Paget Brewster se confie sur son retour dans “Criminal Minds”

Paget a récupéré son rôle. @PhotoNews

Paget a récupéré son rôle. @PhotoNews

Présente dans les premières saisons d’Esprits Criminels, elle a réintégré la série suite au départ de Thomas Gisbon. Présente au Festival de Télévision de Monte-Carlo, l’actrice de 48 ans s’est confiée sur son retour.

Vous avez réintégré le casting d’Esprits criminels…

Oui, je dois dire que je suis assez reconnaissante que les producteurs m’aient rappelée. Je suis ravie qu’Emily Prentiss ne soit pas morte il y a quelques années!

Comment avez-vous vécu votre retour?

C’était assez intense, mais assez difficile à la fois. Si je suis revenue à temps plein, c’est suite au départ de Thomas Gisbon. Cela a été une situation difficile dont vous avez probablement entendu parler (l’acteur a été viré de la série après s’en être physiquement pris à l’un des scénaristes suite à un désaccord à propos d’une réplique, ndlr). Après son départ, les producteurs et les scénaristes m’ont proposé de revenir. Je me suis dit que ce serait bête de refuser cette proposition car j’apprécie tout le monde dans l’équipe. Adam Rodriguez (le personnage de Luke Alvez) avait rejoint le casting. J’avais tourné deux épisodes avec lui avant de rejoindre la série à temps complet, et le courant est vraiment bien passé. Non seulement il est beau, mais en plus il est génial!

Thomas Gibson vous manque-t-il?

Oui, il manque à tout le monde! Shemar Moore nous manque aussi. C’est difficile quand des acteurs quittent ainsi un programme. Vous passez tellement de temps avec eux que vous finissez par les considérer comme des amis, des membres de votre famille. Mais en même temps, c’est normal, c’est la vie, c’est votre lieu de travail et en douze ans, c’est logique qu’il y ait des départs et des arrivées. Il faut s’adapter à ses changements. Je sais que Hotch manque aux fans, mais pour nous c’est aussi une situation difficile.

La série est parfois sombre ou violente. Êtes-vous parfois affectée par cette noirceur du script?

Je l’ai surtout été au début. Le FBI nous avait donné certains manuels et il y avait dedans des photos assez choquantes. Ces clichés venaient de cas réels. Nous avions des retranscriptions de dossiers très complexes. Dans Esprits criminels, c’est de la fiction mais là, de savoir qu’il s’agissait de la réalité, cela m’a rendu un peu folle. Pendant quelques semaines, j’ai été assez bouleversée au point de mettre des barrières plus solides autour de chez moi, de changer mes fenêtres et de rajouter des barreaux aux fenêtres. Je voyais le mal partout. Quand j’étais à l’aéroport, je dévisageais les gens et je pensais que telle ou telle personne était un dangereux criminel. J’en ai parlé aux autres acteurs et chacun m’a dit être passé par là. Chaque nouvelle personne de l’équipe, chaque nouveau scénariste, vit ce passage étrange. Il faut réussir à trouver une certaine distance et réaliser que nous ne sommes qu’un show télévisé. Nous ne sommes pas de vrais agents du FBI. Ces gens-là voient vraiment des choses atroces. À nous d’honorer ces personnes et le travail qu’ils font.

Lorsque vous lisez un fait divers dans la presse, réagissez-vous parfois comme si vous étiez un réel agent du FBI?

Je crois toujours que je sais qui est le coupable! Quand je regarde par exemple l’interview d’un témoin d’un enlèvement, je suis toujours persuadée qu’il ment et que c’est lui le coupable! C’est vraiment très bizarre comme réaction. Mais nous côtoyons en permanence de vrais agents du FBI, ils viennent toutes les semaines sur le plateau pour s’assurer de la cohérence du scénario. À force, nous avons parfois le sentiment que nous sommes comme eux! Certains d’entre nous ont suivi des formations pour reconnaître les signes physiques d’une personne qui est en train de mentir. C’est très intéressant mais cela peut parfois vous rendre parano!