La Deux propose en ce moment les derniers épisodes de “Smallville”, une série qui a occupé le petit écran pendant dix ans.

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Dans un petit village perdu du Kansas, un adolescent rêve de jours meilleurs. Rejeté par ses camarades de classe, sans doute à cause de ses ridicules chemises à carreaux (qui dissimulent un physique de mannequin que personne n’a remarqué), persécuté par l’équipe de football, invisible aux yeux de la fille qu’il aime, le jeune homme passe tout son temps libre à aider son père dans la ferme familiale. Des événements vont pourtant changer la donne. Le scénario est assez convenu, mais c’est l’essence de la majorité des productions pour adolescents. Excepté que le village en question s’appelle Smallville et que ledit adolescent se nomme Clark Kent, la véritable identité de Superman. “Smallville” n’est pas une énième fiction à l’eau de rose mais un programme ambitieux qui s’offre de raconter la jeunesse du héros à collant. Durant dix ans (de 2001 à 2011), Alfred Gough et Miles Millar ont tenté d’expliquer comment un fermier du Kansas a pu devenir un brillant journaliste, superhéros à ses heures. Comment un gamin timide a pu accepter de porter une tenue ridicule pour sauver Métropolis. Et, surtout, comment un personnage avec deux mains gauches a réussi à maîtriser ses pouvoirs au point de voler…

Une mythologie bouleversée
La Deux propose en ce moment les deux dernières saisons (la neuf et la dix) des aventures du jeune Superman. “Smallville” aura donc occupé l’antenne durant une décennie. Un programme très apprécié des plus jeunes, mais peu considéré par les critiques. Les fans de “Superman” furent désespérés de voir les créateurs de la série dénaturer la vie de leur héros. Les amateurs d’effets spéciaux ont pleuré de rire devant des images dignes des années 80. Pire, Tom Welling, l’acteur choisi pour incarner Clark Kent, n’avait qu’une expérience très moyenne des plateaux de tournage. Le jeu de l’ancien mannequin n’était pas rodé et sa crédibilité à l’écran s’en ressentait, du moins dans les premières saisons de “Smallville”. En dépit de ces défauts, la série affiche une longévité qui prouve l’attachement de son public. Les deux dernières saisons de la fiction sont d’ailleurs parmi ses meilleures. Clark s’approche, à chaque épisode, un peu plus du superhéros qu’il sera un jour. Il a l’occasion de rencontrer d’autres surhommes, avec qui il collaborera un temps. Bien sûr, les scénaristes s’attardent sur la relation qu’entretient le reporter avec sa partenaire, la charmante Lois Lane. Ces derniers épisodes sont également l’occasion de voir ou revoir des acteurs qui ont marqué l’histoire de “Superman” et de “Smallville”. Ainsi Teri Hatcher, qui incarnait Lois dans “Les nouvelles aventures de Superman”, a participé à quelques scènes de la dixième saison. Annette O’Toole (Martha Kent), John Schneider (Jonathan Kent), Michael Rosenbaum (Lex Luthor), Kristin Kreuk (Lana Lang) et Michael McKean (Perry White), soit tous les anciens héros de “Smallville”, ont également rendu hommage au programme de la CW. Tous assisteront à l’avènement de Clark Kent en Superman. Petit détail en avant-première pour les spectateurs belges : le costume de Superman n’est plus ce qu’il était…

“Smallville”, deux épisodes tous les samedis, 16 h 55, la Deux.