Belgique

Le discours du Roi intégral

L’allocution du 7e roi des Belges à l’occasion de la Fête nationale et de ses cinq ans de règne.

Isopix

Isopix

Discours du Roi à l’occasion de la Fête Nationale, le 21 juillet 2018

Mesdames et Messieurs,

Le superbe parcours de notre équipe nationale à la Coupe du monde de football a fait vibrer tout le pays. Nous avons vécu des moments inoubliables, avec eux et tous ensemble. C’est un de ces moments forts dans la vie du pays qui fait émerger le sentiment existant de fierté et d’appartenance. Mais aussi : nos Diables Rouges ont merveilleusement incarné notre devise : L’union fait la force. Nous sommes forts, ensemble, dans notre diversité, en accordant nos talents et en poursuivant un idéal commun.

Il y a bien entendu le beau résultat lui-même. Mais la beauté du parcours de notre équipe réside aussi dans la manière dont il a été accompli : par la correction de leur jeu, par le respect de l’adversaire et par la façon dont chacun de ces joueurs a mis son talent au service d’une même cause, l’honneur de notre pays.

De même, dans notre vie personnelle et notre vie en société, nous exprimons notre force au travers des résultats atteints, mais aussi par la manière dont nous les obtenons, en poursuivant un même but, en avançant ensemble, en conciliant nos talents et nos fragilités personnelles. Pour être fort, pour réussir, pour finalement être moi-même, je dois pouvoir compter sur les forces des autres, qui me révèlent la mienne. En m’engageant pour et avec eux.

En cherchant ce qui rassemble, nous réussissons à exploiter pleinement toute la richesse de nos différences. Nos fragilités peuvent alors être transformées en force. Un esprit d’unité n’ignore pas les différences, il les accueille. Fonder un résultat sur un tel esprit, le rend encore plus beau.

Mesdames et Messieurs,

Nous vivons un changement profond des mentalités. Le 21e siècle sera celui du citoyen, celui de tous ces citoyens qui veulent apporter leur contribution au bien commun en s’engageant dans des projets qui créent du sens. La recherche de sens donne au bien commun toute sa dimension humaine. La Belgique est une société diverse et vivante. Une myriade d’initiatives y voit le jour avec comme objectif principal, non pas seulement l’efficacité ou le profit, mais la création de valeur ajoutée humaine. Les entreprises sociales en sont une belle illustration. Les secteurs public, privé, marchand et non-marchand se rapprochent de plus en plus.

Cet élan enrichit notre démocratie. Il nourrit notre implication à tous les niveaux, de notre environnement immédiat à notre action dans le monde. Nous nous engageons dans des projets créateurs dans nos communes, où se tiendront des élections en octobre. Notre pays apporte aussi toute sa force constructive à l’ordre international, notamment en siégeant au Conseil de sécurité des Nations Unies à partir de janvier prochain. Ce sera une occasion de promouvoir les idéaux qui nous sont chers, ceux du développement et de la paix.

Partout où nous sommes, chaque fois que nous en avons l’occasion, continuons à faire agir cette force qui nous est propre. C’est la voie que nous a montré le Roi Baudouin, qui nous a quittés il y a 25 ans. Le Roi Baudouin était un homme d’espérance. Il puisait sa force dans une foi profonde en l’être humain. Il était toujours à l’écoute, mettant en valeur la force des autres. Pour nous, c’est une magnifique source d’inspiration.

La Reine et moi vous souhaitons une belle Fête Nationale. Vive la Belgique.

 

Bijoux en folie à Copenhague

Philippe et Mathilde invités de marque aux 50 ans du prince Frederik de Danemark. 

 

belgaimage-136342355-full phil et math redim

Que du beau monde! Rois et princes, reines et princesses, en grands et beaux atours, toutes tiares dehors. Tout le gotha européen s’est donné rendez-vous ce samedi soir, 26 mai 2018, à Copenhague pour un dîner de gala offert par la reine Margrethe en l’honneur des 50 ans de son fils aîné, le prince héritier Frederik. Le Roi et la Reine des Belges étaient parmi les heureux invités. Mathilde portait le diadème offert par l’Association de la noblesse belge à l’occasion de son mariage. Ce diadème, qui peut être porté en collier, provient des ateliers du joaillier Hennel & Sons de Londres et date de 1912. Il se compose de 631 diamants. Elle l’accompagne d’une broche et d’un bracelet en diamants et rubis ayant appartenu à la reine Fabiola.

belgaimage-136342351-full Prince Frederik and Princess Mary ride a horse-drawn carriage from Amalienborg Castle to Christiansborg Castle in Copenhagen, Denmark.

 

Tous les autres invités avaient fait preuve de la même élégance…

La reine Mathilde au côté du jubilaire, le prince Frederik.

La reine Mathilde au côté du jubilaire, le prince Frederik.

La reine Margrethe

La reine Margrethe.

La princesse héritière Victoria de Suède et son époux Daniel.

La princesse héritière Victoria de Suède et son époux Daniel.

Le Roi et la Reine de Suède

Le Roi et la Reine de Suède.

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce.

Le Roi et la Reine des Pays-Bas

Le Roi et la Reine des Pays-Bas.

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce, suivis par leurs enfants la princesse Maria-Olympia et le prince Alexios.

Le prince Paul et la princesse Marie-Chantal de Grèce, suivis par leurs enfants, la princesse Maria-Olympia et le prince Alexios.

 

 

 

 

 

Comme le veut la tradition, le jubilaire a salué la population, en compagnie de son épouse la princesse Mary, leurs enfants et la Reine, du haut du balcon du palais royal.

 

Royal family on the balcony of Frederik VIII's Palace Amalienborg watching the changing of the guards in Denmark

Les plus belles photos d’Elisabeth

A l’occasion des 16 ans de la princesse héritière, le Palais royal a diffusé de très beaux portraits de l’adolescente.

elisabeth 16

 

BELGIUM

 

Elisabeth de Belgique a fêté ses 16 ans le 25 octobre dernier. L’occasion de s’interroger sur la suite de son parcours. Le Roi et la Reine invitent déjà depuis quelques années la jeune Princesse à mener à l’occasion des activités de représentation, une tâche dont elle s’acquitte avec un certain talent. Mais ils veulent encore la préserver d’une exposition médiatique trop soutenue et lui offrir une adolescence la plus tranquille possible. On sait juste de la jeune fille qu’elle est sportive, a beaucoup pratiqué la voile cet été, tout comme elle aime skier en hiver. Elle joue du piano, a chanté dans la chorale de son école et a même participé à une tournée à l’occasion des commémorations de la guerre 14-18, tout comme elle a rédigé des articles dans le Pandora, le journal de l’école. Sur des photos volées prises cet été pendant les vacances de la Famille royale à l’île d’Yeu, en France, on a pu découvrir une ado comme les autres, très accro à son smartphone, probablement concentrée sur les réseaux sociaux. Officiellement, pour des raisons de sécurité, la Princesse n’a pas de comptes Facebook ou Instagram personnels, mais il est plus que probable qu’elle se soit créé un profil anonyme ou accessible de ses seuls et rares amis. Mais quoi qu’il en soit, les choses sérieuses vont bientôt commencer pour elle, car elle doit parfaire sa formation d’héritière du Trône, qui passera par la case universitaire et sans doute aussi par une formation militaire…

Autrefois, des précepteurs

Jusqu’à la génération de Baudouin et Albert II, les prétendants au trône de Belgique n’allaient pas à l’école, mais recevaient l’enseignement de précepteurs à la maison. Leurs professeurs particuliers étaient choisis parmi les plus grandes pointures du corps professoral ou scientifique belge. On leur adjoignait parfois quelques condisciples issus des meilleures familles du pays dans de petites classes créées de toutes pièces à leur intention derrière les hauts murs du domaine royal de Laeken. Avec un inconvénient majeur: dans leur tour d’ivoire, ils n’étaient pas vraiment confrontés à la réalité de la vie et à la fréquentation d’autres enfants. La guerre changera la donne. La Première Guerre mondiale pousse déjà le roi Albert Ier à inscrire le prince Léopold au collège d’Eton, en Angleterre, pendant la durée du conflit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce dernier, devenu le roi Léopold III, est emmené avec ses enfants en Allemagne comme prisonniers. Ensuite, ils restent coincés en exil forcé en Suisse pendant la Question royale. Le Roi y inscrit donc ses fils Baudouin et Albert dans un établissement public (le Collège de Genève) puis dans une école privée (L’institut Le Rosey). C’est la première fois que les petits princes sont confrontés à de véritables petits camarades de classe. Cette expérience les a sans doute inspirés quand il s’est agi de scolariser les enfants des princes de Liège, avec la volonté d’en faire des gamins comme les autres.

Un parcours scolaire compliqué pour Philippe et Laurent

Mais, dans une Belgique engluée dans ses tensions communautaires, le prince Albert et la princesse Paola, sur l’instigation du roi Baudouin et de conseillers, ont façonné pour leurs enfants un parcours scolaire certes équilibré linguistiquement, mais qui s’avérera quelque peu chaotique. Ainsi, le petit prince Philippe accomplit ses primaires et ses trois premières années secondaires en français au collège Saint-Michel d’Etterbeek, puis ses trois dernières années de secondaire en néerlandais en qualité d’interne à l’abbaye de Zevenkerken, près de Bruges. Ballotté entre le français et ce flamand bien plus parlé alors par les domestiques que par les membres de la famille royale, peu soutenu par des parents absents, peu intégré par ses camarades, mal encadré par un corps professoral peu habitué à compter des membres de la famille royale dans ses classes, Philippe accomplit des études secondaires très moyennes (ce sera encore bien plus catastrophique pour son frère Laurent). Ce qui ne l’empêchera pas, par la suite, de devenir le tout premier universitaire de la Famille royale. Ayant perfectionné son apprentissage du néerlandais et de l’allemand, il a aussi étudié en anglais à la Graduate School de l’université de Stanford en Californie et décroché un master of arts en sciences politiques. Ce qui ne l’empêchera pas non plus de devenir pilote de chasse à l’armée, puis pilote d’hélicoptère dans le civil. À force de volonté et de détermination, ce dont il ne manque pas. Son épouse, la reine Mathilde a eu la chance de connaître un parcours scolaire bien plus classique et plutôt brillant, loin de toute médiatisation. Également universitaire, Mathilde a décroché les diplômes de logopède à l’Institut Marie Haps et de psychologue à l’UCL. Tous deux ont donc une idée précise quant à la manière d’élever leurs enfants, leur donner tous les atouts pour leur vie future et surtout les erreurs à ne pas commettre dans leur éducation. En particulier pour la princesse Élisabeth qui sera, bien plus que ses frères et sœur, confrontée à un devoir de représentation très important.

Les sciences politiques et une formation multi-armes

La Famille royale étant considérée au Nord du pays comme plutôt francophone, Philippe et Mathilde ont réglé la question communautaire en inscrivant leurs enfants en néerlandais pour tout leur cursus scolaire, un enseignement par ailleurs des plus qualitatifs. Tout comme la princesse Astrid, Philippe et Mathilde ont choisi l’excellent collège Sint-Jan Berchmans de Bruxelles. Mais Astrid, et son époux le prince Lorenz, ont aussi fait le choix d’envoyer Amedeo, Laura, Joachim, Luisa et Lætitia au collège de Sevenoaks, dans le Kent, à partir de la 4e secondaire (Lætitia y est encore). Le Roi et la Reine n’ont pas retenu cette option pour Élisabeth. Elle va bel et bien terminer ses secondaires à Sint-Jan Berchmans. Ensuite l’attend un parcours universitaire. À l’étranger, c’est plus que probable (aux États-Unis, pour parfaire son anglais?). En Belgique? C’est possible. Mais la question linguistique va ressurgir. Sauf peut-être si la princesse suit les cours de l’École royale militaire, bilingue, et qui dispense d’excellentes formations universitaires scientifiques et polytechniques. L’option latin-grec que suit la princesse Élisabeth actuellement ne serait d’ailleurs pas un frein pour des études scientifiques, vu le niveau d’enseignement de son collège. Et si Élisabeth est plutôt littéraire, comme semble l’indiquer son choix, elle pourrait plutôt se diriger vers les sciences politiques, une voie souvent empruntée par les héritiers de trônes et autres couronnes. C’est la matière qu’a étudiée son père en Californie. Tout comme le prince Frederik de Danemark (diplômé de Harvard) ou le grand-duc héritier de Luxembourg, Guillaume, qui y a ajouté la politique internationale. Mais au Royaume-Uni, le prince William a plutôt choisi, quant à lui, d’étudier l’histoire de l’art et ensuite la géographie, à l’université écossaise de St-Andrews où il a par ailleurs rencontré sa future femme, Kate Middleton. Chacun d’entre eux a aussi complété sa formation par des stages effectués auprès d’institutions internationales. Élisabeth devrait bénéficier du même régime. Enfin, avant ou après cette expérience universitaire, Élisabeth devrait suivre une formation militaire. Du côté du Palais royal, on nous dit que celle-ci n’est plus indispensable ni obligatoire (car le Roi n’est plus qu’un chef symbolique des armées), mais cette formation reste logique vu le lien très fort qui unit la monarchie et l’armée. Et on n’imagine pas la jeune princesse zapper cette option, alors que ses cousins, les princes Amedeo et Joachim, ont endossé l’uniforme… Mais, signe des temps, ce pourrait être une formation accélérée de quelques mois, multi-armes et composantes, lui offrant un aperçu détaillé, mais rapide de l’univers de l’armée. Une formation qu’elle pourrait effectuer entre ses secondaires et l’unif, comme d’autres prennent une année sabbatique par exemple. Ce fut le cas du Roi, mais aussi d’autres princes héritiers en Europe. Le prince William avait effectué sa formation militaire après ses études. On le voit, toutes les options restent ouvertes. Bien sûr, cet avenir que nous traçons pour la Princesse n’est encore que conjectures. Les seules personnes qui savent ce qui attend concrètement Élisabeth dans les prochaines années, ce sont sans doute le Roi et la Reine. Et nous avons la faiblesse de croire qu’ils suivront aussi les goûts et les envies de l’intéressée. Oui, Élisabeth devrait avoir voix au chapitre concernant son avenir! Une fois n’étant pas coutume…