Le moment idéal pour l’abdication d’Albert II et la montée sur le trône de l’héritier présomptif: après la réforme de l’État et la réforme des dotations royales. Voici le nouveau scénario qui tient la corde dans les coulisses du pouvoir.

Philippe intronisé 7e roi des Belges en novembre.  © Photo News

Philippe intronisé 7e roi des Belges en novembre. © Photo News

Philippe sur le trône pour la fête du Roi, le 15 novembre prochain! Voici le nouveau scénario qui circule en coulisses dans les cabinets des ministres fédéraux. Un projet que personne ne confirmera publiquement bien évidemment, mais qui tient pourtant bien la route, malgré toute la difficulté d’obtenir des commentaires officiels de sources qui, en cette matière monarchique sensible, cultivent déjà d’ordinaire une discrétion à toute épreuve, et qui, pour le coup, s’avèrent aussi muettes que des tombes de carpes ! Et pourtant, quelque chose se prépare! Il nous est revenu, de témoins de première main, que le Premier ministre, Elio Di Rupo, a récemment adressé un SMS à ses vice-Premiers informant du fait que le Roi voulait partir et qu’il fallait s’y préparer. Le scénario qui circule en ce moment en coulisses dans les cabinets des vice-Premiers, et non pas chez les séparatistes comme aiment un peu facilement l’asséner nos élus francophones, c’est que le Roi pourrait annoncer son départ à l’occasion de son discours du 21 juillet! En fait, plutôt le 20, puisque le discours de Fête nationale est déjà diffusé la veille. Un départ royal qui se ferait d’ici la fin de l’année. D’aucuns évoquent comme une évidence la date du 15 novembre, la Saint-Léopold et Saint-Albert, jour de la Fête du Roi, ponctuée par une belle fête comme la rêve Philippe et qui deviendrait alors aussi emblématique que le Koninginnedag aux Pays-Bas, le 30 avril, jour où Beatrix est montée sur le trône batave en 1980 et jour où elle en est descendue en 2013. Quid de la date précise, cette fenêtre de novembre serait en tout cas bien plus propice que le jour de la Fête nationale (le 21 juillet prochain) cité auparavant pour le passage de témoin royal car cela laisse cinq mois à nos élus, vacances parlementaires comprises, pour voter les derniers textes de la réforme de l’État, y compris la tant médiatisée réforme des dotations royales. Cela permettrait aussi le cas échéant de débattre et peut-être réduire l’un ou l’autre pouvoir du Roi, comme la sanction des lois, d’ici l’arrivée de Philippe aux affaires. Et, au final, à la mi-novembre, nous aurions des partis de la majorité ayant réussi leur pari de s’entendre sur une réforme en profondeur de nos institutions, avec, en guise de trophée pour les détracteurs de la monarchie, une réforme des dotations royales (désormais octroyées seulement au Roi régnant, au souverain abdicataire, son conjoint veuf et l’héritier présomptif). Ils pourraient donc présenter comme bulletin une toute nouvelle Belgique avec un nouveau Roi à sa tête, le tout ponctué par une petite fête d’intronisation, et aller aux élections la fleur aux dents!

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