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La Reine chez les Arenberg!

Mathilde a visité l’exposition exceptionnelle “Le pouvoir et la beauté” qui réunit 500 ans d’oeuvres d’art et d’archives de la famille d’Arenberg, la plus ancienne famille princière de Belgique.

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Ce jeudi 8 novembre, la Reine est partie à la découverte du «Pouvoir et la Beauté», à travers la collection d’œuvres d’art et d’archives de la famille d’Arenberg. C’est le thème de l’exposition qui rassemble plus de 230 pièces au M-Museum de Louvain, dont des tableaux de Van Dyck, Véronèse et Rubens ainsi que des gravures de Dürer. Mais aussi une partition manuscrite d’Antonio Vivaldi ou un rouleau de parchemin datant de 1300 et racontant l’histoire de la première croisade et la fondation du premier royaume chrétien de Jérusalem! La réunion de cette collection aussi rare que précieuse, mais dispersée au fil des âges, devait forcément susciter l’intérêt du Palais royal. d’autant plus que la famille d’Arenberg est la plus ancienne famille princière de Belgique…

En matière d’histoire, la famille d’Arenberg en connaît et en a fait un rayon! La sienne s’étend sur près d’un millénaire! Les racines historiques des Arenberg remontent au XIIe siècle, fermement implantées qu’elles étaient alors dans la localité d’«Aremberg», non loin de Cologne dans l’Eifel, l’actuel land allemand de Rhénanie-Palatinat. Les comtes d’Aremberg, burgraven (commandants militaires) de Cologne de père en fils et nobles du Saint-Empire romain germanique, ne tardèrent pas à jouer un rôle politique d’abord dans la région puis, au fur et à mesure qu’ils essaimèrent par le biais d’alliances et autres mariages, dans toute l’Europe, troquant au passage le «m» de leur nom contre un «n». La famille d’Arenberg a notamment influencé la prise de position politique dans les Pays-Bas méridionaux et marqua l’histoire militaire européenne – ils furent de toutes les batailles! – du Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle. Le mariage de Marguerite de La Marck-Arenberg avec Jean de Ligne, baron de Barbançon, issu d’une des plus anciennes et illustres Maisons du comté de Hainaut, marque la création de la Troisième Maison d’Arenberg, lignée qui subsiste encore actuellement. La fidélité de cette Maison aux Habsbourg fut récompensée par l’élévation à la dignité princière (en 1576) puis ducale (en 1644). La Maison d’Arenberg a fourni des générations de personnalités politiques, militaires et religieuses ainsi que de nombreux mécènes. Les archives et la bibliothèque des Arenberg ont enrichi les collections de la Bibliothèque royale de Belgique, alors que les collections familiales se sont faites, défaites, amassées, vendues tout au long d’un demi-millénaire. En 1831, Prosper-Louis d’Arenberg fut le candidat du Vatican à l’élection du premier roi des Belges. L’histoire lui préféra Léopold de Saxe-Cobourg et Gotha. C’est dire l’importance de cette famille dont on peut découvrir une partie des collections au M-Museum de Louvain.

À signaler que le «Festival Vijf Eeuwen Arenberg» (cinq siècles d’Arenberg) propose une autre expo à la bibliothèque de Louvain, «Vivre noblement», sur la base de plans, archives, tapisseries du château de Heverlee, propriété aujourd’hui de l’université de Louvain.

Philippe et Mathilde fans de Bruegel

Le Roi et la Reine se sont rendus à Vienne ce lundi pour inaugurer l’exposition Bruegel qui se tient au Kunsthistorische museum

 

BELGA PHOTO DIRK WAEM

Ici en compagnie du couple présidentiel autrichien.  BELGA PHOTO DIRK WAEM

Si on ne sait pas exactement quand il est né (entre 1525 et 1530), on sait quand est mort le peintre Pieter Bruegel, dit Bruegel l’Ancien. C’était en 1560. En prévision du 450e anniversaire de cette illustre disparition, le Kunsthistorische Museum de Vienne a eu pour ambition de présenter la première grande exposition monographique au monde consacrée au plus important peintre flamand du XVIe siècle. Et pareille mise à l’honneur valait bien une inauguration royale.

Le Roi et la Reine se sont donc rendus ce lundi dans la capitale autrichienne pour découvrir cet événement accessible au grand public du 2 octobre 2018 au 13 Janvier 2019.

Ils ont d’abord reçu un accueil officiel au Hofburg, l’ancien palais impérial des Habsbourg qui héberge aujourd’hui la présidence.
Le président Alexander Van der Bellen et son épouse Doris les ont chaleureusement accueillis. Les deux couples commencent à bien se connaître, ils se sont rencontrés au Luxembourg l’an dernier ainsi qu’il y a quelques mois en Suisse lors du sommet annuel des chefs d’Etat de langue allemande.
Après le déjeuner avec le couple présidentiel, le Roi et la Reine ont été reçus par le bourgmestre de Vienne avant de se promener dans un parc du centre-ville et de retrouver le couple présidentiel pour visiter en privé la bibliothèque nationale.
A 18 h, ils ont officiellement inauguré l’expo Bruegel, l’occasion pour le Souverain de délivrer le discours suivant :

Discours de Sa Majesté le Roi
à l’ouverture de l’exposition consacrée à Bruegel
au Kunsthistorisches Museum
Vienne, 1er octobre 2018.

« Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Je me réjouis d’être présent parmi vous aujourd’hui dans ce magnifique musée qui, à lui seul, représente si bien les liens entre l’Autriche et la Belgique. Les Belges se sentent chez eux, ici, au milieu des nombreuses œuvres d’art en provenance de nos régions et réalisées à une époque où le duché de Brabant était gouverné par Charles Quint et ses successeurs.

Pierre Bruegel l’Ancien, qui est décédé à Bruxelles en 1569, il y a presque 450 ans, peignait son temps tel qu’il était. Il montrait la société et la vie rurale dans toute leur simplicité. Il observait avec attention, compassion et aussi beaucoup d’humour, les grands mais aussi les plus petits côtés de l’humanité. Ses tableaux représentent de superbes paysages naturels, des vues villageoises, une urbanisation débutante et des mariages paysans.

Il exprime parfaitement ce qui vit dans l’âme de ses contemporains. Il met en couleurs et en images de profondes sagesses populaires. Nous voyons la vie dure mais aussi les fêtes de son peuple. Nous voyons une réalité parfois froide, mais de laquelle émane une atmosphère de joie de vivre et d’esprit d’entreprise. Son talent inné à susciter admiration et émerveillement, saisit l’humanité dans toute son authenticité. Il n’idéalise pas la beauté comme le font certains peintres de la Renaissance du sud. Pour lui, la vie ordinaire est en elle-même merveilleuse. C’est là un beau message pour aujourd’hui.

Mesdames et Messieurs,

L’art et la culture rassemblent. Ils réunissent aujourd’hui nos deux pays. Ils nous montrent une partie de notre passé commun. Ils nous rapprochent aussi des générations qui nous précèdent. Et ils nous unissent à nos propres contemporains. Car l’art et la culture éveillent notre imagination et nous invitent à voir avec d’autres yeux, à intégrer dans notre jugement d’autres perspectives et, à partir de là, à jeter des ponts. En ces temps d’indifférence croissante l’art et la culture peuvent contribuer à mieux comprendre l’autre et à rapprocher les hommes et les communautés entre eux. Nous devons de toutes nos forces soutenir un tel élan.

Monsieur le Président,

Je vous remercie à nouveau pour votre aimable accueil aujourd’hui. Je remercie aussi les organisateurs de cette superbe exposition, qui est le résultat d’autant d’audace que de vision, et je leur souhaite tout le succès possible. Le 450ième anniversaire de Bruegel sera également commémoré en Belgique. Je vous invite donc tous très chaleureusement à nous rendre visite en cette année Bruegel 2019.

Mesdames et Messieurs, je déclare maintenant ouverte cette exposition. »

©  Philip Reynaers  / Photonews

Cadeau de la Ville de Vienne: une représentation de Mozart en porcelaine. © Philip Reynaers / Photonews

©  Philip Reynaers  / Photonews

Promenade dans le parc. © Philip Reynaers / Photonews

©  Philip Reynaers  / Photonews

© Philip Reynaers / Photonews

©  Philip Reynaers  / Photonews

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Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

La Tour de Babel suscite des commentaires. Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

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Bain de foule avec des touristes belges. Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

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BELGA PHOTO DIRK WAEM

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Le roi Philippe sur son kitesurf (nouvelle vidéo)

Le Palais royal vient de mettre en ligne sur son compte Instagram une nouvelle vidéo du roi des Belges, Philippe, pratiquant son sport nautique favori

 

roi kite

Le roi Philippe souhaite à ses compatriotes une bonne fin de vacances en diffusant des images tournées sans doute au large de l’île d’Yeu sur lesquelles on peut une nouvelle fois le voir pratiquer son sport favori, le kitesurf.

L’an dernier, le Souverain avait surpris tout le monde en faisant diffuser une première vidéo du genre. En combinaison, il s’était même filmé lui-même, en dirigeant une caméra avec sa bouche !

Rebelote pour cet été 2018. Sur cette nouvelle vidéo, on voit qu’il a déjà plus l’habitude de se filmer. Et le temps se prêtait mieux à ce type de tournage. Les images sont magnifiques, plus nettes et le fond de l’air plus clair. La séquence étant habillée un extrait musical du Collegium Vocale Gent placé sous la direction de Philippe Herreweghe. Un joli moment de détente à découvrir ici 

 

L’Audi du prince Harry vendue 80.000 euros

Un break V8 biturbo avec lequel il s’était rendu au mariage de Pippa en compagnie de Meghan

Prince Harry Audi for sale

 

Rangé des voitures, le prince Harry depuis qu’il est marié ! Il vient en tout cas de vendre son bolide, une Audi RS6 Avant  de 4.0 L moteur V8 biturbo. Un véhicule que le prince âgé de 33 ans a (fort) peu utilisé. Acquis en avril 2017, il a parcouru à peine 7.200 km sous la conduite princière. Harry avait notamment été aperçu à bord de cette Audi en mai 2017. C’est avec elle qu’il s’était rendu au mariage de Pippa Middleton en compagnie de Meghan Markle, qui était encore sa petite amie à l’époque. Ce break est bien plus une bombe sur roues qu’un gentil véhicule familial. Equipé du pack dynamique, sa vitesse maximale a été portée à 280 km/h au lieu de 250 km/h. Et la RS6 peut parcourir le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes.

Le prix catalogue de cette petite merveille est de 104.000 euros, plus 12.360 euros d’options. Mais Harry n’a pas payé ce prix-là, puisqu’il est connu que les membres de la Famille royale britannique reçoivent 60% de réduction chez Audi, comme sans doute d’autres constructeurs de luxe. La voiture a été revendue par un garagiste intermédiaire pour l’équivalent de 80.000 euros. Harry a donc dû se faire un petit bénéf sur l’opération. De quoi repeindre la chambre du prochain petit Wales qui ne saurait tarder…

 

Harry et sa RS6. (Isopix)

Harry et sa RS6. (Isopix)

Meghan qui va dans le coffre de l'Audi du prince Harry. (Isopix)

Meghan qui va dans le coffre de l’Audi du prince Harry. (Isopix)

 

Philippe, le roi artiste, expose au palais royal

 

 

Christophe Licoppe  © Photo News

Les nouveaux portraits officiels du Roi et de la Reine peints par Osvaldo Leite. Christophe Licoppe © Photo News

Ce vendredi 20 juillet, le Roi et la Reine ont inauguré l’exposition organisée cet été au palais royal de Bruxelles, qui sera gratuitement accessible au public du 22 juillet au 2 septembre, de 10 h 30 à 17 h. A découvrir bien sûr l’enfilade de pièces et de salles plus prestigieuses les unes que les autres de ce qui constitue le bureau officiel du 7e roi des Belges, mais cette année le clou de la visite est à n’en pas douter la présentation dans un coin de la salle du Trône de deux tableaux représentant le roi Baudouin et qui ont été réalisés par le roi Philippe lui-même. Ils sont exposés à l’occasion des 25 ans de la disparition du 5e roi des Belges.

C’était d’ailleurs à l’occasion de l’anniversaire de Philippe que le Palais royal avait révélé cette passion de notre Souverain actuel en diffusant une photo de lui en train de s’adonner à ce hobby. Nous vous avions révélé le nom du peintre qui a donné quelques conseils techniques au Souverain, le portraitiste uruguayen Osvaldo Leite, qui expose dans le monde entier. Ce dernier vient, en outre, de réaliser deux portraits officiels, en pied, des Souverains, portraits qui accueillent désormais les visiteurs dans le grand vestibule, juste avant qu’ils empruntent l’escalier d’honneur du palais royal de Bruxelles.

Christophe Licoppe  © Photo News

Baudouin par Philippe. Christophe Licoppe © Photo News

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L’artiste devant ses oeuvres. Christophe Licoppe © Photo News

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L’artiste au travail. Christophe Licoppe © Photo News

Voici la rose Princesse Astrid

Lundi au palais royal de Bruxelles, la soeur du Roi a baptisé de son nom et de sa main une rose à la senteur raffinée.

 

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Une nouvelle rose a été développée par les Pépinières et Roseraies Georges Delbard. Cette nouvelle variété porte le nom « Princesse Astrid de Belgique ». Fondées en 1935 par Georges Delbard, ces pépinières et roseraies sont parmi les plus anciennes et les plus connues de France. Elles créent des roses de jardin et des arbres fruitiers de haute qualité, à Malicorne dans l’Allier.

Lundi, la princesse Astrid recevait les concepteurs de la rose à son nom au palais royal de Bruxelles, afin de baptiser officiellement cette rose dont la particularité est de sentir particulièrement bon. Ce qui n’est malheureusement plus souvent le cas sur le marché des roses devenu industriel.

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Le prince Laurent puni: pourquoi c’est injuste

La Chambre a entériné ce jeudi la décision des membres de la commission spéciale statuant sur la sanction disciplinaire du frère du Roi. Le Prince voit sa dotation rabotée de 15% en 2018.

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L’assemblée plénière de la Chambre des représentants a donc entériné ce jeudi 29 mars, par vote secret, la décision de la commission spéciale réunie pour statuer sur le sort du prince Laurent. Pour rappel, ce dernier était sous le coup d’une suppression de 15% de sa dotation annuelle à titre de sanction disciplinaire, soit 46.000 euros d’une dotation élevée à 307.000 euros (devant passer en principe à 314.000 euros cette année avec l’inflation). En effet, le gouvernement fédéral, Premier ministre en tête, estime que le frère du Roi a contrevenu à la loi de 2013 sur les dotations royales et princières en assistant sans autorisation à une réception donnée le 19 juillet 2017 à la mission diplomatique chinoise auprès de l’Union européenne. Pour rappel, le prince Laurent y a été invité à l’occasion du 90e anniversaire de l’armée révolutionnaire chinoise. Il y est apparu en uniforme sans en avoir fait la demande préalable auprès du ministre des Affaires Étrangères. Ce qui n’a pourtant pas fait de vagues, jusqu’à ce que le Prince communique lui-même sur l’événement par le biais de son compte Twitter. L’information repérée par un confrère néerlandophone a fait l’objet d’un entrefilet dans le quotidien De Standaard le 7 août. Aussitôt, l’implacable machine politico-médiatique se mit en branle. Au lendemain de l’article, le cabinet du Premier laisse entendre qu’une sanction va tomber et qu’elle consisterait en une retenue de 10% sur la dotation. Sanction qui monte rapidement à 15% lorsque le gouvernement apprend que le Prince se fera représenter par un avocat. «Avant même que mon client puisse être entendu pour s’expliquer sur sa présence à la fête chinoise», insiste Maître Laurent Arnauts, le conseil du Prince, devant ses treize juges. L’avocat est venu défendre son illustre client devant les parlementaires membres de la Commission spéciale chargée par la Chambre des représentants de statuer sur le sort du Prince, puisque la Chambre est la seule autorité habilitée à le sanctionner, sur proposition du gouvernement, par une éventuelle retenue ou suppression de sa dotation. Depuis le vote de la loi sur les dotations aux membres de la Famille royale en 2013, c’est la première fois que pareille séance est organisée. Pendant quelque trois heures, l’avocat s’échine, dans un hémicycle déserté de la plupart de ses occupants habituels, à démonter point par point, aussi bien sur le fond de l’affaire (les imperfections de la loi sur les dotations) que sur la forme (la manière dont le gouvernement a instruit le dossier), la procédure disciplinaire qui a été lancée contre le prince Laurent. Comme Laurent Arnauts l’explique dans notre interview (voir pages suivantes), finalement si l’on reproche au Prince un petit manquement à la loi sur les dotations, la partie adverse (le gouvernement) a commis de graves entorses au droit le plus élémentaire, à savoir le respect des droits de la défense. Il va même plus loin dans son argumentaire: telle qu’elle est interprétée par le gouvernement, la loi impose aux bénéficiaires de la dotation un régime contraire à la Convention des Droits de l’Homme! Par ses lacunes et ses imprécisions, insiste l’avocat, la loi condamnerait le Prince à un isolement social, puisqu’il fréquente un milieu qui compte beaucoup de responsables politiques et d’autorités étrangères, dont certains font même partie de sa famille (de citer notamment son cousin, le grand-duc Henri de Luxembourg). À mal définir les contacts autorisés au Prince, la loi ferait de lui en permanence un oiseau pour le chat.

La fête chinoise: un mauvais prétexte

Ça, c’est pour le fond de l’affaire. Pour la forme, Me Arnauts a mis en lumière les déclarations hâtives et imprudentes de responsables politiques, les prises de position de membres du gouvernement, puis de la majorité parlementaire, avant que le Prince ne puisse être entendu, tous demandant une sanction pour le Prince, et étant maintenant invités à statuer sur celle-ci! «Le Parlement n’est pas en mesure de juger avec impartialité», martèle-t-il, laissant planer la possibilité qu’il soumette le dossier à la Cour européenne des droits de l’homme! D’autant plus que le SPF Finance a, apparemment d’initiative, amputé anticipativement la dotation du prince de 15% au début de janvier, avant même que le Parlement ne tranche! Quant au prétexte à la procédure, Me Arnauts écarte d’emblée deux griefs avancés par le gouvernement (dont des propos agressifs du Prince à l’attention du monde politique et de famille tenus en marge d’une activité au Sénat en 2016) les jugeant étrangers à la procédure disciplinaire en cours pour se concentrer sur le grief principal reproché au Prince: sa présence en uniforme à la réception donnée par l’ambassade chinoise. Il rappelle que 600 personnes étaient invitées, dont des militaires, tous en uniforme, parmi lesquels le chef de la Marine belge, ainsi que le président du Comité militaire de l’Union européenne, un général quatre étoiles, mais aussi des parlementaires. Pour parler des bonnes relations belgo-chinoises et donc de l’absence de problème diplomatique, il évoque les cinq missions économiques menées en Chine par le prince Philippe, qui, devenu Roi, s’y est aussi rendu en visite d’État, après avoir accueilli le président chinois à Bruxelles. Il a également rappelé qu’il y a peu, le Premier ministre belge s’était réjoui de la signature de nouveaux accords commerciaux avec la Chine. Pour Me Arnauts, le caractère politique de la présence de Laurent – invité par un ami attaché culturel – n’est pas établi. Il avance même, audacieusement, l’idée que refuser l’invitation eût été autrement plus problématique sur le plan diplomatique.

Une sanction disproportionnée

Quoi qu’il en soit, l’avocat dénonce aussi une sanction disproportionnée, car elle correspond de facto à la presque totalité du traitement annuel net de son client, déduction faite des dépenses de personnel et de fonctionnement, qui représentent les deux tiers de la dotation et sont difficilement compressibles. Il propose de son côté une alternative à la sanction, en l’occurrence une correction de la loi de novembre 2013 sur les dotations royale et princières, qu’il juge imprécise. L’exposé de trois heures prend fin. Après le déjeuner, une séance de questions-réponses est prévue entre les membres de la Commission et le conseil du Prince. Une seule question sera posée… Puis la commission se retire pour délibérer. Le résultat ne tarde pas. À douze voix contre une, la commission décide de sanctionner le Prince. Ce vote devait encore être entériné en séance plénière de la Chambre le jeudi 29 mars, après débats publics, ainsi qu’un nouveau vote secret.

Comme le craignait l’avocat, le principe d’une sanction était acquis depuis le début. Les politiques veulent punir, sur un mauvais prétexte, une attitude générale du Prince. Si, dans ces pages, il nous est arrivé souvent de critiquer le comportement du frère du Roi ces dernières années, il semble qu’en matière de droit, cette procédure présente en effet de sérieuses lacunes… L’assemblée n’en a pas tenu compte et la lecture d’une très touchante lettre du prince adressée aux parlementaires n’y a rien changé.

La danse dans le viseur de la Reine

La Souveraine s’est rendue à Wijnegem dans le cadre d’un projet soutenu par le Fonds Reine Mathilde

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

La Reine a visité le projet WCU-DANCE (World Children Unity Dance – We See You Dance). Un projet qui apprend aux jeunes d’horizons différents à chanter, faire de la musique et à danser ensemble. Les jeunes ont présenté leurs compositions à la Reine qui s’est ensuite entretenue avec eux. La visite se déroulait dans le cadre de l’appel aux projets Music Connects du Fonds Reine Mathilde. L’activité se déroulait au « Petit Château » de Wijnegem.

Credit : Frederic Sierakowski / Isopix

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Un téléfilm sur Harry et Meghan

Il racontera l’histoire d’amour entre l’actrice américaine et son prince charmant

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La chaîne américaine Lifetime effectue actuellement le casting pour un téléfilm intitulé “Harry & Meghan: the royal love story”. Celui-ci racontera la grande histoire d’amour qui unit le prince britannique et la charmante actrice américaine, qui ont prévu de se marier le 19 mai prochain dans la chapelle du château de Windsor. La chaîne câblée avait déjà produit, en 2011, un téléfilm sur le frère aîné de Harry. La fiction “Kate & William: quand tout a commencé” avait raconté la relation amoureuse entre les futurs duc et duchesse de Cambridge, relation qui ne fut pas un long fleuve tranquille mais qui finit par déboucher sur un mariage et (bientôt) trois enfants. L’actrice Camilla Luddington de “Grey’s Anatomy” incarnait alors la future duchesse Kate. Ici, malheureusement pour elle, Meghan Markle ne peut pas participer au casting pour interpréter son propre rôle. Elle a dû renoncer à sa carrière d’actrice. Le titre de princesse demande des sacrifices. Avant elle, Grace Kelly connut les mêmes tourments…

Pas de prince Laurent à la Fête du Roi !

Le roi Albert, la reine Paola, la princesse Astrid et le prince Lorenz assisteront au Te Deum et aux festivités organisées au Parlement le 15 novembre prochain. Aux abonnés absents, le prince Laurent et la princesse Claire.

 

 BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

Dans la matinée du mercredi 15 novembre 2017, le roi Albert et la reine Paola, ainsi que leurs fille et gendre, la princesse Astrid et le prince Lorenz assisteront au Te Deum à l’occasion de la Fête du Roi. Le Te Deum sera chanté en la Cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles. En revanche, aucune trace dans le communiqué de presse royal de la présence du prince Laurent et de la princesse Claire.

L’après-midi, rebelote. Ce sont les mêmes qui se rendront au Palais de la Nation (le siège du Parlement fédéral) où ils assisteront à la cérémonie organisée par la Chambre des Représentants, le Sénat et le Gouvernement Fédéral à l’occasion de la Fête du Roi. Là non plus, aucune nouvelle du prince Laurent et de son épouse. La rupture entre Laeken et Tervuren semble plus que jamais d’actualité…