Bitsie Tulloch, que certains ont vue dans The Artist, est l’un des personnages principaux de Grimm, une série sur des chasseurs de monstres sortis des contes de fées. Rencontre avec l’actrice qui campe Juliette, la petite amie du héros.

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Dans Grimm, Juliette est particulière du fait de sa banalité. Elle est en effet la seule à être normale… C’est vrai qu’à cet égard, Juliette détonne. Contrairement aux autres personnages de la série, elle est simplement humaine. Son petit ami est chasseur de monstres, il vit dans un monde spécial. Il y a d’autres particularités à la situation de Juliette. En règle générale, dans ce genre de fiction, les spectateurs assistent au début d’une romance. Ce que j’apprécie dans Grimm, c’est que, lorsque l’histoire commence, Juliette est déjà en couple avec Nick depuis trois ans. Ils habitent ensemble, vont sans doute se marier. Tout à coup, Nick se découvre chargé d’une mission: celle de combattre des créatures surnaturelles. La question est de savoir comment son couple va résister à cette épreuve. D’autant que Nick préfère cacher sa nouvelle activité à sa compagne… Elle va finir par l’apprendre mais je ne peux pas vous dire comment cela va évoluer…

Un tel personnage n’est-t-il pas voué à la discrétion, puisqu’il ne peut être impliqué dans la partie majoritaire de l’intrigue, celle qui concerne les monstres?

Au départ, je m’imaginais un scénario similaire à celui de Buffy contre les vampires. Je pensais que Nick et Juliette seraient les nouveaux Buffy et Angel. J’avais donc envisagé d’engager un coach, pour apprendre à me battre. Et puis, dans le pilote, Juliette était une pâtissière. Je me disais: «Que vais-je faire? Lancer des muffins à la tête des monstres?» (Rires). Les scénaristes ont décidé de changer ce détail et de faire de Juliette une vétérinaire. Sans doute parce qu’ils savaient que j’adore les animaux. Mais aussi parce que cela permettait d’impliquer mon personnage. Il faut bien quelqu’un pour soigner toutes ces créatures… Et puis être normale ne signifie pas être ennuyeuse ou passive. C’est ce qui est intéressant avec Grimm. Tous les rôles ont un côté sombre. Et ce n’est pas forcément celui qui ressemble à un psychopathe ou à une horrible créature sanguinaire qui est dangereux…

Comment expliquez-vous cet engouement pour les contes de fées? Cela pourrait sembler démodé! En 2012, il y a eu 200 ans que les frères Grimm ont été publiés. Cela ne s’est jamais démodé. Sans doute parce que, de tout temps, les gens ont aimé lire ce genre d’histoires. Elles sont à la fois très loin de notre quotidien et nous permettent de nous évader mais, parallèlement, les intrigues restent très proches de nous. Et puis, ces contes font souvent partie de nos plus anciens souvenirs. Ils sont racontés de génération en génération. Quant à Grimm, je pense que cela fonctionne parce que les créateurs n’ont pas peur d’être noirs, ni de créer des monstres étonnants. Tout le monde réalise un excellent travail! Les épisodes sont de plus en plus intenses. Et je suis sûre que cela va continuer à aller crescendo dans la deuxième saison (en cours aux USA, ndlr).

Avez-vous lu les contes originaux des frères Grimm? Lorsque j’ai su que j’allais participer à la série, j’en ai lu quelques-uns et je me suis renseignée. J’ai été très surprise du nombre d’histoires qui existent. Et étant habituée à la version pour enfants, je n’avais jamais réalisé à quel point ils sont sombres et ne finissent pas toujours bien. Mon conte préféré? Cendrillon! Cette histoire de jeune fille qui, par magie, a une chance de devenir princesse et peut porter une belle robe, c’est tout ce qui, enfant, me faisait rêver! Croyez-vous aux monstres? Non, pas vraiment, mais… je ne serais pas surprise d’en croiser un! (Rires.) Ce n’est pas tout à fait exact. Je pense surtout qu’il y a beaucoup de choses que l’on ne peut pas expliquer.