Patrick Ridremont est au casting de “La Forêt” dernière production de la RTBF

Patrick Ridremont est le suspect n°1. @Reporters.

Patrick Ridremont est le suspect n°1. @Reporters.

Patrick, quel est le point de départ de cette nouvelle série policière?

C’est une série feuilletonnante, dont il faut suivre tous les épisodes, donc je ne vais pas trop en dévoiler. Mais je peux déjà vous dire que c’est l’histoire de la disparition d’une jeune fille dans une forêt dans des circonstances étranges. On découvre très rapidement qu’il s’agit d’un assassinat et mon personnage est un des suspects de ce meurtre. L’intrigue se déroule dans un petit village où tout le monde se connaît, chacun sait qui a fait quoi, à quel moment. Les suspicions vont d’une famille à l’autre.

Avez-vous apprécié d’être pour une fois dans la peau du suspect?

Il est vrai que j’ai habituellement des rôles de flic. C’est plutôt agréable de jouer un suspect. Quand on est comédien, on essaie toujours d’un peu salir le personnage, de lui donner un côté mauvais garçon. Quand je joue aux cow-boys et aux Indiens, j’ai toujours envie d’être l’Indien! C’est très différent de jouer un suspect, les codes ne sont pas les mêmes. C’est amusant de se dire que lorsque les gens vous voient à l’écran, ils se disent: «Mais c’est un salaud, il a tué un enfant!»

La Forêt n’est pas une série au sens télévisuel du terme. Il n’y aura pas de deuxième saison?

L’intrigue est bouclée en six épisodes, il n’y a pas de raison qu’une seconde saison soit écrite. Au niveau de la narration, cela donne un rythme différent par rapport à une série classique. Ce petit village amène une ambiance particulière. Mon personnage se fait interroger par une flic qui le connaît bien et qui le laisse passer alors qu’il est ivre au volant. Les rapports humains l’emportent sur les procédures, la loi.
Vous êtes papa de trois filles, ce genre de scénario a-t-il une résonance particulière pour vous?

Ce ne sont pas des choses qui me touchent personnellement. Je vais très rarement chercher dans mon histoire personnelle pour nourrir un personnage. C’est uniquement le scénario qui me fait vivre l’intrigue.
Les séries belges ont le vent en poupe, comment l’expliquez-vous?

Si je peux à la fois être dur avec le diffuseur et en même temps gentil, je dirais que la RTBF a fait confiance aux bonnes personnes. On a enfin cessé le copinage. À l’heure de Netflix, on ne pouvait plus faire des séries telles que Esprits de famille.

Ce genre de situation n’est jamais douloureuse pour moi. Un projet qui s’arrête, c’est un autre qui va commencer. Franchement, c’était moins douloureux que les six mois de tournage de Unité 42 que je suis en train de me taper maintenant! Évidemment, il y a l’autre aspect: la série s’arrête parce qu’elle n’a pas été aimée. Mais qui n’a pas aimé? Et pourquoi? En termes de spectateurs, nous avions dépassé la barre des cinq millions. Je veux bien vivre des échecs pareils tous les jours! Je pense plutôt que la vraie raison, c’est que cette série avait été mise en chantier sous l’ancienne direction et qu’elle a été diffusée au mauvais moment, alors qu’une nouvelle direction prenait ses marques…