“Southland” suit le quotidien des forces de l’ordre de la cité des Anges. Une fiction de qualité.

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Premier jour de travail pour l’officier Ben Sherman. Un cadavre gît à ses pieds. La victime a été tuée par balle. Le jeune policier semble sous le choc. Les dernières heures ont visiblement été très éprouvantes pour le jeune homme. Le matin même, il a fait la connaissance de John Cooper, l’officier chargé de le former au terrain. L’homme a des méthodes radicales et exerce son travail avec un mépris affiché pour son prochain (c’est-à-dire les personnes qu’il est censé aider). Entre les arrestations sans grand intérêt, l’humour débile de ses collègues et la découverte de corps en décomposition, le nouveau policier n’est plus du tout sûr de vouloir consacrer sa vie à protéger ses concitoyens. Le “bleu” n’est pas le seul à passer une journée difficile. Les inspecteurs de la brigade anti-gang Sammy Bryant et Nate Moretta tentent de découvrir les coupables de la fusillade qui a tué un adolescent alors que les inspecteurs Lydia Adams et Russell Clark sont à la recherche d’une petite fille, portée disparue quelques heures plutôt. Los Angeles, connue du monde entier pour accueillir Hollywood et ses stars, ne ressemble pas à la ville de strass et de paillettes que d’aucun s’imaginent. Dans “Southland”, les membres de la police n’ont aucun répit et luttent tous les jours contre les gangs armés qui sillonnent la cité des Anges…

Une série installée
Los Angeles est une ville de plus de quatre millions d’habitants. Elle représente plus de 800 kilomètres carrés de territoire. Il n’y a que 9.800 policiers pour en assurer la sécurité. C’est sur cette constatation que débute “Southland”. La série s’intéresse au fonctionnement de la police dans son ensemble. Elle se penche notamment sur le travail des officiers dans les rues. Cette perspective est peu courante dans les fictions du genre, qui suivent généralement le déroulement d’une investigation depuis le crime jusqu’à l’arrestation du coupable. “Southland” préfère s’intéresser au quotidien chaotique de ses personnages. Ce sous-genre des séries policières avait déjà été exploité dans “New York 911” ou plus récemment dans le feuilleton americano-canadien encore inconnu en Belgique “Rookie Blue”. “Southland” était au départ diffusée sur la NBC, chaîne nationale, qui avait décidé de supprimer le programme de ses grilles. Le scénario avait en effet été jugé trop “cru” pour être proposé au grand public. C’est donc la TNT, diffuseur crypté, qui avait racheté les droits de la fiction. À raison, puisque la série compte déjà quatre saisons. Les producteurs ont convaincu Lucy Liu d’en rejoindre le casting. En quelques années, “Southland” s’est constitué un vivier de fans fidèles aux USA. La RTBF espère que les Belges suivront le mouvement…

“Southland“,le mardi, deux épisodes, 20h20, la Une.