Le sculpteur Wilfried Pas a coulé pour la postérité dans le bronze verdi les bustes du sixième couple royal. Prestance et majesté au menu pour Albert II. Une oeuvre toute en discrétion et en élégance pour la reine Paola. 

Le Roi n'est pas resté de marbre devant le bronze de son épouse.  (Crédit REPORTERS)

Le Roi n’est pas resté de marbre devant le bronze de son épouse.
(Crédit REPORTERS)

 

Ce mardi, au cours de leur toute dernière semaine à la tête du pays, le Roi et la Reine étaient les invités du Sénat de Belgique. Ils ont inauguré leurs bustes qui orneront les locaux de la Haute Assemblée. installés dans le Salon vert du Palais de la Nation, ces bustes de nos sixièmes Souverains, réalisés en bronze verdi, sont l’oeuvre du sculpteur néo-expressionniste flamand Wilfried Pas. C’est en effet une tradition que la Chambre accueille les portraits des couples royaux alors que le Sénat reçoit leurs bustes. Mais il est dit qu’Albert II marquera l’histoire du Sénat autant que l’histoire de Belgique, car les dix statues des précédents couples royaux étaient sculptées dans le marbre blanc. Albert II et Paola ont quant à eux été coulés dans le bronze. Le critique d’art et dénicheur de talents bien connu Jan Hoet, ami de la Reine et membre de la Commission Art du Sénat estime que “Wilfried Pas est parvenu à rendre les traits burgonds du visage du Roi et la grâce de la Reine”. La réception rassemblait une centaine d’invités parmi lesquels des sénateurs, les présidents et anciens présidents des deux chambres ainsi que le vice-Premier ministre (CD&V) Pieter De Crem. Aucun membre de la N-VA ni du Vlaams Belang n’était présent, sans trop de surprise. Ensuite Albert II et Paola ont convié, en présence du futur couple royal, présidents et anciens présidents au Palais royal où ils se sont vus remettre encore plusieurs cadeaux. Pareil accueil augure du meilleur pour les trois Joyeuses Sorties d’Albert et Paola, demain à Gand, jeudi à Eupen et vendredi à Liège…

Albert II et son double (cherchez le vrai ! ;-) Crédit REPORTERS

Albert II et son double (cherchez le vrai ! ;-)
Crédit REPORTERS