Lors de sa rencontre avec la presse en fin de mission économique au Japon, le duc de Brabant a défendu et rendu hommage à John Cornet d’Elzius, son plus proche conseiller, qui vient de faire l’objet d’une série d’articles critiques dans les médias.

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Le comte John Cornet d’Elzius, le conseiller privé du prince Philippe et donc l’un des plus proches collaborateurs du prince héritier, va quitter son poste à l’automne prochain. Ce diplomate détaché des Affaires étrangères a accepté un poste d’ambassadeur à Tel Aviv dans le cadre du classique Mouvement diplomatique. Cette mission économique au Japon était donc sa dernière, ensuite John Cornet accompagnera le prince dans son voyage au Burundi, du 1er au 4 juillet prochains avant de laisser le poste à son remplaçant  Pierre Cartuyvels, l’actuel conseiller diplomatique du ministre de la Défense, Pieter De Crem.

Le Burundi sera une dernière épreuve importante pour le Prince et son fidèle bras-droit. C’est en effet la toute première fois que le duc de Brabant remplacera le Roi dans une mission de représentation de cette importance. La république du Burundi a invité Albert II dans le cadre des cérémonies des 50 ans de l’Indépendance de notre ancienne colonie.

John Cornet est l’homme de l’ombre, qui indique au Prince ce qu’il doit faire et quand il doit le faire, l’assiste en permanence comme lorsqu’il s’agit d’attacher les  décorations qu’il décerne, lui donne les présents à offrir et enfin le coache par rapport à la presse. Un homme qui a fait l’objet de critiques cette semaine de la part de certains de nos confrères qui n’ont pu obtenir une interview anticipée du Prince. Ce dernier a tenu à rendre un hommage appuyé à celui qui fut son fidèle bras droit de 2000 à 2004 et de 2009 à 2012 :

« J’ai un lien très proche, très fort avec John Cornet, a insisté le prince Philippe. C’est quelqu’un que j’admire énormément. En Belgique, on doit savoir qu’il y a des grands serviteurs de l’État, qui donnent tout pour le pays, qui ont comme idéal de servir.  J’ai eu la chance de bénéficier de cet exemple et de ses conseils, de son intelligence, de sa finesse de perception. C’est une chance pour moi et le pays d’avoir des diplomates de haut vol comme lui. C’est bien sûr un départ, parce qu’il est normal qu’il y ait un roulement. C’est dans l’ordre des choses. Il va prendre une responsabilité dans une ambassade, à Tel Aviv. Mais les liens qui ont été créés dépassent le simple lien de travail. On continuera à se voir et je serai toujours intéressé de bénéficier de ses conseils. »