Troisième saison de NCIS: Los Angeles sur RTL-TVI et rencontre avec Daniela Ruah. Qui aime toujours l’agent spécial Kensi Blye, son personnage.

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Même au milieu de la foule, elle ne passe pas inaperçue. Grande et mince, Daniela Ruah croise les regards avec un sourire avenant. Celle qui campe l’agent spécial Kensi Blye répond également aux journalistes avec gentillesse. Mais pas question, pour autant, de parler de sa vie privée… Vous n’aviez jamais joué dans une grosse production américaine avant NCIS: Los Angeles. Comment cela se passe-t-il?

C’est très différent du Portugal (où l’actrice a effectué ses premiers pas professionnels, NDLR) où j’ai tout appris. Les conditions de travail étaient très dures. Nous avions énormément de boulot et, surtout, très peu de temps pour dormir et étudier le script du lendemain. Alors, quand j’ai débarqué à Los Angeles, où les acteurs sont protégés et encadrés, cela m’a fait un choc. Mon arrivée à Hollywood n’a pas été simple non plus. Je venais de New York, où j’avais emménagé avec des amies. J’ai tout laissé derrière moi. Je me retrouvais seule dans une ville où je ne connaissais personne et se trouvant à une journée et demie de ma famille, au Portugal. J’ai dû emménager en vingt-quatre heures, juste avant de me plonger dans la série!

Parlez-nous de l’évolution de Kensi.

Cela fait trois ans que j’incarne cette femme ayant plus ou moins mon âge et j’ai l’impression de vivre les mêmes changements. Entre 25 et 28 ans, on passe du bonheur d’être libre et de tout donner à son boulot à la volonté d’autre chose. On commence à se dire qu’on veut fonder une famille, avoir quelqu’un à qui dire Bonne nuit avant de s’endormir… Peut-être même avoir des enfants. Ce qui nous paraissait ringard devient attirant! Donc Kensi est forte et indépendante. Mais elle va envisager l’avenir avec maturité.

N’êtes-vous pas lassée de camper tout le temps le même personnage?

C’est vrai que lorsqu’on exploite le même registre tous les jours pendant trois ans, on peut finir par s’ennuyer. D’autant que nous n’avons que deux mois de vacances et qu’il est donc très difficile de s’engager sur d’autres tournages. Mais les scénaristes de NCIS: Los Angeles parviennent toujours à créer des intrigues qui nous permettent de nous dépasser. Certains épisodes sont centrés sur Kensi, ce qui me permet d’aller plus loin dans sa compréhension. Et si l’intrigue concerne un autre personnage, c’est tout aussi bien. On est là pour se soutenir les uns les autres. Nous sommes une équipe avant tout. Et puis il y a les explosions et les scènes de combat…

Vos yeux brillent à cette perspective…

J’adore ces scènes-là! Ce sont mes préférées. Je joue tout moi-même. Sauf les cascades qui pourraient me tuer. Les producteurs ne veulent pas que je m’en occupe. Si cela ne tenait qu’à moi, je m’en chargerais aussi. On nous laisse encore moins participer aux explosions, car rien n’est créé par ordinateur. Les grosses explosions sont réellement mises en scène. Mes employeurs préfèrent laisser les cascadeurs qui sont habitués à s’échapper des flammes s’en charger. C’est un métier que j’admire énormément!