Une nouvelle téléréalité a vu le jour en Malaisie.  Il s’agit d’élire celui qui sera le meilleur Imam, au travers d’une émission qui ressemble beaucoup à cette bonne vieille Starac’.  Mais que fait Nikos Aliagas ?

Donner des leçons de morale sous le couvert d'un divertissement, si c'est pas une idée qu'elle est bonne ? D'autant que, si ça tourne mal, ce ne sera pas Raphaëlle Ricci qui aura à porter le chapeau. ©Astro Oasis

« Imam Muda », que l’on pourrait traduire par « A la recherche du nouvel Imam », est une émission de téléréalité malaisienne qui crée le buzz en ce moment.  Il s’agit d’une sorte de Starac’ locale destinée, non pas à trouver la nouvelle idole des jeunes, mais à dénicher un imam tout ce qu’il y a de plus respectable.  Ce dernier étant l’équivalent du pasteur dans la foi musulmane.  Le grand gagnant de l’émission se verra offrir l’équivalent de 5.000 euros, un complément de formation en Arabie Saoudite, un pèlerinage à la Mecque et, surtout, un job d’Imam à Kuala Lumpur.  Pour le reste, l’émission est complètement calquée sur le modèle Star Academy ou Nouvelle Star, avec un grand casting qui rassemble des milliers d’apprentis Imam, une auberge attenante à une mosquée où les heureux élus sont logés et, chaque semaine, des épreuves éliminatoires qui voient le départ de l’un d’entre eux.  Quant à ces épreuves, elles consistent à chanter des chants religieux, prêcher devant un public averti, faire la morale à une jeune fille tombée enceinte hors mariage, voire traquer les avorteurs clandestins.  Bref, vous l’aurez compris, plus que de divertissement, il s’agit ici de propagande.  Et pour cause.  A la différence de la Starac’ telle que nous la connaissons – qui n’a pas accueilli que des lumières, loin s’en faut – les candidats d’Imam Muda sont venus chercher l’illumination.