Le chanteur est au générique du “Secret d’Élise”, la nouvelle série de TF1 qui sera diffusée en avant-première ce mardi 22 septembre sur la RTBF.

Bénabar plongé dans les années 60. @Reporters.

Bénabar plongé dans les années 60. @Reporters.

Adapté de la série britannique “Marchlands”, “Le secret d’Élise” conjugue drame et thriller. La mort d’une fillette va hanter plusieurs générations. De 1’année de cet “accident” en 1969 à 2015 en passant par 1986, les téléspectateurs vont suivre le retour du fantôme d’Élise dans la maison qui l’a vue grandir. Ses parents, admirablement bien interprétés par Bénabar et Julia Piaton, et ses grands-parents, joués par Stéphane Freiss et Sophie Mounicot, réagissent différemment à cette terrible épreuve. Les futurs propriétaires de la belle demeure seront eux aussi touchés par le décès de l’enfant. Une série en six épisodes diffusée sur La Une en avant-première. Une fiction française plutôt réussie présentée lors du Festival de La Rochelle. Bénabar revient sur cette fresque familiale originale.

Quel aspect du scénario vous a plu?

J’ai aimé l’histoire mais aussi le procédé narratif de ces trois périodes entremêlés, cela m’a beaucoup intrigué et excité. J’avais envie d’aller plus loin dans l’histoire dès que j’ai lu les premières lignes.

Comment avez-vous appréhendé la scène de la découverte du corps?

C’est la première fois que je joue dans un drame. Il faut rester concentré et ne pas trop se laisser emporter. Il faut garder en tête que nous jouons un personnage qui est malheureux. Entre les scènes, nous déconnons beaucoup, peut-être par protection. Il ne faut pas se laisser entraîner dans des tréfonds de chagrin.

Vous êtes en immersion en 1969, cela vous a plu?

J’étais très excité d’être habillé avec les fringues de l’époque et de conduire des voitures des années 60. C’est plutôt marrant. Ce qui est intéressant en s’immergeant dans un autre siècle, c’est aussi de découvrir les mœurs de l’époque. Dans le couple joué par Stéphane et Sophie et mon couple, il y a vraiment une césure. Le personnage de mon épouse est une femme moderne alors que mes parents, c’est encore à l’ancienne. C’est un monde qui se termine, c’est assez émouvant. Nous jouons une France qui a disparu.

Connaissiez-vous la série originale?

Non, je n’ai pas voulu la voir.

Auriez-vous aimé jouer dans une autre période de la série?

Je suis franchement heureux dans cette époque. Je n’aurais pas voulu faire être chose. Si je devais reprendre une époque, ce serait celle-là. On portait la cravate à table, on s’habillait pour descendre manger. Aujourd’hui, cela paraît totalement exotique ces trucs-là! Tout le monde mangeait sa soupe en silence. Cela fait penser à l’atmosphère des chansons de Jacques Brel. Et j’ai eu la chance de conduire la bagnole qui est dans le film de Gabin et Delon, “Deux hommes dans la ville”. J’étais hyper fier de conduire cette voiture, je me suis même pris en photo avec elle !

Vous pleurez avec beaucoup de retenue…

C’était vraiment une de mes trouilles, que ce soit trop les grandes eaux, il ne fallait pas se tromper. La seule angoisse que j’ai par rapport à cette série, c’est que ce soit crédible, que ce ne soit pas trop dans l’émotion. Il faut que l’émotion soit vécue par le téléspectateur, ce n’est pas à nous à la vivre à sa place.

C’est la première fois que vous jouez un drame mais votre rôle est similaire à celui que vous incarnez au théâtre dans “Quelqu’un comme vous”. Il est difficile de vous cerner…

C’était le but de ce personnage dans la série, qui est un peu passif. Il est plongé dans un chagrin immense mais il essaie de le contrôler pour protéger sa femme. Ce sont des personnes difficiles à comprendre. Mais par exemple, Sophie, qui joue ma maman, n’est pas que méchante. Elle va se révéler au fil des épisodes. À cette époque, les hommes exprimaient également avec plus de retenue leurs sentiments.

Le public est baladé entre différentes époques, ne risque-t-il pas d’être perdu?

C’est un risque de se promener à travers le temps, mais je trouve courageux de la part de TF1 de considérer le spectateur comme une personne intelligente. Oui, il y a un peu de boulot, cela sollicite le public, mais je trouve cela assez sain. Lors des premiers épisodes, mais c’est souvent le cas dans les séries, il faut du temps pour contextualiser les choses et situer tous les personnages.

“Le secret d’Élise”, mardi 22 septembre, La Une, 20h20 et 21h20.