Le malaise de Paola: un certif pour protéger la dotation ?

Le problème de santé de l’ancienne souveraine aurait été rendu public pour éviter des problèmes avec la dotation d’Albert II

ISOPIX

ISOPIX

La reine Paola va mieux. Elle a certes eu un malaise et doit se ménager les prochaines semaines. Ce qui n’empêche pas des excursions et autres sorties. Ainsi, dimanche dernier, à l’occasion des Journées du Patrimoine, une hôtesse d’accueil et un guide touristique de Montmédy, bourgade française frontalière avec la Belgique située non loin de Virton et bien connue pour sa citadelle… à la Vauban, ont eu l’insigne honneur de croiser puis de guider l’ancien couple royal venu à l’heure de la fermeture et sans s’annoncer pour admirer les vieilles pierres ainsi que l’église locale en toute discrétion, n’étant accompagné que d’un couple d’amis et de gardes du corps. La Reine avait l’air en bonne santé.

En fait, si la population s’est inquiétée fort logiquement pour la santé de l’ancienne souveraine, il nous est revenu à bonne source que le problème n’avait jamais été grave si ce n’est une énorme fatigue psychologique – on nous a dit “un coup de vieux” -, mais qu’il s’agissait surtout pour les anciens souverains de justifier – par certificat du médecin en quelque sorte – leur absence prolongée de quelques mois sans qu’il n’y ait risque de préjudice pour leur dotation. On le sait, le roi Albert II est actuellement en pétard avec le monde politique parce qu’il estime avoir été floué avec le montant de la dotation qui lui a été alloué annuellement. Où il s’est rendu compte qu’il recevait une somme équivalent à celle que recevait son fils alors prince héritier, mais qu’en plus lui devrait désormais payer des impôts dessus (IPP sur la partie traitement, taxes et accises sur le reste). Une somme d’un peu plus de 900.000 euros qui semble ne pas suffire à l’ancien couple royal qui a dû sérieusement revoir son train de vie à la baisse.

Mais en plus, avec le gouvernement fédéral actuel dominé par la séparatiste et républicaine  N-VA, Albert II craint qu’une trop longue absence des activités de représentation publique ait des conséquences sur sa dotation. D’aucuns pourraient avoir la tentation d’encore raboter la pension royale. D’où l’annonce publique du malaise de la reine Paola – un certificat médical en bonne et due forme en quelque sorte.

 

Elizabeth II : 63 ans de règne en 63 chapeaux

Le site de ventes en ligne ShopAlike.fr propose une amusante revue des chapeaux emblématiques de la reine d’Angleterre. Un par année de règne. Ça vaut le voyage !

image

 

image

 

Le 9 septembre prochain, la reine Elizabeth II battra son arrière-arrière-grand-mère, la reine Victoria, en terme de longévité sur le Trône du Royaume-Uni avec 63 ans 7 mois et deux jours de règne. Bien plus médiatisée que son aïeule, elle s’est rendue célèbre au fil du temps par ses tenues particulières sans oublier ses chapeaux. Le site de ventes en ligne ShopAlike.fr a réalisé pour l’occasion une infographie qui passe en revue 63 années de règne en 63 chapeaux (Vous pouvez découvrir ici l’infographie et les photos de la Reine auxquelles chaque chapeau se rapporte).

Témoin du temps qui passe, cette revue est aussi une revue de mode. Enfin de la mode qui n’appartient sans doute qu’à la reine d’Angleterre !

Charles et Camilla surpris par un aigle !

Le prince de Galles et la duchesse de Cornouailles posent très… naturellement à côté de Zéphyr, un aigle un peu remuant! 

ISOPIX

ISOPIX

En visite au Sandringham Flower Show dans le Norfolk, le prince Charles et son épouse Camilla ont été confrontés à Zéphyr, un pygargue  (comme l’aigle américain qui se trouve sur les blasons officiels des États-Unis), la mascotte de la RAF, l’armée de l’air britannique. Ils n’avaient pas prévu que ce dernier batte des ailes violemment  d’où leur expression plutôt surprise. Toujours un régal pour les photographes…

Mathilde portait une création de la Maison Ullens

Au cours de cette visite d’État, la Reine met en avant de nombreux couturiers belges, dont la philanthrope belge Mimi Ullens

 

La Reine en compagnie de la philanthrope et créatrice de vêtements  belge Myriam "Mimi" Ullens de Schooten.  © Photo News / Philip Reynaers

La Reine en compagnie de la philanthrope et créatrice de vêtements belge Myriam “Mimi” Ullens de Schooten. © Photo News / Philip Reynaers

 

 

 

Un journal néerlandophone a lancé la polémique ce mercredi matin :   pendant la visite d’État en Chine, la Reine ne porterait que du Natan. Un de nos confrères versé dans les actualités axées sur la mode a émis ce reproche au sujet de Mathilde, qui privilégierait beaucoup trop, selon lui, les créations du couturier Edouard Vermeulen, de la maison Natan et ne ferait pas assez honneur aux autres créateurs belges. Peut-être a-t-il écrit un peu vite, car, pour cette visite longue de 8 jours et truffée d’un nombre certain d’activités de représentation pour l’épouse du chef de l’Etat, Mathilde a emmené dans ses bagages un imposant trousseau de tenues.

Il est vrai que les premiers jours, elle a d’abord porté du Natan, une marque qui s’est spécialisée dans les tenues chic de hautes personnalités (la reine Maxima des Pays-Bas, la Grande-Duchesse de Luxembourg parmi d’autres têtes couronnées, mais aussi des grands noms du gotha et des milieux politiques ou d’affaires),  mais la Reine a également emporté des créations d’autres maisons. Rien que ce mercredi à Pékin, elle a arboré deux tenues, l’une, en gris, griffée Ann De Meulemeester, l’autre était estampillée Maison Ullens, la ligne de vêtements dessinée par Myriam “Mimi” Ullens de Schooten, l’épouse du baron, homme d’affaires et mécène Guy Ullens de Schooten, célèbre pour ses collections d’art contemporain. Mimi Ullens qui est également bien connue pour la Fondation Mimi, très active dans la lutte contre le cancer. Mathilde a déjà porté des créations de Mme Ullens, mais ici elle voulait particulièrement l’honorer à l’occasion de la visite de la galerie d’art que le couple a ouverte à Shanghai et dont la reine Paola avait visité le chantier il y a dix ans, lors de la précédente visite d’État dans l’Empire du Milieu (photo ci-dessus). A Shanghai, la Reine portera également du Depoorter .Retrouvez ci-dessous les autres tenues que la Reine a portées jusqu’à présent au cours de cette visite chinoise…

State visit of the Belgian Sovereigns to China / 21.6 State visit of the Belgian Sovereigns to China / 22.6 State visit of the Belgian Sovereigns to China / 22.6 State visit of the Belgian Sovereigns to China / 23.6 State visit of the Belgian Sovereigns to China / 23.6 State visit of the Belgian Sovereigns to China / 24.6

Philippe accueilli par le président chinois… à coups de canon !

Cérémonie haute en couleurs sur la Place Tian Anmen pour la visite d’Etat du Roi des Belges

 

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

Comme les grondements menaçants d’un orage à venir, la Brabançonne, interprétée par le grand orchestre de l’armée populaire, est rythmée de manière énergique par des tirs de canon. La même fanfare aux uniformes verts et aux casquettes géantes entame ensuite la Marche des Volontaires, l’hymne national de la République populaire de Chine avec le même enthousiasme cuivré, alors que la canonnade se poursuit. Le bruit de la dernière décharge ricoche de plein fouet sur le Grand Palais de l’Assemblée du Peuple avant de se perdre en une interminable agonie aux confins de l’immense place et de l’inaudible, alors que claquent au vent d’innombrables drapeaux rouges. D’ordinaire bourrée de promeneurs et de touristes à toute heure du jour, la place Tian Anmen, coeur de la Chine de Mao, a été évacuée de toute âme, pour la cérémonie d’accueil officielle du Roi des Belges. Trente-quatre ans après son oncle, le roi Baudouin, dix ans presque jours pour jours après son père, le roi Albert II, Philippe de Belgique est accueilli par le président chinois. Si la cérémonie n’a pas changé d’un iota, ce dernier n’est plus le même. Hu Jintao a été remplacé par Xi Jinping, d’un abord plus souriant. Il connaît déjà les souverains belges, puisqu’il s’était rendu en visite d’État en Belgique l’an dernier, pour ce qui constituait la première visite « entrante » du septième Roi des Belges. Et nous voici en Chine pour sa première visite « sortante ». C’est normal, nous explique-t-on au Palais vu l’importance de ce pays devenu première puissance économique mondiale et eu égard à l’invitation qu’avait adressée le président Xi à Philippe. Le Roi qui connaît extrêmement bien la Chine. C’est la neuvième fois qu’il s’y rend !

Non loin de la délégation belge, constituée de deux ministres fédéraux (Didier Reynders et Pieter De Crem) et des trois ministres-présidents régionaux, Mathilde, dans un superbe ensemble probablement griffé De Meulemeester, a pris place à côté de la First Lady chinoise au pied de l’immense Palais frappé de l’étoile rouge. Elle regarde Philippe au côté du président chinois se tenir droit comme un i sous une sorte d’abri évoquant un peu le Baldaquin du Bernin de la basilique Saint-Pierre. Devant eux, un gradé de service en grand uniforme s’approche de Leurs Excellence et Majesté à pas de félin empreints d’un subtil mariage de rigueur et de souplesse. En un éclair, il sort son sabre du fourreau et, d’un glapissement aigu et nasillard, enjoint son détachement à présenter les armes. Ce que ces soldats, pourtant issus de différents corps de l’armée chinoise, comme l’évoquent leurs uniformes, font comme un seul homme en une synchronisation parfaite. Impressionnant.

La prochaine étape se trouve à l’intérieur du Palais. Alors que la Reine s’entretient en privé avec l’épouse du président, le Roi, ses collaborateurs et les ministres belges s’alignent le long d’une immense table de conférence en face du président et de ses propres ministres. S’ensuit un entretien dont nous avons pu saisir les premières minutes et apprendre que le président chinois avait été extrêmement touché par les condoléances adressées par le Roi lors du naufrage d’un navire de croisière début du mois sur le fleuve Yangsté et qui a fait des centaines de victimes. Le roi a, quant à lui, entrepris d’expliquer la visite d’État entreprise en Chine, dans cinq villes,avec les représentants du monde académique et scientifique et les 103 CEO d’entreprises belges présents. La suite restera de l’ordre du secret puisque nous avons été priés de quitter la salle ! Allait s’ensuivre une séance de signatures d’accords officiels, académiques et commerciaux avant un banquet d’État offert par le président.

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

© Photo News / Philip Reynaers

 FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

Philippe et Mathilde à l’assaut de la Grande Muraille

Avant la cérémonie officielle avec le président chinois, les Souverains se sont rendus sur un édifice touristiquement indispensable.

Un passage incontournable. @Reporters.

Un passage incontournable. @Reporters.

L’étape incontournable du voyage, “le” moment touristique de cette toute
première visite d’Etat en Chine, c’est bien sûr la découverte de la
Grande Muraille de Chine. Arrivés dans la nuit de lundi à mardi à Pékin,
où sont prévues les activités diplomatiques de cette visite de huit
jours, comme l’accueil officiel et la rencontre avec le président
Xi-Jinping, le Roi et la Reine ont tout d’abord posé pour les
photographes sur la portion de cette ligne de défense historique longue
de 6.700 km située à une heure et demie de route de Pékin. Comme dix
ans plus tot, jour pour jour, la reine Paola. La souveraine était cette
fois-là venue seule, car Albert II préférait se reposer avant d’attaquer
une semaine d’un programme plutôt musclé (qui n’était rien cependant à
côté de celui prévu pour Philippe et Mathilde… plutôt dense).
Pour Paola, il pleuvait à verses. Philippe et Mathilde ont eu plus de
chance, même si la Muraille se nimbait de brouillard. Philippe, en
costume, Mathilde revêtue d’une petite robe jaune griffée Natan, qu’elle
a déjà portée en d’autres occasions, ont déambulé sur l’édifice plus que
doublement millénaire très révélateur de la puissance de l’Empire du
Milieu depuis aussi longtemps !

La Reine portait une ravissante robe jaune pour l'occasion. @Isopix.

La Reine portait une ravissante robe jaune pour l’occasion. @Isopix.

Le Roi comme nous ne l’avons jamais vu !

À Wuhan, Philippe a été littéralement conquis par le spectacle de Franco Dragone.

Les Souverains ont apprécié le spectacle. @ Isopix.

Les Souverains ont apprécié le spectacle. @ Isopix.

Des applaudissements nourris. Un bon millier de Chinois sont debout,
tournés vers la tribune d’honneur. Ils croient apercevoir la Reine,
battent des mains à tout rompre et dans le même temps saisissent leur
smartphone pour immortaliser l’instant. Mais non ! Ce n’était pas
Mathilde, juste une journaliste belge en tenue de gala qui a fait un
coucou à l’assemblée. La délégation rit de la méprise. Aussi, lorsque le
vrai couple royal pénètre dans la tribune, les spectateurs sont cette
fois plus circonspects et les applaudissements un brin moins nourris.
Tout le monde prend place. Certains dans les premiers rangs remarquent
sur leur siège un poncho de plastique, ils sourient mais ne savent pas
encore qu’ils vont en avoir réellement besoin ! En fait, comme la
plupart des spectateurs dans la salle, le Roi et la Reine ignorent
encore à quel show s’attendre dans ce théâtre flambant neuf, construit
tout spécialement à Wuhan pour accueillir le Han-Show, le nouveau
spectacle aquatique imaginé par le Louviérois Franco Dragone.

Philippe et Mathilde ont salué Franco Dragone. @ Isopix.

Philippe et Mathilde ont salué Franco Dragone. @ Isopix.

Premiers battements de tambours. Des immenses voiles se lèvent pour
disparaître au plafond à vitesse vertigineuse tandis que des éléments de
décor en descendent, parfaitement synchrones. La scène se révèle.
Majestueuse. Bientôt des jets d’eau virevoltent en tous sens.
Du plafond coulent soudain des chutes qui ne dépareraient pas au
Niagara, puis ce sont carrément les tribunes qui s’écartent, le premier
étage de gradins qui descend et… une piscine qui apparaît alors que
des acrobates y plongent après moult cumuler. De plus en plus haut, de
plus en plus loin. Grandiose ! Le Roi, subjugué, se penche en avant,
sourit et, à chaque acrobatie un tantinet spectaculaire, se tourne vers
son épouse, l’un ou l’autre voisin, et même derrière lui, pour prendre
l’assistance à témoin. Il est conquis. La Reine apprécie aussi, mais
utilise un mouchoir pour s’éponger discrètement le visage. L’effet
brumisateur des chutes d’eau n’est pas excellent pour son maquillage. Et
encore moins pour sa tenue de gala. Point de poncho pour les royaux, ils
sont trop haut dans les gradins. On lui tend une cape rouge pour
protéger ses vêtements.
Le roi retient son souffle, comme le reste de l’assistance: là-haut,
tout là-haut, sous le toit du théâtre, un plongeur s’élance d’une
hauteur vertigineuse, enchaîne les saltos avant de pénétrer tel une
flèche dans l’onde, d’où surgissent soudain comme de nulle part des
hommes en Flyboard. Ils s’élèvent et tournoient dans les airs par la
seule puissance de jets d’eau. Spectaculaire ! Mais bien moins encore
que les jet-skis devenus acrobates! Le Roi bat des mains comme un
enfant. Un instant, il a quitté sa réserve coutumière – d’aucuns disent
son côté coincé – pour s’abandonner à la joie de ce spectacle étonnant.
De mémoire de chroniqueurs royaux – et nous sommes nombreux pour cette
visite d’Etat – personne ne l’avait jamais vu ainsi !