Guillaume Musso adapté en série

France Télévisions va adapter “La jeune fille et la nuit”

Le dernier roman de Guillaume Musso en mini-série. @Reporters.

Le dernier roman de Guillaume Musso en mini-série. @Reporters.

Il est devenu courant que la télévision puise son inspiration dans les best-sellers du moment. Et sur un roman de Guillaume Musso que France Télévisions a jeté son dévolu. “La Jeune fille et la nuit”, son dernier roman, va être adapté en une mini-série de six épisodes. Pour le moment, aucune date n’a été annoncée concernant la diffusion de ce nouveau programme ni la chaîne sur laquelle la série sera diffusée.

Lors d’une conférence de presse donnée lors du dernier Festival de Fiction française de La Rochelle, France Télévisions a annoncé qu’une mini-série de six épisodes de 52 minutes était en développement. Une adaptation sous l’égide du producteur Sydney Gallonde avec sa société de production “Make It Happen Studio”, qui est déjà derrière les adaptations de trois romans “Une chance de trop” et “Juste un Regard” d’Harlan Coben et “La Faute” de Paula Daly.

Les “Romanoffs” se dévoilent

La bande-annonce de la série événement dévoilée

Noah Wyle, un visage connu par les téléspectateurs d'"Urgences". @Reporters.

Noah Wyle, un visage connu par les téléspectateurs d’”Urgences”. @Reporters.

Produite par Amazon Prime Video, “The Romanoffs” décortiquera le quotidien et les événements vécus par la famille impériale russe.

Créée, écrite, réalisée et produite par Matthew Weiner (“Mad Men”), la série “The Romanoffs” se composera de huit épisodes qui n’auront aucun lien direct entre eux, à l’exception de leurs héros, tous persuadés d’être des descendants de la famille royale russe les Romanov.

La série a été tournée sur trois continents, à travers sept pays. Chaque histoire se déroule dans une ville particulière et possède son propre casting. Pour son retour au petit écran, Matthew Weiner est parvenu à réunir une distribution de choix à l’image d’Isabelle Huppert (“Elle”), Marthe Keller (Marathon Man), Aaron Eckhart (“Sully”), Diane Lane (“Unfaithful”), Christina Hendricks (“Mad Men”), John Slattery (“Mad Men”), Amanda Peet (“Togetherness”), Jack Huston (“Boardwalk Empire”), Corey Stoll (“The Strain”), Andrew Rannells (“Girls”), Noah Wyle (“Falling Skies”) ou encore Kathryn Hahn (“Transparent”).

 

La série angoissante de Julia Roberts

L’actrice est à l’affiche de “Homecoming”

Julia Roberts dans un rôle étonnant. @Reporters.

Julia Roberts dans un rôle étonnant. @Reporters.

A mi-chemin entre la série policière et le thriller, “Homecoming” est la nouvelle série produite par Amazon Prime Video. Et pour cette réalisation, la plateaforme de distribution a fait appel à l’une des actrices les plus connues de Hollywood, Julia Roberts.

C’est le 2 novembre prochain que la série sera mise en ligne. Ce thriller psychologique met en scène la star de “Pretty woman” dans le rôle d’une ancienne travailleuse sociale qui aidaient d’anciens soldats à réintégrer la société. Quatre ans après avoir quitté son job, cette femme est au centre d’une enquête du département de la Défense. Elle réalise que son ancien emploi n’était pas réellement celui qu’elle croyait. De quoi tomber dans une paranoïa totale.

Deux nouvelles dans “Downton Abbey”

Le casting du film s’enrichit de deux nouvelles actrices

Un nouveau visage au château. @Reporters.

Un nouveau visage au château. @Reporters.

Près de trois ans après la fin de la série “Downton Abbey”, le film tiré de ce succès télévisé est en pleine préparation. Les producteurs viennent de dévoiler le casting final. Si tous les anciens acteurs de la série font évidemment partie du projet, deux petites nouvelles rejoignent la troupe. Imelda Staunton, nommée aux Oscars pour “Vera Drake” en 2005 mais aussi Geraldine James, vue dans “Alice au pays des merveilles” vont rejoindre la famille Crawley et leurs domestiques.

Juliette Roudet quitte “Profilage”

La neuvième saison sera la dernière

Juliette quitte la série. @TF1.

Juliette quitte la série. @TF1.

Interprète d’Adèle Delettre depuis la quatrième saison de la série policière de TF1, Juliette Roudet a annoncé qu’elle quitterait la série au terme de la neuvième saison. Au terme du tournage de la saison 9, j’ai décidé de quitter l’aventure Profilage», a-t-elle révélé au site Allociné. «Après ces trois saisons d’engagement total au service du personnage d’Adèle, j’ai envie de me consacrer à de nouveaux projets, de nouveaux rôles et de nouveaux défis.»

Lors du départ d’Odile Vuillemin, c’est Juliette et son personnage qui avaient pris plus de place dans la série. Les producteurs vont devoir à nouveau trouver un personnage féminin fort pour la dixième saison de la série.

“The Good Doctor”, saison 2

La bande-annonce a été dévoilée

Déjà une nouvelle saison de la série. @Reporters.

Déjà une nouvelle saison de la série. @Reporters.

Actuellement en cours de diffusion sur la RTBF et sur TF1, ABC vient de dévoiler la bande-annonce de la deuxième saison de “The Good Doctor”. Une seconde saison qui débutera aux Etats-Unis le 24 septembre prochain.

On y voit notamment le nouveau personnage du Docteur Blaize, interprétée par Lisa Edelstein. L’actrice est connue pour son rôle dans “Dr House”.

 

« J’attendais la bonne série, avec le bon rôle »

Emmanuelle Seigner est l’actrice principale de « Insoupçonnable », diffusée sur La Une et TF1

Emmanuelle fait ses premiers pas dans une série. @>Reporters.

Emmanuelle fait ses premiers pas dans une série. @>Reporters.

Connue pour ses nombreux rôles au cinéma, Emmanuelle Seigner est une femme flic dans la nouvelle série de TF1 et de la RTBF, « Insoupçonnable ». Adaptée de l’excellente série anglaise « The Fall » avec Gillian Anderson, connue pour son rôle « X-Files » et Jamie Dornan, la star de « 50 Nuances de Grey », la série retrace l’enquête policière menée par le commandant Chloé Fisher sur les traces d’un meurtrier récidiviste. Dès le début de l’intrigue, le public connaît le nom du coupable. Un père de famille visiblement parfait sous tous rapports et « insoupçonnable ». La traque de Chloé, jouée par Emmanuelle Seigner, s’annonce difficile et complexe.

C’est la première fois que vous tournez dans une série télévisée mais ce n’est sûrement pas la première fois qu’on vous le propose…

Non, j’ai reçu plein de propositions  de série. J’en ai reçu beaucoup mais j’attendais que ce soit la bonne, avec le bon rôle. Quand j’ai lu le scénario de celle-ci, qui ne s’appelait pas « Insoupçonnable » mais « The Fall France », déjà j’avais beaucoup aimé la version anglaise. Je l’avais regardée car j’avais tourné avec Jamie Dornan et je voulais voir la série dans laquelle il avait tourné. Ensuite, j’ai beaucoup aimé l’adaptation française faite par Virginie Brac. Elle a gardé tout l’ADN de la série anglaise tout en la rendant plus commerciale, moins lente. Le rôle de Chloé était intéressant à jouer et cela m’intéressait également d’aller sur une chaîne grand public comme TF1. Elle est à l’aube d’un changement et j’ai trouvé cela audacieux de la part d’une telle chaîne  de se lancer dans une série transgressive.

Lorsqu’on tourne dans une adaptation, est-ce difficile de se défaire de l’oeuvre originale?

Je n’ai jamais pensé à The Fall car je l’avais vue il y a longtemps. De plus, le personnage que je joue est très différent. Il a été écrit d’une manière différente. Je suis beaucoup plus rentre-dedans, elle est plus centrée sur l’enquête, elle a moins ce côté « madone » que l’héroïne originale. Et puis, elle est moins anglaise! Forcément, il n’y avait pour moi pas de comparaison possible. Evidemment, les journalistes font toujours des comparaisons et je suis certaine que certains vont dire « elle n’est pas aussi bien que Gillian Anderson ».

Quel aspect de la personnalité de Chloé vous a plu? C’est une femme-flic différente des autres…

Exactement, je n’avais jamais vu une femme-flic comme ça. C’est une espèce de Columbo au féminin. En même temps, elle a un côté Super Jaimie, elle voit une mèche de cheveux coupée à 3 kilomètres, elle repère un beau mec super loin. Elle a un peu des super pouvoirs et j’aimais cet aspect « bande-dessiné » de sa personnalité. Chloé est aussi un peu comme un personnage de David Lynch, elle est un peu bizarre. On ne sait pas trop ce qu’elle cache même si on va le découvrir au fil des épisodes. On voit qu’elle a une grande fêlure et que c’est pour ça qu’elle fait ce métier. C’est un personnage mystérieux et profond, c’est ça qui me plaisait.

Quand avez-vous vécu le fait qu’on vous appelle « commandant » ?

J’ai adoré ça! Si on pouvait m’appeler « commandant » tout le temps, je serais ravie.

La série est parfois sombre. Est-ce pesant de tourner dans une telle ambiance?

Pour moi ce qui a été très dur, c’était de tourner à la morgue. Nous avons tourné dans une vraie morgue. Ca, ça a été vraiment compliqué. Que ce soit l’odeur, l’ambiance. Nous y avons tourné pendant trois ou quatre jours et c’était très dur. Le reste, ça a été. Cela allait tellement vite, il y avait tellement de travail, de texte à apprendre. On fait beaucoup de séquences par jour donc on n’a pas le temps de réfléchir.

Le message d’Insoupçonnable, ce serait « il faut se méfier de tout le monde » ou « l’habit ne fait pas le moine »?

Les deux ! Mais que ce soit le meurtrier ou Chloé, ils sont tous les deux insoupçonnables. Ils ont un peu tous les deux les mêmes obsessions. Elle a choisi le bien, elle aime défendre les femmes et se bat contre la violence faite aux personnes. Elle est du côté du bien mais elle reste très étrange et elle est un peu obsessionnelle dans sa façon de faire.

La série a été tournée à Lyon et non à Paris, cela a-t-il influé sur l’ambiance de la série?

Oui, énormément. Ils ont vraiment transposé l’idée de la série anglaise dans laquelle une flic de Londres doivent se rendre à Belfast. Justement, elle est un peu différente des gens avec qui elle va travailler. Elle est un peu plus « classe », plus sophistiquée. Dans la série anglaise, elle est londonienne, là je suis parisienne. C’était important ce décalage entre elle et les autres. Je pense que le choix de Lyon était très judicieux. C’est une ville magnifique, très cinématographique. En plus, avec le TGV, c’était très facile pour tout le monde de rentrer à Paris à la fin de la semaine. Le tournage a été très long, nous sommes restés plus de six mois en tournage, donc cela nous permettait de rentrer chez nous.

Les professionnels ne cessent de répéter que la frontière entre le cinéma et la télévision est de plus en plus mince. La télévision s’offre les moyens du cinéma. L’avez-vous ressenti lors du tournage?

Ha oui, vraiment. Mais c’est vrai que c’était une série qui avait de gros moyens. Nous avons eu de super producteurs qui nous ont facilité la vie car la vie pour les acteurs de série est vraiment dure. Ce n’est pas comme au cinéma où vous attendez pendant trois heures et puis vous tournez une scène sur votre journée. Là, du matin où l’on vient vous chercher jusqu’au soir, c’est comme si vous étiez dans une machine à laver. Donc il faut avoir un certain confort pour tenir le rythme et nous l’avions.

Vous attendiez-vous à ce que le rythme de tournage soit si éprouvant ?

Non, c’était vraiment dur ! J’ai eu un peu de mal à m’habituer. Surtout que je venais de sortir d’un tournage et j’ai eu quarante-huit heures entre les deux projets donc j’ai un peu souffert au début. J’ai eu du mal pour les quatre premiers épisodes mais ensuite j’ai pris le rythme et c’était très bien.

Normalement « Insoupçonnable » est une mini-série mais la version anglaise a eu trois saisons. Seriez-vous partante pour reprendre le rôle?

Ils n’ont pas annoncé de suite mais c’est vrai que j’aime tellement ce personnage et cette série que oui, je serais prête à recommencer. J’ai vraiment adoré jouer ce rôle.

Vous êtes également chanteuse. Avez-vous des projets musicaux ?

Oui, je forme un groupe qui s’appelle L’épée avec Anton Newcombe et Lionel et Marie Liminanas. Nous avons enregistré un album qui sortira dans le courant de l’année 2019. Sinon, je fais aussi une tournée de lecture musicale avec la chanteuse Dani.

Voici le nouveau prince Philip

Tobias Menzies a rejoint “The Crown”

Une nouvelle fonction royale pour Tobias. @Dr.

Une nouvelle fonction royale pour Tobias. @Dr.

Après Matt Smith, c’est au tour de Tobias Menzies de se glisser dans la peau du mari d’Elizabeth II. Netflix a dévoilé sur Twitter la première image de l’acteur dans la peau du Prince. A l’instar d’Olivia Colman et Helena Bonham Carter, Tobias rejoint la troisième saison de la série afin que les personnages vieillissent naturellement.

Tobias est surtout connu pour ses interprétations de Lord Edmure Tully dans “Game of Thrones” ou de Brutus dans “Rome“.

Cécile Bois dans un autre registre

L’actrice de “Candice Renoir” joue le combat d’une mère

Cécile Bois quitte la peau de Candice le temps d'un téléfilm. @Reporters.

Cécile Bois quitte la peau de Candice le temps d’un téléfilm. @Reporters.

Le temps d’un téléfilm, diffusé sur La Une en deux épisodes, Cécile Bois incarne une mère bouleversante de courage qui va tout faire pour sauvez sa fille atteinte d’une maladie rare.

« Tu vivras ma fille », ce n’est pas juste un téléfilm…

Non, l’histoire est inspirée de la vie de Karen Aiach, une française de mon âge. C’était une femme comme les autres, qui a 35 ans, se marie et qui fait un enfant. Lors d’un simple contrôle médical, presque anodin, on détecte une anomalie chez sa fille de 6 mois. On se rend compte qu’elle souffre d’une maladie neurodégénérative qui conduit à la mort à moyen terme. Normalement, cette maladie se décèle vers 4 ou 5 ans. Là, où elle aurait pu être abattue, Karen se dit qu’elle a une chance là où d’autres ne l’ont pas eue, « ma fille n’a que 6 mois donc je suis sûre que je peux faire quelque chose ». Le film raconte le combat de cette femme pour lutter contre l’inéluctable et d’aller au-delà des certitudes scientifiques.

De savoir que le scénario est inspiré d’une histoire vraie, a-t-il changé votre approche de jeu ?

D’avoir la référence ce femme dont le parcours m’impressionnait beaucoup, cela donne une responsabilité que l’on n’a pas lorsqu’on interprète librement un personnage de fiction. Cela m’a fragilisée et je me suis posée beaucoup de questions. Je ne savais pas si je devais coller au plus près de ce qu’elle était ou me laisser une marge de jeu. J’ai compris que de me laisser ma liberté d’interprétation me permettrait d’aller sûrement plus loin que de suivre simplement son parcours.

Avez-vous rencontré Karen Aiach, la femme que vous incarner ?

Oui, j’ai eu cette chance. Nous avons un peu échanger par écrit avant le tournage. Elle n’était pas vraiment impliquée dans le projet. Même si elle était très contente que cela se fasse car nous allions parler de la maladie de sa fille, de la maladie de Sanfilippo. Elle était contente que nous rendions public toutes les recherches qu’elle fait. Elle est venue sur le plateau de tournage pour faire un peu de figuration pour que l’on ai son image dans le film. Elle est venue de façon extrêmement discrète déposer son fil dans le tissage du film.

Vous êtes vous-même maman, est-ce compliqué émotionnellement de jouer une maman confrontée à la maladie de sa fille?

Oui, je ne l’aurais pas joué comme cela si je n’avais pas été maman. Il y a beaucoup dans mon interprétation de mon instinct de mère.

Etait-ce agréable de jouer avec un bébé, même si cela implique certaines contraintes de tournage ?

Nous avons tourné avec plusieurs enfants. Nous avons eu des bébés mais aussi des enfants plus jeunes. Ce n’était pas contraignant. Arié Elmaleh a une relation géniale avec les enfants, ils l’aiment beaucoup. Les choses se sont faites naturellement. Moi j’ai aimé prendre à nouveau dans mes bras des bébés! Malgré le sujet, j’ai beaucoup de scènes de combat, de discussions scientifiques, qu’avec les enfants.

Justement, quelle facette du monde scientifique vous a le plus surpris?

Je ne suis pas familiarisée à l’univers scientifique comme l’est Karen. Mais ce qui m’a marqué dans cette histoire, c’est ce monde assez machiste de la science. Quand une femme tente de venir s’y imposer et qu’elle n’est pas scientifique elle-même, c’est très compliqué de se faire entendre et de s’imposer. Et puis les scientifiques, aussi savants soient-ils, sont des personnes qui à force de travailler avec des chiffres en perdre un peu d’âme. Pour certaines d’entre eux mais heureusement pas pour tous, il y a une froideur étonnante face aux cas qu’ils traitent.

Cela vous a-t-il fait du bien de vous éloigner un peu de Candice Renoir ?

Oui, bien sûr. C’est un des arguments qui m’a poussée à faire ce film, de m’éloigner de Candice si bien au niveau de l’univers que de son personnage. Pour trouver du plaisir à Candice Renoir, il faut que j’aille gambader dans d’autres prés. Sinon j’aurais le sentiment d’être enfermée dans un seul et quand l’on se sent enfermé, on n’a plus de plaisir. Il faut que je me sente libre d’aller me promener  dans d’autres prés.

Mélanie Maudran, la nouvelle star de France 2

L’actrice est l’héroïne de la nouvelle série “Un si grand soleil”

Mélanie Maudran incarne Claire. @Reporters.

Mélanie Maudran incarne Claire. @Reporters.

Depuis près de deux ans, France Télévisions travaille sur un nouveau projet d’envergure, une série quotidienne. Fin août, les téléspectateurs pourront enfin découvrir « Un si grand soleil ». Une saga moderne dans laquelle Claire, jouée par Mélanie Maudran, est confrontée à de nombreuses épreuves et vit un quotidien plein de rebondissements. Pour réussir ce nouveau pari télévisé, France 2 n’a pas lésiné sur les moyens. Une cinquantaine d’acteurs sont au casting et évolue dans des décors de 16.000m2 spécialement créés pour le programme. Un rendez-vous dans la même lignée que « Plus belle la vie » ou « Demain nous appartient » qui débute ce 27 août.

Comment résumeriez-vous « Un si grand soleil » ?

Je joue Claire qui revient dans sa ville natale, Montpellier, après 17 ans d’absence suite à un drame. Elle revient avec son fils, qui a 16 ans. Elle a une part de responsabilité dans ce drame donc elle a toujours vécu avec énormément de culpabilité. Son retour va bouleverser beaucoup de monde, à savoir ses parents mais aussi son amour de jeunesse. La plupart d’entre eux la croyait morte car elle était partie sans donner de nouvelle. En plus de cela, lors de son retour, elle souhaite revoir un ami d’enfance. Lorsqu’elle arrive sur le lieu du rendez-vous, cet ami est mort. Dès lors, Claire va être accusée de son meurtre. Son retour à Montpellier n’est pas de tout repos pour elle !

Quel genre de femme est Claire ?

Elle a tous les aspects d’une héroïne. C’est une femme forte, courageuse, déterminée. Ce que j’ai aimé chez elle, c’est qu’elle n’est pas que ça. Quand on gratte un peu, on réalise que c’est une femme qui a été ébranlée par des événements du passé. Elle a beaucoup de fragilité et elle éprouve des difficultés à se laisser aimer. Elle a beaucoup de choses à régler au niveau affectif. Claire est un personnage très empathique, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est devenue infirmière en Afrique.

Jouer la maman d’un adolescent, cela a dû vous changer !

Oui ! C’est la première fois que je joue une maman et pour ma première fois, je me retrouve directement à être la mère d’un ado ! C’est tout nouveau pour moi. C’est un des aspects du personnage qui m’a le plus attiré. Etant moi-même maman, d’enfants qui n’ont pas du tout le même âge et qui sont beaucoup plus petits, je trouvais cela intéressant. Ce ne sont pas les mêmes problèmes à régler, ni le même quotidien. J’ai tout de suite eu de l’affection pour cette femme car elle a élevé cette enfant toute seule. Elever un enfant, ce n’est pas simple et se projeter dans la vie de cette femme qui s’en est occupée seule, en Afrique, cela a attiré mon attention.

Lorsqu’on vous propose un rôle tel que celui-ci, le personnage principal de la nouvelle série de France 2, c’est une proposition qu’en tant qu’actrice on ne peut pas refuser ?

Oui, c’est un peu ce que j’ai ressenti en lisant le scénario. Dans l’ensemble, le projet m’a plu dans sa globalité. Ensuite, on ne vous propose pas tous les quarts d’heure un tel rôle avec un personnage aussi complexe, et un défi comme celui-ci à relever. Dès que je l’ai lu, j’ai su que c’était un rôle que je ne pouvais pas refuser.

Ressentez-vous une certaine pression de porter en partie sur vos épaules ce projet ?

Oui, ne pas être stressée, ce serait même de l’inconscience ! Il faut avoir conscience de sa responsabilité au sein d’un projet comme celui-ci. Claire est omniprésente lors des premiers épisodes. Ensuite, c’est une série chorale où de nombreux personnages s’invitent, mais elle reste au centre. Je suis arrivée sur le tournage avec cette pression sur les épaules. Cela m’a chargée d’adrénaline mais aussi de cette envie de bien faire. Heureusement, c’est ce sentiment-là qui a pris le dessus sinon vous êtes paralysée par le stress.

Les téléspectateurs vont bientôt découvrir la série. Appréhendez-vous la réaction du public ?

Ce n’est pas vraiment du stress que je ressens, j’ai plutôt hâte d’avoir les retours sur quelque chose que nous concoctons depuis des mois. Je suis excitée que les gens découvrent ce programme car c’est pour eux que nous le faisons.

Les décors sont impressionnants, ils font 16.000m2 !

Oui mais à cela vous de rajouter les énormes terrains de jeux que nous avons autour de nous dans la région. C’est exceptionnel car nous avons des paysages très différents. Nous tournons à la Grande-Motte pour tout ce qui est la plage, nous tournons dans les Cévennes, nous avons aussi les montagnes ou encore la ville de Montpellier. Quant aux studios, ils sont majestueux. Ils ont été uniquement construits pour la série.

Est-ce agréable de tourner loin de la folie parisienne ?

Oui, nous sommes dans notre bulle. Le fait de dormir sur place, nous fait vivre en vase clos. Et puis nous sommes à Montpellier, qui est une ville très agréable, donc c’est agréable de passer du temps loin de Paris.

Vous avez été très discrète ces dernières années à la télévision et au cinéma. Était-ce par choix ?

Complètement, c’est un choix de vie. Je ne sais pas trop comment exprimer les choses sans rentrer trop dans l’intime mais au moment où j’ai voulu devenir maman et que je le suis devenue, il était évident pour moi que je voulais vivre pleinement ce moment-là. J’en suis très heureuse. Finalement, les choses arrivent au bon moment car si cette série m’avait été proposée un an plus tôt, j’aurais refusé. Je n’aurais pas pu m’engager dans ce projet car cela demande un engagement total.

Etes-vous amatrice de série télé ?

Je suis complètement dingue de ce genre télévisé. Et lorsque je regarde une série, je regarde tous les épisodes en un coup, ce qui provoque des nuits blanches ! Je viens de dévorer « The handsmaid’s tale », j’ai été accro à la sortie de « This is Us ». Il y en a tellement.

« Un si grand soleil » est-elle lancée pour concurrencer « Plus belle la vie » ou « Demain nous appartient » ?

Je pense qu’il n’y a même pas débat là-dessus car les séries ne seront pas diffusées au même moment. Donc le public sera libre de les regarder. Effectivement, le format de ces séries est le même mais nous ne sommes pas aux mêmes horaires donc il y a de la place pour tout le monde. Nous arrivons avec un autre contenu et une proposition.