La série “Good Doctor” débarque sur La Une et sur TF1

Freddie Higmore incarne Shaun Murphy. @Reporters.

Freddie Higmore incarne Shaun Murphy. @Reporters.

Genre incontournable de la série télé, l’univers des programmes médicaux s’enrichit d’une nouvelle venue : « Good Doctor ». Mélange de Grey’s Anatomy avec une touche de « Mac Gyver » sans oublier « Docteur House », le divertissement débarque sur La Une mais aussi sur TF1. Sous des airs d’adolescent chétif, Shaun Murphy est un brillant chirurgien. Le jeune homme n’est cependant pas un médecin comme les autres. Autiste, souffrant du syndrome d’Asperger, si Shaun présente des capacités professionnelles hors du commun, il a cependant plus de difficultés à gérer les échanges avec ses confrères. N’ayant aucun filtre, il se permet de parler avec une franchise déconcertante à ceux qui croisent sa route. Petit génie de la médecine qui a retenu tous ses cours par cœur – ce qui ne pas sans rappeler le personnage de Mike Ross dans « Suits », le docteur Shaun Murphy est embauché dans la clinique San José en Californie. Son arrivée au sein de l’établissement ne se fait pas sans encombre, certains des participants du conseil d’administration ne comprenant pas l’engagement de ce docteur atteint d’autisme. Shaun peut cependant compter sur le soutien inconditionnel du directeur de l’hôpital, le docteur Aaron Glassman, qui connaît le jeune homme depuis son adolescence. Une adolescence marquée par de nombreux traumatismes que les téléspectateurs découvriront sous forme de flash-back au fil des épisodes. Si les différents cas traités par le docteur Murphy rythment la série, la personnalité complexe et attachante de Shaun, son enfance mais aussi la naissance de sa vocation pour la médecine s’invitent avec délicatesse dans le scénario.

Evidemment, la personnalité étonnante de Shaun et sa capacité à résoudre des cas médicaux complexes, tout comme sa froideur, lui ont valu dans la presse américaine le surnom de nouveau « Dr House ». Un parallèle justifié lorsqu’on sait que la série a été créée par David Shore à qui l’on devait les aventures… de Gregory House ! « Good Doctor » n’est cependant pas une simple copie du programme qui a offert la renommée à Hugh Laurie. Le personnage de Shaun Murphy était bien plus jeune que le médecin aux méthodes peu orthodoxes qui ne savait se déplacer sans une canne. De plus, les interventions de chirurgie sont bien plus importantes que dans « Dr House » qui ne rencontrait ses patients quand leur chambre d’hôpital ou dans des locaux d’examen. Petit clin d’œil à sa série précédente, David Shore s’est permis d’inviter au casting l’un des personnages marquants de « Dr House ». Les téléspectateurs reconnaîtront dans la deuxième saison l’ancienne interprète du docteur Cuddy, Lisa Edelstein. Cette dernière réenfile la blouse blanche pour se glisser dans la peau d’une oncologue travaillant dans le même hôpital que Shaun Murphy.

Ce médecin atypique est incarné avec brio par Freddie Highmore, jeune acteur alors révélé dans « Charlie et la chocolaterie ». Depuis, il a fait ses armes sur les plateaux de tournage et il était notamment le personnage principal de la série « Bates Motel ». A 26 ans et ses traits de poupon, il se glisse avec agilité dans la peau de ce médecin troublant et attachant. « Alors qu’il est si facile de trouver de la négativité dans le monde, Shaun est une personne optimiste, pleine d’espoir », confie son interprète. « Il est agréablement différent et les téléspectateurs qui ont déjà suivi la série se sont ralliés à cette façon de penser positive, au message qu’il renvoie et à ce désir de croire que les gens peuvent être bons. »

Avant de se glisser dans la peau d’un homme souffrant d’autisme, Freddie a tenu à mieux connaître cette maladie. « Avec David Shore, nous avons effectué plusieurs recherches dans la littérature et dans des documentaires. Je me suis aussi inspiré de mon expérience personnelle car je connais des personnes autistes. Nous avions conscience dès le début que Shaun ne pouvait pas représenter toutes les personnes atteintes de ces troubles, nous avons donc essayé de lui bâtir sa propre expérience. L’idée était davantage de définir pourquoi les gens le trouveraient intéressant sans que cela soit forcément lié à son autisme. Il est extrêmement attentif aux moindres détails, ce qui lui confère souvent un diagnostic imparable mais il peut commettre des erreurs ou avoir tort. Ce n’est pas un superhéros. Shaun n’est pas toujours capable de résoudre les problèmes médicaux auxquels il est confronté et peut parfois mettre en péril la vie d’un patient. »

Freddie ne peut évidemment que se réjouir du succès inattendu de la série. La chaîne ABC a commandé une deuxième saison avant même la fin de la première. La première saison ayant été la plus regardée sur la chaîne américaine depuis treize ans. « Je me sens incroyablement chanceux que la série ait interpelé autant de monde », souligne Freddie. « Je serais heureux que ce soit aussi le cas en France. Au-delà de l’autisme, j’espère qu’elle touchera tous ceux qui se sentent différents dans la vie, qui sont victimes de préjudices ou de discriminations au travail, comme Shaun au tout début de l’histoire. » Une série médicale, oui, mais pas seulement…