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Bataille de boules de neige royale ! (photos)

Le Roi, la Reine et les petits princes à Verbier en Suisse pour les classiques vacances au ski. Et on sait s’amuser chez nos royaux ! 

 

belgian royal family in verbier

Le Roi, la Reine et leurs enfants profitent du congé de Carnaval pour exercer leurs talents à ski sur les pistes de la station de Verbier en Suisse au cours d’une semaine sportive et familiale. La Famille Royale est arrivée dans sa station de prédilection ce samedi 6 février, comme bon nombre de nos compatriotes se rendant en montagne à cette période. Le couple royal et leurs enfants séjournent chez des amis. La princesse Elisabeth (14 ans), le prince Gabriel (12 ans), le prince Emmanuel (10 ans) et la princesse Eléonore (7 ans) sont déjà, comme leurs parents, des skieurs confirmés.

Sur les images, on peut voir la famille poser pour le photographe, mais aussi une bataille de boules de neiges entamée par les enfants, et toute la famille à skis.

 

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Selfie royal à Molenbeek

Le Roi a visité le centre de formation de la chaîne de supermarchés Lidl et posé avec les futurs collaborateurs 

Reporters / HERCHAFT

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Quand il s’agit de donner une image positive de la commune de Molenbeek-Saint-Jean, les élus, la bourgmestre Françoise Schepmans (MR) en tête, peuvent compter sur le soutien du Roi. Philippe s’est en effet rendu ce mercredi dans la commune bruxelloise tant critiquée en Belgique et plus encore à l’étranger depuis les attentats de Paris. Lors de cette visite, il s’agissait pour le Roi de mettre toute la lumière sur l’apprentissage en alternance (dans l’enseignement secondaire), programme auquel participe la chaîne de supermarchés Lidl. Elle a en effet ouvert le mois dernier son deuxième centre de formation, justement à Molenbeek. Le Roi a pu visiter le lieu de formation des futurs collaborateurs de Lidl, la reproduction d’un magasin de la chaîne en taille réelle, où ils apprennent leur métier. L’occasion pour Philippe de s’entretenir avec les jeunes actuellement en formation, et puis, pourquoi pas, de faire un petit selfie souvenir en leur compagnie!

Laurent fait le show au Salon de l’auto

Le frère cadet du Roi tient la main de Miss Belgique, salue la diversité chez les gardes du corps, est toujours à l’étroit dans ses costumes et chamboule l’itinéraire de visite. Du Laurent, quoi !

Frederic Sierakowski / Isopix

Frederic Sierakowski / Isopix

 

Avec les vacances de Noël, il avait fini par nous manquer le prince Laurent. Sa bonhomie légendaire, sa bonne humeur proverbiale et son sens de l’accueil des journalistes… Eh bien il était dans un grand jour pour l’inauguration du 94e Salon de l’auto au Heysel ce mercredi matin. Il a fait le show avec Miss Belgique, ne lui lâchant plus la main, s’est félicité de la présence d’une personne de couleur parmi les agents de sécurité qui l’escortaient – «  C’est bien de voir l’Afrique représentée », lui a-t-il dit. Ensuite, Laurent, qui a, fidèle à son habitude, enfilé un veston un rien étroit, a bouleversé le parcours de visite pour s’intéresser aux véhicules électriques et s’est arrêté sur des stands et devant des ministres qui n’en demandaient pas tant. Ah oui, il a aussi téléphoné devant tout le monde mais en masquant ses lèvres. Aucun doute, le cru 2016 s’annonce très prometteur…

Frederic Sierakowski / Isopix

Frederic Sierakowski / Isopix

Frederic Sierakowski / Isopix

Frederic Sierakowski / Isopix

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Frederic Sierakowski / Isopix

 

Le roi Albert à nouveau opéré de son cancer

Placé sous anesthésie générale à Saint-Luc, le Souverain s’est fait retirer un nouvel épithélioma basocellulaire. Il a besoin de repos 

 

Crédit ERIC LALMAND / BELGAIMAGE

Crédit ERIC LALMAND / BELGAIMAGE

Le Palais royal a diffusé un communiqué officiel cet après-midi:

“Ce lundi 5 octobre 2015, Sa Majesté le Roi Albert a été opéré aux Cliniques Universitaires Saint Luc à Bruxelles d’un nouvel épithélioma basocellulaire au niveau du nez. L’opération a eu lieu sous anesthésie générale. Le Roi Albert a besoin de repos.”

C’est déjà la troisième opération du genre pour l’ancien Souverain.  Le lundi 7 juillet 2014, le roi Albert II avait été admis à Saint-Luc Cliniques universitaires Saint-Luc pour subir immédiatement une intervention chirurgicale consistant à lui retirer une petite tumeur située sur son cuir chevelu. Depuis fin 2011, Albert II est en fait suivi deux fois par an par un dermatologue, pour surveiller le traitement d’un epithelioma basocellulaire, une forme de cancer de la peau lié à une trop forte exposition au soleil. Le 17 novembre 2011, aux cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles, Albert II avait subi une première intervention chirurgicale au nez pour retirer une petite tumeur, qualifiée alors de “localisée, superficielle et sans métastases”. L’épithélioma basocellulaire ou carcinome basocellulaire est l’une des formes les plus courantes et les plus bénignes du cancer de la peau. L’apparition de ce type de cancer se fait en général au niveau des zones exposées au soleil, comme le nez ou le haut du crâne. L’âge favorise également leur apparition.

Pour rappel, le Roi a dû être hospitalisé à plusieurs reprises ces vingt dernières années:

Le 22 février 2008, Albert II a été opéré à l’œil droit pour une cataracte (une opacification partielle du cristallin), à l’hôpital universitaire d’Anvers. Cette cataracte était liée à l’âge et le Roi avait subi la même opération similaire à l’œil gauche en février 2006 dans le même hôpital.

Le 28 juin 2007, Albert II subissait une intervention nettement plus sérieuse, restant hospitalisé une dizaine de jours à la clinique Saint-Jean de Bruxelles. Le Roi s’était fracturé le col du fémur après une chute dans un escalier du château de Laeken. L’intervention avait nécessité la pose d’une hanche artificielle. Et cette opération a laissé le Roi très affaibli. Après son message de Noël 2007, Albert s’était retiré de la scène publique, sur conseil de son médecin, et n’allait reprendre le cours normal de ses activités que le 30 janvier à l’occasion de la réception du Nouvel An au Palais. Dès 2008, le Roi et la Reine avaient progressivement limité leurs déplacements officiels à l’étranger. En novembre 2008, leur dernier long séjour, en Inde, avait été très éprouvant, lançant dès ce moment déjà les premières rumeurs d’abdication.

Quadruple pontage

En 2000, coup sur coup, Albert II avait déjà subi deux grosses interventions chirurgicales dangereuses. Le 29 janvier, une crise de sciatique aiguë, provoquée par une hernie discale, l’obligeait à entrer à la clinique Onze Lieve Vrouw d’Alost. L’intervention de neurochirurgie, bien supportée, avait duré 45 minutes. Moins de trois mois plus tard, le 12 avril 2000, le Roi retournait d’urgence à l’hôpital d’Alost, victime d’un malaise cardiaque. Le Souverain a subi, durant plus de deux heures, un quadruple pontage coronarien. La convalescence allait durer six semaines. Le Roi avait 65 ans à l’époque. Le début de ses vrais problèmes de santé.

Si l’on remonte plus loin dans le temps, on se rend compte qu’Albert II a toujours eu mal au dos. En septembre 1999, il avait dû suspendre toutes ses activités durant sept jours en raison de violents problèmes de dos, des problèmes récurrents depuis plusieurs années, disait-on à l’époque. La moto, dont le Roi était fan, lui a également valu quelques ennuis physiques. Lors d’une chute, à Fréjus (sud de la France), en août 1984, le prince Albert s’était cassé plusieurs côtes. La douleur était telle qu’il avait alors arrêté de fumer ! Le 8 novembre 2002, il chutait une nouvelle fois dans le sud de la France, se cassant la cheville. Il avait décidé alors de ranger sa bécane au garage et de passer ses vacances en sillonnant la France ou l’Italie en voiture…

La princesse Ann bientôt à Bruxelles

La fille de la reine Elizabeth II du Royaume-Uni vient assister aux cérémonies de commémoration du centenaire de la mort de la courageuse infirmière britannique. 

 

BELGA IMAGE

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Le lundi 12 octobre, la Princesse Astrid assistera, en présence de la Princesse Royale  - la princesse Ann de Grande-Bretagne – aux cérémonies de commémoration du centenaire de la mort de l’infirmière britannique Edith Cavell. La commémoration débutera à Uccle, à l’hôpital qui porte son nom et au parc Montjoie où un buste de l’infirmière sera dévoilé. Une cérémonie se tiendra ensuite dans l’hémicycle du Sénat, où Edith Cavell fut jugée et condamnée à mort en 1915.

Charles et Camilla surpris par un aigle !

Le prince de Galles et la duchesse de Cornouailles posent très… naturellement à côté de Zéphyr, un aigle un peu remuant! 

ISOPIX

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En visite au Sandringham Flower Show dans le Norfolk, le prince Charles et son épouse Camilla ont été confrontés à Zéphyr, un pygargue  (comme l’aigle américain qui se trouve sur les blasons officiels des États-Unis), la mascotte de la RAF, l’armée de l’air britannique. Ils n’avaient pas prévu que ce dernier batte des ailes violemment  d’où leur expression plutôt surprise. Toujours un régal pour les photographes…

Mathilde portait une création de la Maison Ullens

Au cours de cette visite d’État, la Reine met en avant de nombreux couturiers belges, dont la philanthrope belge Mimi Ullens

 

La Reine en compagnie de la philanthrope et créatrice de vêtements  belge Myriam "Mimi" Ullens de Schooten.  © Photo News / Philip Reynaers

La Reine en compagnie de la philanthrope et créatrice de vêtements belge Myriam “Mimi” Ullens de Schooten. © Photo News / Philip Reynaers

 

 

 

Un journal néerlandophone a lancé la polémique ce mercredi matin :   pendant la visite d’État en Chine, la Reine ne porterait que du Natan. Un de nos confrères versé dans les actualités axées sur la mode a émis ce reproche au sujet de Mathilde, qui privilégierait beaucoup trop, selon lui, les créations du couturier Edouard Vermeulen, de la maison Natan et ne ferait pas assez honneur aux autres créateurs belges. Peut-être a-t-il écrit un peu vite, car, pour cette visite longue de 8 jours et truffée d’un nombre certain d’activités de représentation pour l’épouse du chef de l’Etat, Mathilde a emmené dans ses bagages un imposant trousseau de tenues.

Il est vrai que les premiers jours, elle a d’abord porté du Natan, une marque qui s’est spécialisée dans les tenues chic de hautes personnalités (la reine Maxima des Pays-Bas, la Grande-Duchesse de Luxembourg parmi d’autres têtes couronnées, mais aussi des grands noms du gotha et des milieux politiques ou d’affaires),  mais la Reine a également emporté des créations d’autres maisons. Rien que ce mercredi à Pékin, elle a arboré deux tenues, l’une, en gris, griffée Ann De Meulemeester, l’autre était estampillée Maison Ullens, la ligne de vêtements dessinée par Myriam “Mimi” Ullens de Schooten, l’épouse du baron, homme d’affaires et mécène Guy Ullens de Schooten, célèbre pour ses collections d’art contemporain. Mimi Ullens qui est également bien connue pour la Fondation Mimi, très active dans la lutte contre le cancer. Mathilde a déjà porté des créations de Mme Ullens, mais ici elle voulait particulièrement l’honorer à l’occasion de la visite de la galerie d’art que le couple a ouverte à Shanghai et dont la reine Paola avait visité le chantier il y a dix ans, lors de la précédente visite d’État dans l’Empire du Milieu (photo ci-dessus). A Shanghai, la Reine portera également du Depoorter .Retrouvez ci-dessous les autres tenues que la Reine a portées jusqu’à présent au cours de cette visite chinoise…

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Philippe accueilli par le président chinois… à coups de canon !

Cérémonie haute en couleurs sur la Place Tian Anmen pour la visite d’Etat du Roi des Belges

 

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

Comme les grondements menaçants d’un orage à venir, la Brabançonne, interprétée par le grand orchestre de l’armée populaire, est rythmée de manière énergique par des tirs de canon. La même fanfare aux uniformes verts et aux casquettes géantes entame ensuite la Marche des Volontaires, l’hymne national de la République populaire de Chine avec le même enthousiasme cuivré, alors que la canonnade se poursuit. Le bruit de la dernière décharge ricoche de plein fouet sur le Grand Palais de l’Assemblée du Peuple avant de se perdre en une interminable agonie aux confins de l’immense place et de l’inaudible, alors que claquent au vent d’innombrables drapeaux rouges. D’ordinaire bourrée de promeneurs et de touristes à toute heure du jour, la place Tian Anmen, coeur de la Chine de Mao, a été évacuée de toute âme, pour la cérémonie d’accueil officielle du Roi des Belges. Trente-quatre ans après son oncle, le roi Baudouin, dix ans presque jours pour jours après son père, le roi Albert II, Philippe de Belgique est accueilli par le président chinois. Si la cérémonie n’a pas changé d’un iota, ce dernier n’est plus le même. Hu Jintao a été remplacé par Xi Jinping, d’un abord plus souriant. Il connaît déjà les souverains belges, puisqu’il s’était rendu en visite d’État en Belgique l’an dernier, pour ce qui constituait la première visite « entrante » du septième Roi des Belges. Et nous voici en Chine pour sa première visite « sortante ». C’est normal, nous explique-t-on au Palais vu l’importance de ce pays devenu première puissance économique mondiale et eu égard à l’invitation qu’avait adressée le président Xi à Philippe. Le Roi qui connaît extrêmement bien la Chine. C’est la neuvième fois qu’il s’y rend !

Non loin de la délégation belge, constituée de deux ministres fédéraux (Didier Reynders et Pieter De Crem) et des trois ministres-présidents régionaux, Mathilde, dans un superbe ensemble probablement griffé De Meulemeester, a pris place à côté de la First Lady chinoise au pied de l’immense Palais frappé de l’étoile rouge. Elle regarde Philippe au côté du président chinois se tenir droit comme un i sous une sorte d’abri évoquant un peu le Baldaquin du Bernin de la basilique Saint-Pierre. Devant eux, un gradé de service en grand uniforme s’approche de Leurs Excellence et Majesté à pas de félin empreints d’un subtil mariage de rigueur et de souplesse. En un éclair, il sort son sabre du fourreau et, d’un glapissement aigu et nasillard, enjoint son détachement à présenter les armes. Ce que ces soldats, pourtant issus de différents corps de l’armée chinoise, comme l’évoquent leurs uniformes, font comme un seul homme en une synchronisation parfaite. Impressionnant.

La prochaine étape se trouve à l’intérieur du Palais. Alors que la Reine s’entretient en privé avec l’épouse du président, le Roi, ses collaborateurs et les ministres belges s’alignent le long d’une immense table de conférence en face du président et de ses propres ministres. S’ensuit un entretien dont nous avons pu saisir les premières minutes et apprendre que le président chinois avait été extrêmement touché par les condoléances adressées par le Roi lors du naufrage d’un navire de croisière début du mois sur le fleuve Yangsté et qui a fait des centaines de victimes. Le roi a, quant à lui, entrepris d’expliquer la visite d’État entreprise en Chine, dans cinq villes,avec les représentants du monde académique et scientifique et les 103 CEO d’entreprises belges présents. La suite restera de l’ordre du secret puisque nous avons été priés de quitter la salle ! Allait s’ensuivre une séance de signatures d’accords officiels, académiques et commerciaux avant un banquet d’État offert par le président.

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

 FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

Philippe et Mathilde à l’assaut de la Grande Muraille

Avant la cérémonie officielle avec le président chinois, les Souverains se sont rendus sur un édifice touristiquement indispensable.

Un passage incontournable. @Reporters.

Un passage incontournable. @Reporters.

L’étape incontournable du voyage, “le” moment touristique de cette toute
première visite d’Etat en Chine, c’est bien sûr la découverte de la
Grande Muraille de Chine. Arrivés dans la nuit de lundi à mardi à Pékin,
où sont prévues les activités diplomatiques de cette visite de huit
jours, comme l’accueil officiel et la rencontre avec le président
Xi-Jinping, le Roi et la Reine ont tout d’abord posé pour les
photographes sur la portion de cette ligne de défense historique longue
de 6.700 km située à une heure et demie de route de Pékin. Comme dix
ans plus tot, jour pour jour, la reine Paola. La souveraine était cette
fois-là venue seule, car Albert II préférait se reposer avant d’attaquer
une semaine d’un programme plutôt musclé (qui n’était rien cependant à
côté de celui prévu pour Philippe et Mathilde… plutôt dense).
Pour Paola, il pleuvait à verses. Philippe et Mathilde ont eu plus de
chance, même si la Muraille se nimbait de brouillard. Philippe, en
costume, Mathilde revêtue d’une petite robe jaune griffée Natan, qu’elle
a déjà portée en d’autres occasions, ont déambulé sur l’édifice plus que
doublement millénaire très révélateur de la puissance de l’Empire du
Milieu depuis aussi longtemps !

La Reine portait une ravissante robe jaune pour l'occasion. @Isopix.

La Reine portait une ravissante robe jaune pour l’occasion. @Isopix.

Le Roi comme nous ne l’avons jamais vu !

À Wuhan, Philippe a été littéralement conquis par le spectacle de Franco Dragone.

Les Souverains ont apprécié le spectacle. @ Isopix.

Les Souverains ont apprécié le spectacle. @ Isopix.

Des applaudissements nourris. Un bon millier de Chinois sont debout,
tournés vers la tribune d’honneur. Ils croient apercevoir la Reine,
battent des mains à tout rompre et dans le même temps saisissent leur
smartphone pour immortaliser l’instant. Mais non ! Ce n’était pas
Mathilde, juste une journaliste belge en tenue de gala qui a fait un
coucou à l’assemblée. La délégation rit de la méprise. Aussi, lorsque le
vrai couple royal pénètre dans la tribune, les spectateurs sont cette
fois plus circonspects et les applaudissements un brin moins nourris.
Tout le monde prend place. Certains dans les premiers rangs remarquent
sur leur siège un poncho de plastique, ils sourient mais ne savent pas
encore qu’ils vont en avoir réellement besoin ! En fait, comme la
plupart des spectateurs dans la salle, le Roi et la Reine ignorent
encore à quel show s’attendre dans ce théâtre flambant neuf, construit
tout spécialement à Wuhan pour accueillir le Han-Show, le nouveau
spectacle aquatique imaginé par le Louviérois Franco Dragone.

Philippe et Mathilde ont salué Franco Dragone. @ Isopix.

Philippe et Mathilde ont salué Franco Dragone. @ Isopix.

Premiers battements de tambours. Des immenses voiles se lèvent pour
disparaître au plafond à vitesse vertigineuse tandis que des éléments de
décor en descendent, parfaitement synchrones. La scène se révèle.
Majestueuse. Bientôt des jets d’eau virevoltent en tous sens.
Du plafond coulent soudain des chutes qui ne dépareraient pas au
Niagara, puis ce sont carrément les tribunes qui s’écartent, le premier
étage de gradins qui descend et… une piscine qui apparaît alors que
des acrobates y plongent après moult cumuler. De plus en plus haut, de
plus en plus loin. Grandiose ! Le Roi, subjugué, se penche en avant,
sourit et, à chaque acrobatie un tantinet spectaculaire, se tourne vers
son épouse, l’un ou l’autre voisin, et même derrière lui, pour prendre
l’assistance à témoin. Il est conquis. La Reine apprécie aussi, mais
utilise un mouchoir pour s’éponger discrètement le visage. L’effet
brumisateur des chutes d’eau n’est pas excellent pour son maquillage. Et
encore moins pour sa tenue de gala. Point de poncho pour les royaux, ils
sont trop haut dans les gradins. On lui tend une cape rouge pour
protéger ses vêtements.
Le roi retient son souffle, comme le reste de l’assistance: là-haut,
tout là-haut, sous le toit du théâtre, un plongeur s’élance d’une
hauteur vertigineuse, enchaîne les saltos avant de pénétrer tel une
flèche dans l’onde, d’où surgissent soudain comme de nulle part des
hommes en Flyboard. Ils s’élèvent et tournoient dans les airs par la
seule puissance de jets d’eau. Spectaculaire ! Mais bien moins encore
que les jet-skis devenus acrobates! Le Roi bat des mains comme un
enfant. Un instant, il a quitté sa réserve coutumière – d’aucuns disent
son côté coincé – pour s’abandonner à la joie de ce spectacle étonnant.
De mémoire de chroniqueurs royaux – et nous sommes nombreux pour cette
visite d’Etat – personne ne l’avait jamais vu ainsi !