La veuve du roi Hussein de Jordanie fête ce mardi son 60e anniversaire. Le temps n’a aucune prise sur cette ancienne architecte américaine devenue jordanienne le jour de son mariage.  Toutes les photos de la reine Noor.

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Dignité, tel est le mot qui caractérise la reine Noor. Depuis la mort du roi Hussein de Jordanie, le 7 février 1999, la quatrième épouse du souverain hachémite s’est drapée dans cette dignité belle et distante empreinte d’une certaine nostalgie comme en témoigne ce sourire triste qu’elle affiche en permanence sur son visage. A 60 ans aujourd’hui, la belle-mère du roi Abdallah II (le fils aîné d’Hussein) veille, en discrète matriarche, sur son propre clan, les quatre enfants qu’elle a eus avec le Roi et leur descendance.

Née Elizabeth Najeeb Halaby, le 23 août 1951 aux États-Unis, elle fut la fille d’un pilote d’origine syrienne qui a exercé des fonctions en tant qu’assistant du secrétaire d’État à la Défense dans l’administration Truman avant de se voir attribuer le fauteuil de patron de l’Administration de l’aviation fédérale américaine. sa mère est d’ascendance anglo-suédoise. Elizabeth a poursuivi de brillantes études avant de devenir architecte. c’est ce qui l’a amenée en Jordanie où elle a travaillé au projet de développement de l’aéroport international d’Amman, baptisé du nom de Reine Alia, la 3e épouse du Roi morte cette année 1977 dans un crash d’hélicoptère. C’est comme ça que la jeune femme rencontre le souverain veuf et inconsolable, qu’elle va pourtant réussir à consoler !

Le jour de son mariage, le 15 juin 1978, Elizabeth abandonne la nationalité américaine pour prendre la carte d’identité jordanienne. Elle prend aussi le nom de Noor Al-Hussein. Le couple, amoureux comme au premier jour vingt ans plus tard, se battra jusqu’au bout ensemble contre la maladie du Roi. C’est Noor qui lui fermera les yeux pour l’éternité en février 1999. Maman de quatre enfants et déjà trois fois grand-mère, Noor de Jordanie se bat aussi pour des causes humanitaires, à la tête de sa Fondation active dans l’éradication de la pauvreté et le développement durable, la micro-finance, la santé et l’environnement. Mais aussi depuis 1995 en tant que présidente du mouvement United Word Colleges.