Michaël Youn se confie sur son rôle dans “Les bracelets rouges”
Un rôle des plus sérieux pour Michael Youn. @Photonews.

Un rôle des plus sérieux pour Michael Youn. @Photonews.

Inspirée d’une série espagnole écrite par Albert Espinosa – qui s’est inspiré de sa vie et de ses maladies pour écrire un livre – Les bracelets rouges abordent le thème délicat des enfants malades. Sans vouloir tomber dans le drame, la série de TF1 se plonge avec justesse et émotions dans le quotidien de ces ados et jeunes gosses confrontés au monde médical. Habitué aux comédies, Michaël Youn incarne le père d’une jeune malade. Invité au dernier Festival de Fiction TV de la Rochelle, l’humoriste revient sur ce rôle poignant.
Malgré le sujet délicat, la série ne sombre pas dans le pathos…
A la lecture du script, nous avons vu qu’il n’y avait pas ce côté pathos. Avec un tel sujet, on peut vite tomber dans le côté sombre. Mais on s’est dit que ce scénario était formidable car nous pouvions traiter de ce sujet sans tomber dans des extrêmes larmoyants qui pourraient mettre les téléspectateurs mal à l’aise.
Dans « Les bracelets rouges » vous incarnez le papa de Sarah. Un père un brin soumis !
Il est un peu soumis au départ. C’est un papa divorcé qui a une fille avec beaucoup de caractère, même un très sale caractère ! Quand on est divorcé, on a souvent tendance à vouloir faire plaisir à ses enfants car on éprouve toujours cette culpabilité de ne pas avoir réussi à rester un couple uni pour le bien de l’enfant. Je pense que c’est un père qui culpabilise et du coup, il dit oui à beaucoup de choses. Mais au fil des épisodes, il va quand même récupérer un peu de son autorité paternelle. On va se rendre compte que le simple malaise de sa fille n’est finalement pas un simple malaise. Du coup, elle va vivre à son tour des choses assez difficiles et cela va la faire redescendre sur terre.
Le sujet est très profond. Quelle était l’ambiance de tournage, sachant que vous tourniez dans de vrais hôpitaux ?
Comme l’a dit le réalisateur, ce n’est pas parce que nous sommes dans des endroits où se promènent parfois la mort que la vie ne s’y engouffre pas pour autant. Dès qu’elle voit une porte entre-ouverte, la vie s’y faufile. Mais c’est vrai que l’atmosphère était lourde. Mais sinon, pour répondre à la question, ma réponse est d’une banalité affligeante. « Non, je n’aime pas trop les hôpitaux ». Evidemment ! Est-ce qu’il y a des gens qui aiment vraiment ces endroits. Personne n’aime les hôpitaux et quand on rentre dans ce genre d’endroits, on a tout de suite une drôle de sensation. Ce n’est pas que je suis hypocondriaque mais j’ai quelques tocs ! J’ai le sentiment de pouvoir voir les microbes à l’œil nu. Du coup, j’avais un peu du mal à toucher les murs ou à ouvrir les portes. En arrivant sur le lieu de tournage, je me sentais déjà un peu mal, ce qui était très bien pour mon personnage.
Ce rôle est loin de celui où l’on vous voit normalement évoluer…
Je suis très heureux d’explorer une autre facette de mon métier et de développer une autre partie de mon humanité. Je n’en suis pas sorti indemne.