La superbe Maggie Q endosse le costume d’une tueuse professionnelle.

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En 1990, Luc Besson lançait un personnage qui allait devenir mythique. Son film “Nikita”, racontait les aventures d’une superbe créature au passé trouble, devenue tueuse professionnelle pour le compte du gouvernement. Anne Parillaud était alors la première actrice à enfiler le costume de Nikita. Vinrent ensuite les non moins séduisantes Bridget Fonda, dans “Nom de code : Nina”, remake américain de “Nikita”, et Peta Wilson, dans “La femme Nikita”, série canadienne en cinq saisons. En 2010, la chaîne américaine CW décidait de donner à l’espionne un tout nouveau visage : celui Maggie Q., une bombe de 32 ans. Mince, élancée, élégante, la belle est parfaite pour ce rôle. Mis à part le changement physique, la nouvelle Nikita est fort proche de l’ancienne.
L’intrigue est passionnante : six ans avant le début de la série, la jeune Nikita est arrêtée pour avoir tué un policier (événement dont elle n’a aucun souvenir). Officiellement, elle est condamnée à mort et exécutée par injection létale. En réalité, l’adolescente est prise en charge par la “Division”, un organe gouvernemental secret qui lui apprend à devenir une espionne/tueuse hors pair. Trois ans plus tard la jeune femme s’enfuit. La “Division” a fait tuer son fiancé. De plus, il semble que l’organisation ne serve pas son pays mais les intérêts de particuliers. Nikita disparaît alors dans la nature. Six ans plus tard, alors que tous pensent l’ancien “agent” disparue pour toujours, elle réapparaît. Son but ? Contrecarrer les missions de la “Division” jusqu’à détruire l’agence elle-même. Un travail de titan que la brunette entame seule… enfin presque.

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Manichéen
Évidemment, Nikita doit utiliser la violence pour parvenir à ses fins. Mais on ne peut que lui pardonner, étant donné que la “Division” est l’incarnation du mal. Son patron, Percy (Xander Berkeley), est un homme sans pitié, qui ordonne l’enlèvement de jeunes prisonniers pour leur apprendre à devenir des tueurs. Il élimine tous ceux qui gênent ses plans, y compris ses alliés. Sa plus fidèle alliée, Amanda (Melinda Clarke), est la psychologue de la Division. Elle s’occupe des interrogatoires et brise également les jeunes recrues. Heureusement pour Nikita, certains sont restés sains d’esprit, au sein de l’impitoyable organisation. Tout d’abord, elle entretient un rapport d’amour/haine avec Michael (Shane West, vu dans “Urgences”), l’homme qui forme les futurs agents et dont elle était très proche lorsqu’elle était encore en service. Le garçon reste dans la “Division” par loyauté envers Percy, mais aussi et surtout pour protéger “ses” jeunes. Ensuite et surtout, Nikita peut compter sur le soutien d’Alex (Lyndsy Fonseca), infiltrée comme recrue au sein de la Division. “Nikita” n’apporte pas grand-chose de neuf en matière de fiction d’espionnage. Ce qui n’empêche pas la série d’être passionnante. Bien sûr, il faut aimer les échanges musclés et les coups de feu à tout va. Les amateurs du genre ne devraient pas être déçus. La preuve : au terme des 22 épisodes que compte déjà la série, la chaîne CW a commandé une saison supplémentaire. Maggie Q. en pantalon de cuir, volume II, ce sera pour la rentrée prochaine aux USA. En attendant, les Belges découvriront les premiers épisodes de la saga, dès samedi prochain, sur la Deux.

“Nikita”, deux épisodes, deux épisodes chaque samedi à partir du 25 juin, 20h05.