoaks, dans le Kent, à partir de la 4e secondaire (Lætitia y est encore). Le Roi et la Reine n’ont pas retenu cette option pour Élisabeth. Elle va bel et bien terminer ses secondaires à Sint-Jan Berchmans. Ensuite l’attend un parcours universitaire. À l’étranger, c’est plus que probable (aux États-Unis, pour parfaire son anglais?). En Belgique? C’est possible. Mais la question linguistique va ressurgir. Sauf peut-être si la princesse suit les cours de l’École royale militaire, bilingue, et qui dispense d’excellentes formations universitaires scientifiques et polytechniques. L’option latin-grec que suit la princesse Élisabeth actuellement ne serait d’ailleurs pas un frein pour des études scientifiques, vu le niveau d’enseignement de son collège. Et si Élisabeth est plutôt littéraire, comme semble l’indiquer son choix, elle pourrait plutôt se diriger vers les sciences politiques, une voie souvent empruntée par les héritiers de trônes et autres couronnes. C’est la matière qu’a étudiée son père en Californie. Tout comme le prince Frederik de Danemark (diplômé de Harvard) ou le grand-duc héritier de Luxembourg, Guillaume, qui y a ajouté la politique internationale. Mais au Royaume-Uni, le prince William a plutôt choisi, quant à lui, d’étudier l’histoire de l’art et ensuite la géographie, à l’université écossaise de St-Andrews où il a par ailleurs rencontré sa future femme, Kate Middleton. Chacun d’entre eux a aussi complété sa formation par des stages effectués auprès d’institutions internationales. Élisabeth devrait bénéficier du même régime. Enfin, avant ou après cette expérience universitaire, Élisabeth devrait suivre une formation militaire. Du côté du Palais royal, on nous dit que celle-ci n’est plus indispensable ni obligatoire (car le Roi n’est plus qu’un chef symbolique des armées), mais cette formation reste logique vu le lien très fort qui unit la monarchie et l’armée. Et on n’imagine pas la jeune princesse zapper cette option, alors que ses cousins, les princes Amedeo et Joachim, ont endossé l’uniforme… Mais, signe des temps, ce pourrait être une formation accélérée de quelques mois, multi-armes et composantes, lui offrant un aperçu détaillé, mais rapide de l’univers de l’armée. Une formation qu’elle pourrait effectuer entre ses secondaires et l’unif, comme d’autres prennent une année sabbatique par exemple. Ce fut le cas du Roi, mais aussi d’autres princes héritiers en Europe. Le prince William avait effectué sa formation militaire après ses études. On le voit, toutes les options restent ouvertes. Bien sûr, cet avenir que nous traçons pour la Princesse n’est encore que conjectures. Les seules personnes qui savent ce qui attend concrètement Élisabeth dans les prochaines années, ce sont sans doute le Roi et la Reine. Et nous avons la faiblesse de croire qu’ils suivront aussi les goûts et les envies de l’intéressée. Oui, Élisabeth devrait avoir voix au chapitre concernant son avenir! Une fois n’étant pas coutume…

Le Roi, la Reine et les pêcheurs de crevettes

Nos Souverains se sont rendus à Oostduinkerke ce lundi pour rencontrer les pêcheurs de crevettes à cheval à l’occasion du 50e anniversaire de leur ordre

 

Reporters / GYS

Petite photo de famille. Tout le monde n’était pas en costume… (Reporters / GYS)

Le Roi et la Reine ont visité l’ordre des Paardevissers (pêcheurs à cheval) à l’occasion du 50e anniversaire de cette organisation. Ils ont pu participer à plusieurs démonstrations dont la pêche aux crevettes et la cuisson des crevettes non moins capitale. Le Roi a remis une distinction royale aux membres de l’Ordre à la fin de la visite. Alors que chacun repartait avec son lot de crevettes… Rien de tel avec une Rodenbach sur votre terrasse à Laeken, Sire !

Reporters / GYS

Regardez la taille de cette crevette, Majesté!  (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

On notera la superbe parka de la Reine. Elle ne passe pas inaperçue sur fond de mer du Nord. (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

Le Roi et un pêcheur sur son fier destrier. (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

Débusquer la crevette au sein de la récolte, un plaisant exercice. (Reporters / GYS)

Reporters / GYS

Reporters / GYS

Reporters / GYS

“Attention à vos chaussures, Monsieur Gouders”, insiste le Roi auprès de ce membre du service de presse du Palais aux pieds désormais inexorablement humides. (Reporters / GYS)

Dix choses que vous ignorez sur la Reine

En privé, Mathilde aime les baskets All Star, la série télé Downton Abbey ou la musique d’Ozark Henry. Découvrez dix secrets bien gardés.
© Christophe Licoppe /  Photo News

© Christophe Licoppe / Photo News

La suite >

Les 80 ans de la reine Paola

 

L’épouse du roi Albert II a fêté son anniversaire dans l’intimité

BELGA IMAGE

BELGA IMAGE

Ce 11 septembre, la reine Paola a fêté ses 80 ans à l’étranger et dans l’intimité. Ele se trouvait avec le roi Albert sur l’île italienne de Salina dont ils sont devenus citoyens d’honneur. Et pour cause, ils ont réglé sur la cassette personnelle les rénovations de la très vieille église de la localité.

C’est à la fin juin que la reine Paola avait choisi de célébrer officiellement son entrée chez les octogénaires. Tous les membres de la famille royale belge étaient réunis pour l’occasion dans le très bel espace de la Chapelle musicale Reine Elisabeth à l’initiative de la Fondation Reine Paola, de Missing Children Europe et de l’asbl Chapelle musicale Reine Elizabeth. Et ils ont tous répondu présent! Même si le prince Laurent avait pris son temps pour arriver, bien en retard, au vu et au su de tous les médias, aux festivités.

Quoi qu’il en soit, il nous revient que la reine est très en forme en ce moment et très heureuse de sa nouvelle vie de retraitée faite de voyages en Italie surtout, de séjour dans ses demeures de Rome ou de Châteauneuf-Grasse, ou de moments de repos et de bons moments dans son couple, en famille et avec les amis.

Chut ! Le prince Laurent dort !

Avec son épouse la princesse Claire, le prince Laurent représentait la famille royale lors d’une soirée de finale du Concours musical international reine Elisabeth. Ne lui demandez pas d’apprécier la finesse du deuxième mouvement du concerto de Chostakovitch, il a dormi tout du long!

IMG_0941

Le frère cadet du Roi travaille trop. Il a du sommeil en retard. Aussi, il profite de chaque instant disponible dans son agenda de ministre pour pouvoir fermer les yeux. Quelle meilleure occasion que le Concours Musical International Reine Elisabeth pour ce faire,  où on l’impose de faire une apparition une fois par an ? Installé dans la loge royale et sous les yeux de tout un public ainsi que des caméras, il peut à loisir fermer les yeux pendant qu’un candidat s’échine à jouer les virtuoses sur son violoncelle devant une salle émue aux larmes. Laurent, pour montrer toute sa sensibilité, arbore, lui, de très visibles bouchons d’oreille. Il ne faudrait quand même pas être incommodé par tout ce bruit pendant sa sieste, non ?  Les mélomanes ont apprécié.