À partir du 4 août, Club RTL rediffusera l’intégrale de la série culte (tous les jours de la semaine, à 18H15). Nous avions rencontré Alison Arngrim au festival de télé de Monte Carlo. Celle qui a incarné la pire peste du petit écran a répondu avec une grande gentillesse à nos questions.

© DR

On vous avoue qu’après avoir regardé “La petite maison dans la prairie”, on avait un peu peur de rencontrer Alison Arngrim, qui incarnait la peste de la série. On s’attendait à une femme au moins hautaine. Et on avait bien tort. C’est une actrice très simple et vraiment gentille qui nous a reçus.

Vous présentez plusieurs spectacles en France. Pourquoi ne pas travailler aux USA ?
Je n’avais jamais été en France avant 2002. Pour moi, c’était un rêve, une sorte de Disneyland que je voulais absolument visiter. Et j’ai découvert que “La petite maison dans la prairie” faisait vraiment partie de la culture. Comme aux USA, d’ailleurs. Mais je n’avais jamais mesuré l’impact de la série à l’étranger. En France, comme en Belgique d’ailleurs, les gens venaient me dire (en français) “Vous représentez mon enfance”. Et j’ai découvert à quel point les gens aimaient le feuilleton. Et Nellie ! Alors qu’aux USA, les fans continuent à me dire “Je vous hais toujours”, en France ils disent “J’adorais vous détester.” Quand j’ai découvert ce genre de réaction, je me suis dit que je devais revenir. Et j’ai eu la possibilité de présenter des spectacles en France. J’ai sauté sur l’occasion.

Qu’est ce que ça fait d’être la “garce de service” ?
Encore aujourd’hui ! C’est fou mais près de trente ans après la série, les gens me voient encore comme une garce. Ce matin, par exemple, je suis arrivée et il y avait des fans. Ils voulaient encore mon autographe. En 2012, les gens savent encore qui je suis et veulent encore ma signature. Les gens devraient dire “Qui est cette femme ? Dans quoi jouait-elle, déjà ?” Mais non, ils se rappellent parfaitement de Nellie. Ils sont encore fâchés après moi. Comme si j’avais fait quelque chose de grave il y a cinq minutes ! C’est une véritable consécration pour une actrice, d’avoir joué un personnage aussi charismatique.

On dit que, contrairement à votre personnage, vous étiez une petite fille très sage. Ce qui n’était pas le cas de Melissa Sue Anderson, qui jouait la sage Mary…
C’était une fille tellement jolie. Mais elle faisait celle qui voulait être sage et parfaite. Elle était en fait juste hautaine. Elle ne voulait pas jouer avec Melissa (Giblert, qui jouait Laura NDLR) et moi. Elle était le stéréotype de la méchante pom pom girl dans les films (rires).