Eva Longoria a tourné la page d’un immense triomphe qui marquera à jamais sa carrière. Confidences d’une star planétaire.

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Les adieux à “Desperate Housewives” ont dû être très émouvants ! Le dernier jour de tournage a été horrible. Enfin j’exagère ! Disons plutôt très triste et plein de douceur. Nous étions tous très motivés à l’idée de passer à autre chose, de nous lancer dans d’autres projets. Mais mettre en boîte la dernière scène, où nous jouions tous ensemble, a été extrêmement émouvant ! Lorsque les caméras se sont éteintes, nous sommes restés sur le plateau avec l’équipe, nos maris et compagnons à nos côtés. Nous n’avons pas bougé de là et, durant des heures, nous avons parlé, ri et pleuré. C’était un moment exceptionnel !
Sans révéler la fin, êtes-vous satisfaite de la manière dont la série se termine ? Quand “Desperate Housewives” a commencé, cela a été une véritable folie. Durant trois, quatre ans, le phénomène était extrêmement impressionnant. Même si les choses se sont un peu calmées par la suite, nous sentions que nous devions offrir une fin grandiose. Marc (Cherry, le créateur de la série, ndlr) voulait prendre son temps pour clore le programme. On lui a offert ce luxe. Je pense que l’issue a satisfait tout le monde. Il n’y a pas de suspense, pas de nouvelles interrogations. C’est clairement terminé.
Quand aurons-nous droit à l’adaptation cinématographique de “Desperate Housewives” ? Ou à la comédie musicale ? Une comédie musicale ? Impossible, je devrais chanter (rires). Il n’y aura pas de film. La raison pour laquelle nous avons décidé d’arrêter la série est que nous pensons en avoir fait le tour. Nos personnages ont été analysés de la manière la plus pointue possible. Ils ont énormément évolué. Nous ne voyions plus tellement quoi proposer sans devenir redondants. Il est impossible de comparer “Desperate Housewives” à une fiction comme “Sex and the City”, qui proposait une dizaine d’épisodes par an. Nous avons tourné entre 23 et 25 épisodes en presque dix ans. Je pense sincèrement que toutes les options ont été envisagées pour les héros. Il n’y avait plus grand-chose à voir…
On vous compare souvent à Gabrielle ? Pourtant, nous sommes très différentes. En tout cas, je ne ressemble pas du tout à la Gaby des débuts : une femme égoïste, matérialiste et une horrible épouse. Au fil des saisons, elle a changé et je me suis retrouvée en elle. C’est une mère courageuse, une amie de confiance et une bonne épouse. Je l’ai sans doute un peu influencée (rires).
Comment définiriez-vous vos relations avec les autres actrices de “Desperate Housewives” ? Elles sont excellentes. Lorsque nous avons commencé “Desperate Housewives”, les autres actrices de la série avaient déjà été têtes d’affiche d’autres fictions à succès. J’étais la petite nouvelle. Mes collègues m’ont prise sous leur aile. Elles m’ont beaucoup appris sur le métier. Et, au point de vue personnel, nous avons traversé un certain nombre d’épreuves côte à côte : mariage, divorce, bébé, cancer… Cela nous a énormément rapprochées.
Vous avez été révélée grâce aux “Feux de l’amour” . Pas trop dur à assumer ? Pas du tout ! J’ai grandi dans une famille où l’on regardait beaucoup les “soap operas”. Au départ, lorsque je suis partie travailler à Los Angeles, mon rêve était de participer à ce genre de programme. Quand j’ai été engagée dans “Les feux de l’amour”, ma famille était extrêmement fière de moi. Elle était persuadée que j’étais alors au sommet de ma carrière. J’ai d’ailleurs passé trois années incroyables sur les plateaux de ce feuilleton. J’adore

“Desperate Housewives : Saison 8”, dimanche, deux épisodes, 20h25, RTL-TVI.