Durant dix saisons, “Smallville” s’est penché sur la jeunesse du héros aux collants. La Deux diffuse le dernier épisode de la série.

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De tous les superhéros, Superman est sans doute le plus populaire. L’un des moins complexés aussi, sommes-nous tentés de dire lorsqu’on pense au personnage qui se balade avec aisance, vêtu d’un maillot moulant et de bas collants. Mais comment un jeune extraterrestre a-t-il pu devenir le sauveur de l’humanité ? Comment Clark Kent est-il devenu Superman ? C’est à ces questions et plus largement à l’adolescence du héros que “Smallville” s’est intéressée. La série, dont le dernier épisode (en deux parties) est diffusé ce samedi sur La Deux, a raconté la transformation d’un apprenti fermier du Kansas en un journaliste qui, sous une simple paire de lunettes, cache son identité de Superman. Il y a dix saisons de cela, le public découvrait en effet Clark Kent, un ado maladroit, affublé de chemises à carreaux tellement peu seyantes qu’il était la risée de son école. Le garçon cherchait avant tout à maîtriser et à cacher ses pouvoirs surnaturels à ses voisins, un exercice périlleux lorsque l’on habite Smallville, un petit village perdu au milieu de nulle part. Et puis, le jeune fermier rêve de popularité. Car deux amis – même très fidèles –, c’est peu quand on veut rivaliser avec la star de l’équipe de football pour lui voler sa petite amie, la belle (et tellement gnangnan) Lana Lang.

Une graine de héros

Mais les spectateurs un peu subtils (et les autres aussi, d’ailleurs) ont tout de suite vu en ce beau brun un parfait candidat à la cape. Parce que, non content d’être incroyablement fort, Clark Kent est gentil, généreux et altruiste. Il fait poliment la cour aux femmes qu’il apprécie (dont Loïs Lane, qui apparaît plus tard dans la série). Il pardonne sans arrêt à son meilleur ami, Lex Luthor (qui deviendra par la suite son pire ennemi). Il obéit généralement à ses parents et se sent coupable quand il ne le fait pas. Ne cherchez pas plus loin, “Smallville” est une série destinée à un public assez jeune. Malgré les critiques faites à la production (Tom Welling, son acteur principal, n’aurait que deux expressions faciales à offrir, ce qui n’est pas assez, même dans des intrigues guimauves), la fiction a duré une décennie. Et même si les scénaristes ont pris des libertés par rapport à l’intrigue “originale” des comics, ils se sont attachés à expliquer comment un gamin un peu paumé a pu devenir un superhéros. Le dernier épisode du programme, sobrement intitulé “Superman” (“Finale”, dans la version anglaise), célèbre l’avènement de l’homme volant. De nombreux personnages clés de la série seront de retour pour clore en beauté dix ans de “Smallville”. Enfin, clore… Une onzième saison est en préparation… en bandes dessinées. Les aventures de Clark Kent continueront donc sur le papier. Avis aux vrais accros (et seulement à eux).

“Smallville”, deux épisodes,  le samedi 28 avril, 16h50, La Deux.