“Boardwalk Empire” se penche sur le développement fulgurant d’Atlantic City, au début de la prohibition. La série, produite par Martin Scorsese sera prochainement diffusée en clair en Belgique.

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Après les vacances de Pâques, la RTBF proposera “Boardwalk Empire”. La série, produite pas Martin Scorsese (“Taxi Driver”, “La couleur de l’argent”), n’a jamais été diffusée en clair en Belgique francophone. Créé en 2009 par Terence Winter, déjà connu comme le créateur de l’illustre “Soprano”, le programme est plus qu’ambitieux. Le pilote de la série a coûté la bagatelle de 18 millions de dollars ! Chaque épisode supplémentaire exige ensuite cinq millions de dollars ! Malgré ces coûts, le programme compte déjà deux saisons et a été prolongé pour une troisième. Les critiques sont dithyrambiques à l’égard de cette fiction. Intrigue, costumes, décor et casting ont tour à tour été récompensés (à 38 reprises au total !) lors de cérémonies désignant le meilleur de la télévision. Portée par un Steve Buscemi (“Fargo”, “Pulp Fiction”) épatant, “Boardwalk Empire” se penche sur la naissance d’Atlantic City, au début des années 20. Une ville qui s’est bâtie grâce au crime organisé…

L’alcool et la prohibition
En janvier 1920. Enoch “Nucky” Thompson (Steve Buscemi) célèbre en grande pompe le début de la prohibition. Si beaucoup craignent de ne plus pouvoir consommer d’alcool, l’homme politique le plus influent d’Atlantic City y voit une occasion de s’enrichir. Car, sous ses apparences fiables, l’homme est un gangster qui espère profiter du Volstead Act (qui impose la prohibition) pour développer un réseau illégal de distilleries et de vente d’alcool entre New York, Chicago et Atlantic City. Épaulé par son fidèle bras droit Jimmy Darmody (Michael Pitt, voir notre interview), “Nucky” passe du petit criminel ambitieux au statut de véritable magnat de la contrebande. Inspiré de l’histoire vraie d’Enoch “Nucky” Johnson qui a régné en maître sur Atlantic City de 1911 à 1941, “Boardwalk Empire” redonne vie à une époque où le crime organisé était roi. Entre deux fusillades, le public retrouvera le personnage d’Al Capone, associé un temps à “Nucky”. Loin du personnage violent que l’on imagine, Enoch Thompson est décrit comme un personnage calme et sensible. Une douceur qui ne durera qu’un temps. Pour se faire respecter, il devra se montrer impitoyable…