La série de Dominique Besnehard rencontre un franc succès.

La série de Dominique Besnehard aura une deuxième saison. @Reporters.

La série de Dominique Besnehard aura une deuxième saison. @Reporters.

Actuellement diffusée sur France 2, la série “10 pour Cent” cartonne! Nous avons rencontré Dominique Besnehard qui revient sur ce programme qui dévoile l’envers du décor du septième art.

Quelle est la genèse de la série?

Michel Feller et moi, nous étions agents chez Artmédia. Il y a eu l’arrivée à la télé de séries américaines comme Desperate Housewives. Et nous étions un peu les Desperate de chez Artmédia! Presque pour nous soulager de tout ce que nous endurions, nous nous sommes dits en riant que ce serait marrant d’écrire là-dessus. C’est vraiment parti comme ça!

Fut-il facile de convaincre les acteurs de jouer dans la série?

Cela a été facile pour Cécile de France car elle a de l’humour. Mais pour certains, cela a été plus compliqué. Nous avons essuyé quelques refus. Sur six épisodes, il doit y avoir huit acteurs qui ont décliné la proposition!

Certains détails de votre vie d’agent sont-ils inavouables? Avez-vous censuré certains passages?

Oui! Il fallait quand même provoquer l’empathie! Nous ne voulions pas être méchants. Si j’avais raconté toutes les histoires de Jeanne Moreau, alors que je l’adore, c’est un personnage entier dirons-nous… Nous aimons les acteurs mais l’idée est aussi de voir leurs côtés moins sympathiques. Vous pouvez aimer quelqu’un et être conscient de ses défauts.

Être agent de stars, c’est un peu être leur nounou…

Je dis souvent sage-femme! Il faut toujours accoucher d’un projet et trouver les moyens pour que cela se fasse. Le côté un peu protecteur des agents, c’était peut-être mon défaut. Je n’étais peut-être pas le meilleur homme d’argent mais je voulais que les gens soient heureux dans leur carrière. Me battre pour qu’ils aient 20.000euros de plus, ce n’était pas mon truc.

De quel parcours d’acteur êtes-vous le plus fier?

Il y a des gens auxquels j’étais plus attaché, tout le monde le sait. Je suis lié à Laura Smet, c’est presque familial. Béatrice Dalle, Sophie Marceau, c’était la famille, je partais en vacances avec elles. Je me suis toujours mieux entendu avec les actrices qu’avec les acteurs. Les caprices des acteurs masculins m’agacent! Les actrices sont plus fortes que les acteurs mâles. Elles sont plus courageuses et plus franches dans leur décision.

Cédric Klapisch a réalisé deux épisodes. Comment l’avez-vous amené sur le projet?

C’est un peu hasard et coïncidence! Je le connaissais quand j’étais agent mais je n’étais pas très proche de lui. Il m’a demandé de jouer dans son film Casse-tête chinois dans lequel je joue le rôle d’un éditeur. Nous nous sommes très bien entendus et il m’a demandé quels étaient mes projets. Je lui ai parlé de la série…

Si vous étiez de nouveau dans le métier, de qui aimeriez-vous vous occuper?

J’adore Adèle Exarchopoulos, c’est une actrice formidable. Elle a une vraie dimension de star. Et puis, il y a quelques Belges qui sont pas mal!

Des noms?

Il y a cette fille sur France Inter. Charline Vanhoenacker! Elle est courageuse. Elle devrait être réalisatrice, elle a un vrai univers.