Michel Cymes s’est prêté au jeu de la comédie dans la série de France 3 Meurtres à…

Le médecin endosse la blouse d'acteur. @Reporters.

Le médecin endosse la blouse d’acteur. @Reporters.

Le temps d’un épisode, le docteur le plus connu du PAF a laissé tomber son stéthoscope pour enfiler le costume de comédien. Un rôle pourtant assez proche de la réalité, Michel Cymès incarnant un… médecin dans ce nouveau chapitre de la série.

Les spectateurs vous avaient déjà vu dans La vérité si je mens 3. Avez-vous accepté tout de suite de tourner dans Meurtres à…?

Oui car c’était vraiment du sur-mesure. France 3 avait envie que je le fasse, le producteur est celui avec qui je travaille depuis 25 ans et on m’a proposé ce rôle avant même que le scénario soit écrit, en sachant qu’il allait être pensé complètement pour moi.

C’est assez flatteur, non?

C’est même plus que ça, c’est gênant! Mais c’était rassurant car comme je ne suis pas acteur, ce n’était pas non plus un rôle où je devais sortir complètement de ce que je suis dans la vie.

Avez-vous suivi des cours de comédie?

Non, tout ce que j’ai fait en dehors de ma vie à l’hôpital, de mon métier de médecin, je l’ai fait en y allant avec ce que j’étais, avec le plus de naturel et de spontanéité possible. Je n’ai pas pris de cours pour la télé ni pour la radio. Les seuls moments où l’on m’a enseigné quelque chose, c’est durant mes études de médecine. Je suis ami avec Philippe Lelièvre et Bruno Solo. À un moment, je me suis dit que j’allais leur demander des conseils mais finalement nous n’avons pas trouvé le temps pour nous voir. Je me suis dit que ce n’était pas si grave car j’avais déjà eu l’expérience de certains courts-métrages mais aussi parce que je suis quelqu’un de très observateur, je suis une éponge. Je me suis dit que j’allais y aller en observant les autres dont c’est le métier, particulièrement Hélène Seuzaret qui est ma partenaire dans le téléfilm. J’ai été très à l’écoute des conseils des autres et du réalisateur tout en restant le plus naturel possible.

Pourriez-vous accepter un rôle autre que celui d’un médecin?

Très franchement, beaucoup de gens me demandent si je vais à nouveau tourner. Mais je ne sais pas! En jouant un médecin, je ne voulais pas créer la confusion dans la tête de mes patients. Pour être honnête, je n’ai pas encore visionné l’épisode dans lequel je joue. Je le verrai lors d’une projection dans le village d’Oléron où nous avons tourné. Je ne sais pas ce que je vais ressentir en voyant le film et je verrai ensuite s’il y a un avenir ou non pour moi dans ce registre, que ce soit dans un rôle de médecin ou non.

Quel aspect de la comédie avez-vous trouvé le plus difficile?

Sans vouloir révéler le film, il y a eu des scènes d’action assez compliquées à tourner. J’ai travaillé avec un cascadeur et c’est parfois difficile de combiner mille choses différentes. Il faut tourner sa cascade, retenir son texte et le tout en restant le plus naturel possible. Heureusement, j’étais bien entouré.

Et qu’est-ce qui vous a le plus amusé?

J’ai aimé entrer dans la vie d’un autre. C’est assez étonnant et déstabilisant. En dehors de la fiction, cela ne peut pas vous arriver dans la vie, à moins d’être malade psychologiquement! Pendant un mois, je n’étais plus moi, j’étais mon personnage.