Odile Vuilemin et Raphaël Ferrer étaient présents au dernier Festival de télévision de Monte-Carlo pour aborder la sixième saison de Profilage qui est diffusée ce jeudi sur TF1.

Raphaël Ferret et Odile Vuillemin jouent leur dernière saison ensemble. @Reporters.

Raphaël Ferret et Odile Vuillemin jouent leur dernière saison ensemble. @Reporters.

Vous allez prochainement quitter la série. Qu’éprouvez-vous avant ce départ?

Odile Vuilemin (OV): C’est un petit peu compliqué à gérer…

Est-ce votre participation à L’emprise en 2015 qui vous a donné envie de partir?

(OV): La prise de conscience lors du tournage de L’emprise (un film de Claude-Michel Rome qui relate l’histoire d’une mère de quatre enfants qui se retrouve en mars 2012 dans le box des accusés des assises de Douai pour le meurtre de son mari, un homme qui l’a battue et torturée pendant leurs dix-sept ans de mariage, ndlr) est plutôt personnelle et ne touche pas mon métier. Quand on joue des rôles aussi puissants, on ne peut pas en ressortir indemne. Au niveau de ma carrière, j’avais juste envie de pouvoir aller explorer d’autres personnages. Et je suis ravie de pouvoir le faire. Il n’y a pas de lien direct entre L’emprise et le désir d’aller voir ailleurs.

Ce départ va chambouler la série. Comment le vivez-vous?

Raphaël Ferrer (RF): C’est un événement important. Cela fait sept ans que nous travaillons ensemble. C’est particulier de vivre ces derniers épisodes, c’est une page qui se tourne, mais une belle page. C’est maintenant à nous d’en écrire une autre.

Vous avez récemment vécu le décès de Fred (jouée par Vanessa Valence) dans le programme, cela fait quand même beaucoup de bouleversements!

(RF): Et nous l’avions appris deux semaines avant le tournage! C’est un peu la même chose que pour Odile, nous ne nous y attentions pas. Le départ d’un personnage principal, c’est un moment fort. Tuer ses héros, ce n’est pas forcément quelque chose de facile, mais c’est la vie des séries, on sait que ça peut arriver. Cela a été dur pour nous, mais encore plus pour Vanessa.

Savez-vous ce qui vous attend après le départ d’Odile?

(RF): Nous savons certaines choses, mais ces épisodes-là ne sont pas encore écrits. Les auteurs scénarisent une douzaine d’épisodes par an, c’est beaucoup. Quand ils ont terminé, nous les recevons une semaine plus tard. Mais les choses peuvent évoluer, tout se fait en toute transparence.

Quels aspects de vos personnages vous déplaisent?

(RF): La seule chose à laquelle il faut faire attention lorsqu’on joue un personnage récurrent, c’est de ne pas trop mettre de soi dedans. Du coup, on peut tomber dans la facilité. J’essaie d’être vigilant, je ne veux pas faire du Raphaël à l’écran. Forcément, on vit avec ces personnages, donc ils finissent par nous ressembler. Je tente parfois de réfléchir comme Hippolyte. Il n’y a pas d’aspect négatif chez lui.

(OV): J’aimerais que ça marche un peu mieux dans sa vie privée! Mais ce n’est pas un aspect d’elle que je n’aime pas, c’est juste un espoir pour Chloé. Cela fait partie d’elle mais ce serait chouette qu’elle se sorte de là.

Profilage, jeudi, TF1, 20h55.